Plus de cent vitraux multicolores, 60,000 pieds carrés de marbre et 40,000
picds carrés de mosaïque contribuent à la décoration intérieure de la “ba-
silique” de notre Madone canadienne,
qe
Drapeau distinctif
ri
ti
on l'aura — on ne laura pas - on l'aura —
Depuis que le premier ministre a
annoncé à la Légion de Winnipeg son
intention ferme de doter le Canada
d'un drapeau distinctif, s’en est-il fait
des discours et des écrits, pour et con-
te ce projet! En Chambre, on en a
parlé dix fois déjà, et les débats sur ce
projet de loi ont repris en bonne et due
forme mercredi dernier.
Le premier ministre a dit plus d’une
fois qu'il était prêt à risquer la vie
de son cabinet, que la Chambre n’a-
journerait pas avant que le projet soit
résolu en un sens ou l’autre; le chef
de l'opposition veut que la question
soit portée devant le peuple par un
référendum.
Parmi les arguments, plus ou moins
chargés d'émotion, qu’on invoque, no-
tons ceux-ci:
pour un drapeau distinctif
tous les peuples (à peu d’exception
La semaine
Au Canada
Ottawa, — Le débat prolongé sur le
drapeau continue à la Chambre des
communes et le premier ministre Les-
ter Pearson convie les chefs des quatre
partis de l'opposition à rechercher avec
lui un compromis pour briser l’impas-
se qui s'est développée autour du choix
d'un étandard distinctif. Les conserva-
teurs restent sur leurs positions, té-
moignant une opposition irréductible
au projet de drapeau soumis pas le
gouvemement,
* L 2 +
Ottawa, — Le chef du Ralliement
des créditistes, M. Réal Caouette, lais-
se savoir aux Communes que désor-
mais, son parti tentera de bloquer les
projets de loi qui auront pris naïissan-
ce au Sénat, tant que la Chambre hau-
te n'aura pas accordé son assentiment
à loctroi d’une charte pour la banque
de la Colombie-Britannique. Les sé-
nateurs, selon M. Caouette, se recru-
tent principalement chez les vieux po-
liticiens qui ne représentent pas le
peuple.
* * *
Montréal, — Son honneur le juge
Emile Trottier lance un autre mandat
d'arrestation contre Hal Banks, lors-
que le président déchu du Syndicat in-
temational des gens de mer ne se pré-
sente pas tel que convenu devant la
cour, Banks n’a pas été revu depuis
qu'un premier mandat d’arrestation a
été lancé contre lui le mois dernier.
Il était tenu de se présenter lundi sous
accusation de conspiration pour inci-
ter des marins à abandonner leur na-
vire, Il a forfait sa caution de $1,000
qui fut automatiquement confisquée.
L J + + .
Ottawa. — Le gouvernement relà-
che légèrement les restrictions pesant
sur l'immigration au Canada. Désor-
mais, les hommes fiancés à des rési-
dantes seront admis juridiquement au
même titre que le sont les fiancées de
Canadiens; le ministère de l'immigra-
tion sévira plus durement désormais
contre Jes violations à la loi de l'im-
Migration et la période d’amnistie du-
tant laquelle lés Chinois entrés illéga-
lement au Canada ont pu rectifier leur
Statut sans crainte de représailles ne
se prolongera pas au-delà du ler sep-
tembre,
#* + «+
Toronto. —— Le premier ministre de
l'Ontario, M. Robarts, annonce que
son gouvernement mènera une enquête
ans un rapport soumis’par la Commis-
sion des pratiques commerciales res-
trictives. Ce rapport accuse treize Con-
tracteurs d’avoir coopéré dans la dépo-
Sition de soumission pour le pavage
de routes dans le Sud-centre de la pro-
vince afin d'éliminer la concurrence
d ainsi établir un véritable monopo-
à :
(Suite à la page 8).
près) ont leur drapeau et léur hymne,
c’est même le premier geste que po-
sent les colonies qui deviennent auto-
nomes. on est fatigué de donner l’im-
pression aux autres qu’on est encore
une colonie de Ja Couronne. un dra-
peau distinctif dirait au monde qu’on
est un état souverain et adulte. les
trois feuilles d'érable du projet Pear-
son indiqueraient les trois catégories
de la population canadienne (l’élément
britannique, l'élément français, les néo-
canadiens);
contre un drapeau distinctif
c’est sous les couleurs britariniques
que nos concitoyens ont combattu du-
rant les deux guerres mondiales. c’est
grâce à notre allégeance britannique si
nous n'avons pas été englobés par les
Etats-Unis. la majorité des Canadiens
sont de sang, de culture, en tout cas
de langue anglaise présentement. ïl
y à assez de division présentement au
pays, sans attiser le feu par une nou-
velle source de disputes en somme,
le gouvernement Pearson veut apaiser
le Québec et le garder de son côté,
au mépris de la vaste majorité de Ca-
nadiens qui ne veulent pas d’un dra-
peau distinctif (d’après les gallup
polls)...
On peut tout résumer ces prises de
position comme ceci: “Les conserva-
teurs veulent nous imposer le Red En-
sign. Les libéraux veulent un dra-
peau distinctif pour plier devant les
désirs du Québec”.
Plus de place pour
le capitalisme égoïste
Rome. — La doctrine sociale de l'E-
glise peut-elle susciter des difficultés
en matière économique? Il est facile
de répondre à cette question, a dit en
substance Paul VI en recevant en au-
dience les dirigeants de la Chambre
de Commerce de Pistoie.
Si par difficultés, on entend abnéga-
tion et esprit de sacrifice, a poursuivi
le Pape, alors celles-ci ne manquent
certainement pas. Car cette doctrine
sociale exige des réformes dans les-
quelles la considération du bien total
de l'homme prévaut sur le facteur éco-
nomique. Toutefois, il faut toujours
garder à l'esprit que l'Eglise comprend
au plus haut point tout ce qui est né-
cessaire pour aller de l'avant avec sa-
gesse et, s’il le faut, granduellement.
Faisant allusion aux difficultés éco-
nomiques actuelles, le Saint-Père a dit
qu'il faut s'efforcer de soutenir la si-
tuation pour parvenir à une améliora-
tion chez les secteurs en crise et sur-
tout pour éviter le douloureux phéno-
mène du chômage.
Paul VI a affirmé enfin qu’il n’exis-
te plus de place aujourd'hui pour le
capitalisme égoïste et qui est com-
considéré comme une fin en soi. Tous
ceux qui parlent actuellement de ca-
pitalisme dans les termes avec lesquels
on le définissait au siècle dernier, mon-
trent qu'ils sont en retard sur la réa-
lité de leur temps.
La S
rvivance
Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie
- (A.C.F.A. — F.C.F.C.)
GC”
VOLUME XXXHF
Nominations
Diocèse
de Saint-Paul
M. l'abbé Charles-Henri Bérubé, Di-
recteur du Petit Séminaire; il était
curé de St-Edouard (1955.60) et mis-
Sionnaire à Asumcion, Paraguay, A-
mérique du Sud pour ces 2 derniè-
res années.
M. l'abbé Fernando Bourassa; Assis-
tant-directeur au Petit Séminaire et
professeur à l’école Racette.
M. l'abbé Rolland Bissonnette, direc-
teur spirituel au Petit Séminaire: il
demeure Aumônier diocésain de l’Ac-
tion catholique,
M. l'abbé Joseph Kochan, curé à Vilna
et desservant de Flat Lake.
RP. Edmund P. Gagajek, s.c.e., curé à
Radway; il a été missionnaire pen-
dant 5 ans en Australie: il est mem-
bre de la Société du Christ pour les
Emigrants.
M. l'abbé Robert Poulin, tout en de-
meurant en charge de Grand Centre,
desservira Ardmore.
R.P. Gérard Fortier, o.m.i., missionnai-
re à Goodfish Lake, en remplace-
ment du R.P. G. Gauthier, o.mii.
M. l'abbé Henri Bois, desservant d’Elk
Point et Primrose, tout en demeurant
Secrétaire de Mgr l'Evêque. Depuis
3 ans il desservait Flat Lake et Ard-
more.
M. Fabbé Ronaldo Benoît, vicaire-coo-
pérateur à Westlock; il-était jusqu’à
présent vicaire à St-Paul.
Ce qui change
à Chypre
Avant Noël dernier, juste avant le
commancement de la guerre civile, on
ne voyait pratiquement pas de femmes
dans les rues après six heures du soir
et jamais, chez les Turcs aussi bien
que chez les Grecs, une fille en com-
pagnie d’un garçon. Dans la rue les
garçons portaient, à l'anglaise, la cas-
quette de leur collège et les filles la
blouse d’uniforme. En trois mois tout
cela a changé. Plus de casquettes, plus
de blouses, on voit des jeunes tard
dans les rues et des filles au bras des
garçons. Bref, à la faveur de la guerre,
la jeunesse de Chypre est en train de
faire la révolution.
ParisMatch, 9 mai 64, p. 7)
Jeunes filles
partent en mission
“Celui-lé a donné sa vie pour nous.
Nous aussi, nous devons donner notre
vie pour nos frères”.
Y at-il encore des chrétiens qui pren-
nent cette parole au sérieux? Oui,
heureusement il y en a. Les paroissiens
de St-Thomas d'Aquin en ont été té-
moins, samedi dernier, lors d’une célé-
bration en l'honneur du départ de
deux jeunes missionnaires laïques. Ma-
rie Germain, de Chauvin, et Mary Le-
clair, de Castor, toutes deux gardes-
malades graduées de Fhôpital de la
Miséricorde, partaient le soir même
pour l'île de Dominica, près de Cuba
où elles se donneront pour un an au
soin des malades.
La paroisse a célébré leur départ par
une célébration de la Parole sur le
thème: “Comme je vous ai aimés...”
suivie de la bénédiction du Saint Sa-
crement.
L'abbé Laisnez, directeur diocésain
des vocations, présidait. L'abbé Pré-
fontaine était lecteur, Etaient aussi pré-
sents, l’abbé Hébert, curé de la paroïs-
se, et l'abbé Théroux, aumônier de
l'hôpital Général. Ces deux derniers
ont été, dans le passé, curé de Chau-
vin, paroisse natale d’une des mission-
naires.
Le geste de charité de ces deux jeu-
nes filles reste pour nous un rappel
que si nous voulons observer le com-
mandement du Seigneur: “Aimez-vous
les uns les autres comme je vous ai
aimés” nous devons nous préoccuper
de nos frères qui sont dans le besoin.
EDMONTON, ALBERTA
MERCREDI LE 19 AOÛT 1964
No 39
Le mur de Berlin a trois ans
#5,
Berlin, — La “cloche de la liberté
du beffroi de l'hôtel de ville de Berlin
ouest a sonné, jeudi soir, “heure de
silence”, commémorant Je troisième
anniversaire de la construction du
“mur”. J était 19 heures GMT.
Pour une heure entière, Berlin-Ouest
en deuil faisait le silence afin de se
recueillir et d’honorer la mémoire des
victimes que Île “mur” a faites depuis
trois ans. Par cette impressionnante
manifestation, les Berlinois entendaient
également dénoncer le caractère inhu-
main de cette division imposée au peu-
En l'honneur
de Frank Oliver
Lundi dernier, deux plaques à la
mémoire de M. Frank Oliver, fonda-
teur et éditeur de l'““Edmonton Bul-
letin” et premier député de J’Alberta
à la Chambre des communes, ont été
dévoilées par le ministre des Ressour-
ces, l’hon. Arthur Laing, et par le
maire d'Edmonton, William Havwrelak.
Cette cérémonie eut lieu dans le pare
commémoratif Frank Oliver, à Edmon-
ton.
“C'est un grand honneur pour moi
de rendre hommage à la mémoire d’un
Canadien ‘très éminent”, déclara M.
Laing. “Véritable pionnier, M. Frank
Oliver a contribué largement à met-
tre l'Ouest canadien en valeur, tant à
titre de simple citoyen que comme re-
présentant élu par le peuple”.
M. Oliver a fondé Y“Edmonton Bul-
letin” en 1880 et il fut l'éditeur de ce
journal jusqu’en 1993. IL fut le pre-
mier député d’Alberta élu à la Cham-
bre des communes et, par la suite, il
a représenté la ville d'Edmonton. De
1905 à 19IIL, il fut ministre de l’In-
térieur. Durant ces années, il a élabo-
ré une nouvelle ligne de conduite en
matière d'immigration, qui a permis
d'accélérer grandement la colonisad
tion dans les régions dont la popula-
tion était clairsemée,
Avant d’être élu au parlement fédé-
ral, M. Olivier était membre du Con-
seil des Territoires du Nord-Ouest et,
plus tard, membre de l’Assemblée lé-
gislative des Territoires du Nord-Ouest,
agissant comme membre de ces deux
organismes de 1883 à 1896. L’Assem-
glée législative des-Territoires du Nord-
Ouest était le corps administratif des
Territoires lorsque ces derniers com-
prenaient les Territoires actuels du
Nord-Ouest et une grande partie des
provinces actuelles de Québec, d’On-
tario, du Manitoba, de la Saskatche-
wan et de l'Alberta.
M. Oliver est né en 1853 dans le
comté de Peel, en Ontario. Il est mort
à Ottawa le 31 mars 1938.
M. Laurier Picard vient d’être nommé
principal de la Haute Ecole St, Mary's
d'Edmonton-sud. En plus de sa com-
pétence professionnelle, M. Picard s’est
intéressé, avec beaucoup de succès, à
l'art dramatique à Edmonton. — Nos
plus sincères félicitations à M. Picard.
ple allemand.
D'habitude grouillantes de monde,
à lheure où s'ouvrent théâtres et ciné-
mas, les rues de Berlin-Ouest étaient
devenues désertes. Au signal de la “clo-
che de la liberté”, les voitures s'étaient
rangées le long des trottoirs, les taxis,
les autobus et les tramways avaient
stoppé. Le traffic aérien avait cessé.
Des milliers de fidèles s'étaient ras-
semblés dans les temples et les églises
pour assister aux services religieux cé-
lébrés pour la réunification de Berlin
et de l'Allemagne.
Au picd des stèles érigées à la mé-
moire des fugitifs abattus par la police
populaire de Berlin-Est, des hommes
montaient une garde silencieuse au
milieu d’un amoncellement de fleurs
ct de couronnes, déposées là par les
plus anonymes citoyens,
À 20 heures GMT Ja “cloche de Ja
liberté” sonnait à nouveau pour an-
noncer a fin de la manifestation du
silence.
Berlin-Ouest et ses deux millions
d'habitants reprenaient leur vie nor-
male.
Les représentants
des Caisses populaires bilingues décident
de former une Fédération provinciale
M. Arthur St-Pierre, d'Edmonton,
est élu président de cette Fédération
L'ACFA s'intéresse, depuis long-
temps, au développement économique
des nôtres, et elle l’a prouvé de diffé-
rentes façons, Entre autres, en inscri-
vant au programme de ses deux der-
niers congrès, l'étude du rôle de l'é-
conomie dans la vie nationale d'un
groupe minoritaire, et aussi, l'étude du
développement des Caisses populaires
par des spécialistes en la matière.
Au cours du mois d'août 1963,
VACFA reccvait la visite de M. Lan-
glois, officier de l’Assurance-Vie Des-
jardins, de Lévis. Ce dernier partici-
pait à une journée d'étude avec les
principaux administrateurs des Caisses
populaires de la province de l'Alberta.
A l'issue de cette réunion, un comité
était formé et sa tâche consistait à
promouvoir le développement des Cais-
ses populaires.
Les quelques réunions de ce comi-
té eurent pour résultat, le lancement
d’un travail d'enquête, en collaboration
avec la “Credit Union League of Al-
berta”.
Ce travail retint l'attention des con-
gressistes de 1964, sur l'importance
de promouvoir l'éducation et la néces-
sité qu'un groupe de responsables du
mouvement s'attèle à la besogne.
Le Comité provisoire, par la suite,
fit place à une commission, dont Ja
tâche consistait à explorer davantage
la responsabilité d’unir les efforts pour
la promotion du mouvement coopéra-
tif de l’épargne dans la province.
Les responsables de cette commis-
sion, conscients de leur devoir, con-
voquèrent tous les représentants des
Caisses populaires bilingues de FYAl-
berta, à une réunion spéciale au Collè-
ge St-Jean, à Edmonton, samedi le 15
août dernier.
Les dix-huit délégués, présents à
cette réunion, représentaient les Cais-
ses populaires suivantes: St-Paul, Bon-
nyville, St-Joachim, Ste-Famille de
Calgary, Legal, Lafond, Beaumont et
Guy. La Caisse d'établissement de St-
Paul était également représentée.
M. Germain Desaulnier, gérant de
la Caisse populaire St-Louis de Bon-
nyville, agissait comme président de
la réunion. M. Fernando Girard, de
St-Edouard, comme secrétaire, tandis
que Je R.P. Jean Patoine, o.mi., agis-
sait comme aviseur moral.
Me Lucien Maynard, président gé-
néral de l'ACFA, vint saluer les délé-
gués, et manifesta son regret de ne
pouvoir assister à ces assises.
DÉCISIONS
Les délégués, à l'unanimité, décident
que le travail doit se poursuivre, en
vue de fonder une Fédération des Cais-
ses populaires bilingues de l'Alberta,
non pas dans le but de faire une du-
plication du travail que la “Credit U-
nion League of Alberta” accomplit dé-
jà, mais plutôt pour appuyer davantage
sur l’intensification du travail d’édu-
————
mardi, démission de Mgr MacDonald comme
archevêque ;
vendredi, inauguration du Glenrose Provincial
General Hospital pour handicappés et con-
valescents ;
samedi, fondation de la Fédération des Caisses
populaires bilingues de l’Alberta ;
ml
: L'église paroissiale du. Lac-la-Bic
la semaine à Edmonton
monton ;
Elle vous invite
à fêter ses 50 ans!
son cinquantième anniversaire, dimanche le 30
‘août prochain. M. l'abbé Louis Viel, curé, a
organisé des fêtes spéciales qui débuteront par
une Messe en plein air à 4h. de l'après-midi.
he marquera
dimanche-lundi, Jasper Place s’incorpore à Ed-
lundi, dévoilement de deux plaques en l’hon-
neur de Frank Oliver, premier député de
l'Alberta à Ottawa;
mardi, des rafales font quelque dommage.
cation et accélérer le travail dans tous
les milieux possibles.
Cette Fédération aurait sa complète
autonomie tout en travaillant étroite-
ment avec la Credit Union League et
l'ACFA.
NOMINATION
L'assemblée appointa un comité de
nomination, qui recommanda l'élection
d'un seul représentant par région, afin
de respecter davantage l’autonomie de
ces dernières en leur laissant le soin
d'en désigner un deuxième, lorsque le
travail d'organisation sera plus éla-
boré.
M. Jean-Joseph Lajoie, de LaCorey,
fut désigné représentant des régions de
St-Paul et de Bonnyville; M. Joseph
Doucet, de Girouxville, pour la ré-
gion de Rivière-la-Paix; M. Arthur St-
Pierre, d'Edmonton, pour la ville d’Ed-
monton et des environs; et M. Anto-
nin Schmidt, de Calgary, pour la ré-
gion de Calgary.
M. Gérard Diamond, président de
la Société de Prêts aux Etudiants, ex-
posa le travail accompli par cette so-
ciété et souligna un point très impor-
tant à l'hommage de jeunes, en disant
qu'ici comme ailleurs où on accomplit
le même travail, le pourcentage de
pertes est très minime.
M. Diamond nous communiqua son
enthousiasme et expliqua comment un
travail de collaboration serait possible
avec les Caisses populaires. La Socié-
té a un bon système d’enquête et de
sélection et c'est à l'avantage d’une
Caisse populaire de pouvoir bénéficier
de cette expérience, tout en contribu-
ant à fournir les argents,
Tous les membres sont unanimes à
reconnaître que le champ d'action est
vaste et souhaitent aux nouveaux élus,
les meilleurs voeux de succès, dans
Paccomplissement de leur nouvelle tà-
che.
Immédiatement après cette assem-
blée, les membres de l'Exécutif se réu-
nirent et ils élirent M. Arthur St-
Pierre président de la Fédération, M.
Jean-Joseph Lajoie, vice-président, le
P. Patoine, secrétaire-trésorier, et MM.
Schmidt et Joseph Doucet comme con-
seillers. Après cette élection des offi-
ciers ils déterminèrent le travail qu'ils
auraient à faire durant les semaines qui
suivront: ils donneront suite aux déci-
sions prises au cours de cette journée
’étude; ils détermineront définitive-
ment les buts de cette fédération; ils
prépareront un projet de constitution
qui devra être disenté et approuvé par
l'assemblée générale à une date posté-
rieure; ils demanderont aux différentes
Caisses membres de se mettre en com-
munication avec leur représentant gé-
gional et de nous faire connaître leurs
réactions à la suite de la fondation de
notre Fédération; ils ont confié à M.
Schmidt et à M. Giroux, de Calgary,
le soin de rencontrer M. Ed. Ouellet
et lui faire part des principales discus-
sions qui se sont tenues au cours de la
journée; ils prépareront un projet de
budget; et ils ont fixé la prochaine as-
semblée de l'Exécutif au 26 septembre
prochain.
Tout laisse prévoir que cette Fédé-
ration des Caisses populaires bilingues
de l'Alberta saura remplir la tâche que
les représentants de ces mêmes Caïs-
ses lui ont confiée en cette journée du
15 août dernier.
Chambre des Communes,
débats du 11 août 1964
Ontario- Québec
Un courriériste parlementaire de
Radio-Canada eut une parole qui me
mit la puce à l'oreille, je voulus véri-
fier ses dires en feuilletant Je hansard,
et voici ce que j'ai trouvé.
M. Cowan (York-Humber, Toronto).
L'Ontarien cxerce beaucoup d’empire
sur lui-même et a deux enfants. Le Qué-
bécois, parce qu'il aime les enfants,
peut en avoir un plus grand nombre,
et il ne paiera pas d'impôt sur le re-
venu. Si ces gens veulent avoir une
famille nombreuse, c’est leur affaire.
M. Chapdelaine. L’honorable dépu-
té vient d’insinuer que si les familles
sont moins nombreuses dans l'Ontario
que dans Je Québec, c’est à cause de
la continence que l'on pratique dans
la province d'Ontario. Je voudrais lui
faire remarquer qu'il n’y a pas que la
continence, mais bien d’autres moyens
pour en arriver à ce résultat.
L'hon. M. Sauvé. J'estimc qu'il faut
rectifier quelques-unes des choses que
l'honorable député d’York-Humber a
dites... Je voudrais signaler qu’il y a
plus de jeunes enfants en Ontario
que dans le Québec: (chiffres de 1961)
le Québec a 789,000 enfants de moins
de six ans, l'Ontario en a 874,000; pour
les enfants de 6 à 14 ans, Québec en
a 1,032,000, l'Ontario a 1,111,000.
L'honorablé député a parlé de la
natalité... De 1945 à 1961, la natalité
a passé de 28.4 par mille habitants à
26.1 au Québec, et de 19.9 à 25.8 en
Ontario. Ces chiffres révèlent qu'il y a
eu une importante augmentation en
Ontario et une diminution sensible
dans le Québec.
Le député a dit ensuite que nous
versons des allocations familiales à plus
de personnes au Québec qu'en Onta-
rio. (Voici les faits): le Québec a obte-
nu 1,976,667 paiements, tandis que
l'Ontario en a reçu 2,133,116.
Le député a aussi oublié de consul-
ter les données statistiques relatives à
la sécurité de Ja vieillesse: le nombre
de bénéficiaires en mars était de 196,-
827 au Québec, ct de 335,339 en Cn-
tario. Les pensions versées au cours
de l’année financière ont atteint $131.-
711,372 au Québec et $226,065,413 en
Ontario...
Edmonton dotée
d'un hôpital
nouveau genre
C’est vendredi dernier que s'ouvrait
officiellement le Glenrose Provincial
General Hospital d’'Edmonton, dans les
locaux de l’ancien hôpital Royal A-
lexandra. |
Ce ne sera pas un hôpital comme
les autres, mais un hôpital pour con-
valescents, avec une section pour les
enfants handicappés. Le but de décon-
gestionner les autres hôpitaux qui, bien
souvent, doivent garder des patients
pendant de longues semaines, allon-
geant ainsi la liste de ceux qui atten-
dent leur tour pour être hospitalisés.
Avec des spécialistes dans les diffé-
rents genres de thérapie, le nouvel hô-
pital aura plus de facilité pour suivre
de près les accidentés qui doivent ré-
apprendre à se servir de leurs mem-
bres, par exemple. Il semble donc
que beaucoup de patients des autres
hôpitaux, soit après une opération, soit
après une grave maladie, seront trans-
férés à Thôpital Glenrose pour leur
convalescence, permettant aux autres
hôpitaux d'accueillir peut-être 1,000
patients de plus chaque mois.
’école-hôpital pour enfants handi-
cappés est une nouveauté dans l'Ouest
canadien. Les enfants y seront traités
selon leur besoin et leurs aptitudes in-
dividuelles.
En bref
L'ACFA a note
pour vous
L'Association Canadienne-française
de l'Alberta présente ses sympathies et
ponfondes condoléances à M. Eugène
Trottier, propagandiste de YACFA, à
l'occasion du décès de son père, M.
Eugène Trottier, décédé, samedi der-
nier le 15 août, à St-Denis d’Anjou,
Mayenne, France.
+ + +
L'ACFA présente pareillement ses
condoléances à M. François Baillar-
geon, président du cercle local de
FACFA d'Edmonton, qui vient de
perdre son père.
LA
+ +
M. Eugène Trottier, notre propagan-
diste, se dit très heureux de sa tour-
née dans la région de Plamondon, At-
more et Gourin.
Depuis le début de l’été, bon nombre
de nos compatriotes de la province de
Québec nous ont rendu visite et se
sont montrés très intéressés aux mani-
festations de vie française en Alberta.
Il y a entre autres les voyageurs de
la Liaison Française qui ont séjourné
à Edmonton les 9, 10 et 11 août et
que MM. Alphonse Sylvestre et Eu-
gène Trottier ont accompagnés dans ...
leur tournée à ‘travers la ville, Il y
-eut également deux groupes de jeu-
-nes, l’un organisé par le Conseil des
Chrétiens et des Juifs et auquel le ju-
‘ge Déchène a adressé la parole à l’oc-
casion d’un dîner offert par la ville;
l'autre groupe organisé par le Conseil.
Canadien du Centenaire et dont le
directeur du voyage était M. Albert
. Potvin. MM. Déchène et Trottier et le
secrétaire de l'ACFA sont allés les sa-
luer à Ja gare. ;
(Suite à la page 8)
Page 2
CÉECEELCELCCECEEECE ETTOR DETENTE]
(suite de la semaine dernière)
6
Confortablement installé sur l’herbe,
à l'ombre d’un saule, Panada trempait,
dans l’eau transparente d’une étroite
rivière, une ligne de sa fabrication.
D'une main, il soutenait la gaule, de
Jautre il tenait un sandwich.
Le jeune homme allongé à ses côtés
eut une petite grimace malicicuse:
—Tu n'as pas honte de te faire nour-
rir ainsi?
—Ne m'en parle pas, c’est du mé-
rite que j'ai, oui! Je me demande ce
que cette saprée gamine peut bien four-
rer entre ses tartines.
Il y eut un nouveau silence, le bou-
chon se dandinait dans un rond de so-
Jleil. Tous les hôtes des eaux restaient
au frais au fond de leurs humides de-
meures.
—C'est charmant ici, centinua enfin
Je jeune homme qui n'était uute que
Charles Augillet, charmant et répo-
sant. Mais je me demande si j'ai bien
fait d'abandonner ce magnifique repor-
tage qui m'eût lancé définitivement
dans Ja carrière pour le seul plaisir de
venir contempler ton bouchon.
—J'avais besoin de toi. et pour au-
tre chose que la pêche à la ligne,
—Oui, oui, tu es de bonne foi, mon
vieux Panada., Maïs je crains que tu
naics été repris d’une très ancienne
maladie.
—Un vieux mendigot comme moi
peut parler de son flair sans être ridi-
cule, Or mon flair ne me trompe pas...
il y à anguille sous roche.
Un trait d'argent fila entre deux
eaux. Charles rit. Mais c'était seule-
ment un goujou et probablement n’ai-
mait-il pas les vers. Il ne jeta même
pas un froid coup d'oeil sur celui que
Panade avait artistiquement embroché.
_Résumons-nous, dit Charles. Par
une belle nuit de printemps...
—La nuit du 10 mai.
—.tu pénètres, légèrement ivre,
dans une arrière-cour; là, par la porte
ouverte d’un logement du rez-de-chaus-
sée, tu vois deux choses: un homme
assassiné et un garçon blond. Puis plus
rien.
—Pardon… j'ai dû entrer, et le gars
a filé par le couloir intérieur en m'’en-
tendant, car je me revois très bien con-
templant la blessure, ou l'arme plus
exactement, car je ne l'ai pas retirée:
un poignard de tranchée, à lame trian-
gulaire.
-—E£t après?
—je ne m'en souvient plus.
—Je ne te le fais pas dire. Deux
jours plus tard, sorti des brumes, tu
retournes à l'endroit en question, La
cour y est toujours et les portes qui
tournent autour, mais le cadavre a
filé. C'est alors que ta chance habi-
tuelle te sourit — Ja tienne, pas Ja
mienne. Tu vois le mystérieux jeune
homme se silhouetter devant la porte
cochère. Il revient sur les lieux du cri-
me. Il aperçoit, il redisparaît, mais
cette fois tu n’as pas bu. Quand son
auto démarre, tu relèves le numéro;
par un vieil ami qui travaille à la pré-
fecture, tu obtiens l'adresse de “la
Bergerie” et après une journée d’auto-
stop tu te retrouves ici, en Norman-
die.
—Avoue que c’est un endroit joli.
—Lèà-dessus, tu te fais abreuver et
nourrir par une innocente enfant dont
tu es la bonne action quotidienne et,
entre les repas, tu pêches à la ligne
tandis que sur ton ordre je prospecte
les bas-fonds de Paris, risquant d’y
laïsser mon honneur et ma santé.
—En tout cas, tu n’y as pas laissé
ton esprit de rouspétance. N'oublie pas
qu’au temps où tu préparais ton bac-
calauréat et où je veillais sur toi, selon
Je désir de ton pauvre père, tu ne ces-
sais de me tarabuster pour que je te
parle de crimes plus ou moins effroya-
bles.
—J'ai vieilli, que veux-tu! Et puis
ce crime-ci n’est pas effroyable, il est
tout juste imaginaire,
—{Ça val Raconte-moi ce que tu as
fait.
—Je te l'ai déjà dit: interview de la
concierge, coup d'oeil investigateur à
l'appartement du meurtre.
—Comment sais-tu que c'était celui-
Jà? Ces chambres sont toutes pareilles.
—Oui, mais celle-là avait quelque
chose d’étrange et de particulier: elle
s'est retrouvée librel A Paris, un fait
aussi exceptionnel veut dire quelque
chose.
Et Charles raconta en détail à son
vieil ami la visite qu'il avait faite à
Pimmeuble de limpasse. Il paraissait
évident que la pièce tragique était
celle que la nièce de la concierge dé-
sinfectait si soigneusement à l’eau de
Javel. Le jeune homme avait pu sa-
voir que les autres pièces étaient habi-
tées par des familles, parfois nombreu-
ses, malgré l’exiguité du logis. Il y a-
LA SURVIVANCE
u A A NE LL
L'enquête mène à l'impasse
DE HATI SKOL
vait peu de chance pour que Panade
ait pu pénétrer ailleurs que dans le
logis vide de Niko puisque celui-ci é-
tait déjà parti,
Charles Augillet avait appris le nom
exact de ce dernier: Nicolas Verney.
Il s'agissait d’un homme âgé ct de pe-
tite santé, qui paraissait sans occupa-
tion régulière mais était convenable et
voli. Grâce à d’anciens amis de Pana-
de, Charles avait trouvé la trace de son
passage dans un ou deux hôpitaux; mais
depuis le 10 mai, nul n'avait rien su
de lui,
Il était évident que Mario de Kaen
allait parfois le voir. S'agissait-il de
visites de charité? Niko n’était pas tout
à fait un miséreux, son logement était
tenu approximativement propre par la
concierge, D'autre part, Mario ne se
rendait à Paris que par occasion et ne
faisait partie d’aucune “conférence”.
—C'est sans doute Niko l'assassin,
décréta Charles.
—Peut-être. Mais cet homme faible
et malade a-t-il pu tuer?
—Oh! il suffit d’un petit effort. Si
ce n’est pas lui, c’est le garçon. A
moins qu’ils ne soient complices. Je les
vois très bien emportant le mort, lun
par la tête, l'autre par les pieds.
—Ne plaisante pas, mon petit, c'est
grave. La disparition du cadavre est
un point troublant, Mais nous avons à
nous occuper de questions plus urgen-
tes, Si Mario n'est pas coupable, il
peut être en danger.
Charles resta un peu saisi.
—Est-ce pour cela que tu las suivi
ici? demanda-t-il.
—Le noeud de l'affaire est au chà-
teau, j'en suis sûr. Je t’avoue que pour
moi, tout cela c’est le pot au noir; mais
il faut prévenir un troisième assassi-
nat.
Le jeune homme tressaillit,
—UÜn troisième? Crois-tu
Niko a aussi été assassiné?
—J'ignore tout de Niko. Mais re-
garde.
que ce
Et Panada sortit de sa poche une
pleine poignée d’objets divers, depuis
une pièce de deux sous d-monétisée
jusqu’à un tire-bouchon mécanique.
Au milieu de cet amas brillait un très
mince fil d’acier.
—Où l’as-tu trouvé? demanda poli-
ment Charles qui ne prenait aucun
intérêt à ce menu morceau de métal.
—Au pied d’un arbre, répondit pen-
sivement le vieux pauvre. On avait
dù en entourer le tronc et, au moment
de l'enlever, couper très vite. Une ro-
gnure a chu dans la mousse.
-—Et tu l'as vue? Tu as oeil, sais-tu.
—Je cherchais quelque chose. Cela
me paraissait si extraordinaire, ce
champion de course qui se tue sur une
petite route de campagne, bêtement,
modestement.
Charles pâlit un peu. .
—Veux-tu dire qu'il y avait. ça en
travers de la route?
—Oui, un long et mince fil, résis-
tant... guère plus visible qu’un fil de la
vierge.
(à suivre)
Du bétail pour l'URSS
Calgary. — Vingt wagons à bestiaux
du Canadien Pacifique, remplis de bé-
tes à cornes de race Hereford vendues
à la Russie, partiront de Calgary, le 20
août, à destination de Montréal, pre-
mière étape d’un grand voyage de plu-
sieurs milliers de milles. Ce troupeau
de 590 têtes sera le plus considérable
que les éleveurs de l'Alberta aient ja-
mais vendu à la Russie.
En plus de 20 wagons de bovins
Hereford, le train comprendra un wa-
gon de pores de race Lacombe venant
d'Edmonton et destinés également à Ja
Russie.
Le prix Nobel
au pasteur King?
Oslo. — Deux journaux d’Oslo ont
demandé que le prix Nobel de la paix
soit décerné cette année au pasteur
Martin Luther King, dirigeant bien
connu du mouvement intégrationniste
aux Etats-Unis.
_ Le périodique “Vaar Kirke” (notre
Eglise) écrit “qu’il serait difficile, dans
la situation actuelle, de trouver un
candidat plus méritant”.
‘Quant a “Arbeuderbladed”, organe
du gouvernement travailliste, il esti-
me que remettre cette distinction au
défenseur des droits civiques, équivau-
drait à “donner une poignée de main
à toutes les forces libérales de la dé-
mocratie américaine”,
Hebdomadaire publié tous les mercredis à
10010 - 109ème rue, Edm a
Tél.: Direction: GA 2-0388; Imprimerie: GA 2-4702
Journal indépendant en politique et
entièrement consacré à la cause religieuse et nationale.
Directeur: R.P. Jean Patoine, omi. ‘À:
Rédacteur: RP. Clément Tourigny, o.m.i.
PRIX DE L’ABONNEMENT
onton, Alb
erta.
$3.50 par an ou $2.00 pour 6 mois:
Etats-Unis et Europe: $4.50 par an.
Organe officiel des Associations françaises
berta et de Colombie, -
Autorisé comme envoie postal de la deuxième classe,
Ministère des Postes, Ottawa, avec paiement comptant,
MERCREDI LE 19 AOÛT 1964
__ LA SURVIVANCE
L'Eglise n’est pas contre le sport:
elle recommande d’en faire un bon usage
Par l'abbé Paul Mauger
(suite de la semaine dernière)
LA PENSEE CONTEMPORAINE
DE L'EGLISE:
“Si aimer le corps est user de lui
avec frénésie, en tâchant de forcer
tous ses désirs dans l’esprit d’un sur-
croît de jouissance, alors il faut re-
connaître que le chrétien n’a pas pour
le corps un très grand amour”.
“Resterait à savoir si aimer le corps
ainsi n’est pas exactement le mépri-
ser...”
“On pourrait s'étendre sur la splen-
deur naturelle du corps. Il est un chef-
d'oeuvre de Dieu. Seul un regard jan-
séniste, jauni par la bile, peut refuser
de l'admirer, Son étude attentive est
l'une des plus capables de mener à la
prière d’adoration, tant éclate en lui
li Sagesse et la Puissance, Mépriser le
corps serait outrager Dieu; l'aimer est
reconnaitre June des suprêmes réus-
sites de Ja création”.
“Par respect de l'oeuvre divine, le
chrétien attache un grand prix à son
être corporel. Il se sent tenu d’en pré-
server J’intégrité. I] veut l’épanouir.
Hygiène et culture physique ne lui
semblent pas des raffinements de pa-
jen”.
L'Eglise, dans la personne des der:
niers Papes, en particulier, à précisé
sa pensée, Il est évident que si le sport
ne contribue pas à l’accomplissement
de l'homme, de tout l’homme, ou s'il
n'est que lexaltation du muscle, un
fabricant d’Aconis et de Vénus, non
seulement il ne respecte pas l’homme,
“créé à limage et ressemblance de
Dieu”, mais il le défigure et l’abîme.
D'ailleurs, plutôt qu’une longue dis-
sertation, écoutons parler Pie XII
dans son allocution du 8 novembre
1952 aux Délégués du Congrès Scien-
tifique du Sport et de l'Education Phy-
sique.
LES QUATRE DEGRES
DU SPORT:
“Tout ce qui sert à atteindre une
fin déterminée doit prendre sa règle
et sa mesure de cette fin elle-même.”
“Le sport a comme fin prochaine,
d’éduquer, de développer et de forti-
fier le corps du point de vue statique
et dynamique; comme fin plus éloi-
gnée, l’utilisation par l'âme, du corps
ainsi préparé pour le développement
de la vie intérieure ou extérieure de
la personne; comme fin plus profonde
encore, de contribuer à sa perfection;
en dernier lieu, comme une fin suprè-
me de l'homme en général, commune
à toute forme d'activité humaine, rap-
procher l'homme de Dieu”.
“Ainsi établies les finalités du sport,
il s'ensuit qu’on doit approuver en
lui tout ce qui sert à atteindre les dif-
férents buts indiqués, chacun à la
place qui lui revient; il faut par con-
tre repousser tout ce qui ne conduit
pas à ces buts ou s'en écarte, ou sort
#59
de ‘ordre qui leur est assigné”.
LES TROIS FACTEURS
DE L'ACTIVITE SPORTIVE:
Le corps:
“C La .
e qu'est le corps humain, sa struc-
ture et sa forme, ses membres et ses
fonctions, ses instincts et ses énergies,
c'est ce qu’enseignent les sciences les
plus diverses, Elles nous fournissent
de jour en jour de nouvelles connais-
sances et nous conduisent d’étonne-
ment en étonnement. Elles nous mon-
trent la merveilleuse structure du corps
et “harmonie de ses parties, même les
plus petites.”
“Les génies de tous les temps, dans
la peinture et dans la sculpture, ont re-
connu l’inexprimable attrait de la beau-
té que la nature a donné au corps hu-
main”.
La pensée religieuse reconnaît et ac-
cepte tout cela. Mais elle va plus loin:
en enseignant à rattacher le corps à sa
première origine, elle lui attribue un
caractère sacré, dont les sciences natu-
relles et l’art n’ont pas eux-mêmes au-
cune, idée.
“Dieu pour couronner la création,
forma — d’une manière ou d’une au-
tre — du limon de a terre l’oeuvre.
merveilleuse du corps humain et lui
communiqua un souffle de vie qui fit
du corps l'habitation et l'instrument de
l'âme. 11 éleva ainsi la matièré au ser-
vice de l'esprit et par là rapprocha et
unit en une synthèse le monde spiri-
tuel et le monde matériel, non seule-
‘ment par un lien purement extérieur,
mais dans lunité de la nature humai-
ne”.
“Il est vrai que, corps mortel, il est
entraîné comme les autres vivants dans
une course sans frein vers la destruc-
tion. Mais le retour à la poussière n’est
pas son destin définitif: il sera rappelé
à la vie — une vie immortelle cette
fois — lorsque le mystérieux dessein
de Dieu, qui se déroule, semblable
aux vicissitudes de la vie végétale, au-
ra son achèvement sur la terre.”
La Bible vous parle
C’est la sagesse qui guida le juste par
des chemins sans détours quand il fuyait
la colère .de. son frère; elle lui montra le
royaume de Dieu et lui donna la connais-
sance dés choses saintes.
(Bag. 10, 10)
(Texte choisi par la Société catholique
de la Bible).
: “Il faut respecter le corps, mais non
l'estimer plus qu'il n’est juste. Le
principe est celui-ci: soin du corps,
augmentation de sa vigueur, oui; cul-
te et divinisation du corps, non, pas
plus que divinisation de la race et du
sang”.
“Dans le drame de Ja vie quotidien-
ne de l’homme, les instincts et les for-
ces du corps se font sentir et, étouf-
fant Ja voix de la raison, l’emportent
sur les énergies de la volonté droite de-
puis le jour où leur pleine subordina-
tion à l'esprit fut perdue par le pé-
ché originel.”
“De même que le sport bien compris
peut concourir à réfréner les instincts,
ainsi il existe d’autres formes de sport
qui les réveillent, soit par la force vio-
lente, soit par les séductions de la
sensualité, Du point de vue esthétique
aussi, par le plaisir de la beauté, par
Fadministration du rythme dans la
danse et dans la gymnastique, l'instinct
peut insinuer son venin dans les âmes.
A une telle manière de pratiquer le
sport, le sens religieux et moral oppo-
se son veto”.
L'âme:
“A quoi servirait l'usage et le dé-
veloppement du corps, de ses énergies,
de sa beauté, s'ils n'étaient pas au ser-
vice de quelque chose de plus noble et
de plus durable: de l’âme?”
“L'âme est le facteur déterminant
et définitif de toute opération exté-
ricure, de même que ce n'est pas le
violon qui détermine la naissance de
la mélodie, mais la touche géniale de
l'artiste, sans laquelle l'instrument, mé-
me le plus parfait, resterait muet. Ain-
si en est-il pour tous les sports: le fac-
teur principal n’est pas le corps, mais
l'âme. Sans elle, le corps tomberait,
masse inerte”.
Jugement de valeur
- sur l’activité sportive:
“Fondée sur de tels principes, la
conscience religieuse et morale exige
que dans l'appréciation du sport, dans
le jugement sur la personne des ath-
lètes, dans le tribut d'admiration à
leurs entreprises, le respect de cette
hiérarchie des valeurs soit pris com-
une critère fondamentale: la louange
ne doit pas aller à celui qui possède
les muscles les plus forts et les plus
agiles, maïs à celui qui fait preuve
aussi d’une capacité plus rapide de
les soumettre à la maîtrise de l'esprit”.
“Deuxième exigence de l'ordre reli-
gieux et moral: ne jamais sacrifier à
l'avantage du corps les intérêts intan-
gibles de l'âme. La vérité, la probité,
l'équité, l'intégrité morale; le soin de
la vie, de la santé, de la famille et de
la profession, de la bonne réputation
et du véritable bonheur ne doivent pas
être subordonnés à l’activité sportive
et ses victoires”.
“Une troisième exigence concerne
le degré d'importance qui revient au
sport dans l’ensemble des activités hu-
maines.… L’entraînement et la maîtri-
se du corps, a joie de se sentir fort, la
réussite dans les sports ne sont ni l’élé-
ment unique ni l'élément principal des
activités humaines. Ce sont des acces-
soires estimables, certes, mais non des
valeurs de vie indispensables, ni des
nécessités morales absolues”.
“Elever le sport avec tout ce qui
s'y rattache, au rang de but suprême
de la vie, serait en vérité minimiser
l’homme et méconnaître ses aspirations,
tendances et facultés spirituelles, in-
comparablement plus élevées”.
“Quand on respecte soigneusement
le contenu religieux et moral du sport,
celui-ci est appelé à prendre sa place
dans la vie de l’homme comme un élé-
ment d'équilibre, d’harmonie et de per-
fection, et comme une aide efficace
dans l’accomplissement de ses autres
devoirs”.
“Mettez votre joie dans la pratique
correcte du sport, Apportez à tous ce
courant bienfaisant, afin que les san-
tés deviennent plus florissantes, que le
EN VENTE CHEZ
enviable.
ses romans précédents.
En vente à la Libraire Schola
— LISEZ LA BIBL
4
Jean-Baptiste.
el
a
m
3
Ë
ei
]
el
a
5
ÿ
N
a
5
[1
en
m
Es
<
Le
N
a
ee]
|
a
el
=
n
<
Co
NH
n
3
Guerre sur l'asphalte
Vatican. — C'est une guerre qui se
livre sur lasphalte, et de plus une
guerre aveugle, stupide, absurde, écrit
“L'Osservatore Romano” sous le titre
“trop de morts sur les routes”. “Les
morts de la route, ne sont pas moins à
déplorer que ceux qui tombent victimes
des calamités naturelles qui mobili-
sent les nations”, ajoute le journal qui
poursuit: “Prendre une habitude rési-
gnés des accidents de voitures, les no-
ter comme le bulletin météorologique,
serait coupable”.
“L'Osservatore Romano” lance un
appel à la prudence et à la réflexion:
“Le drame de la route, dans les trois
quarts des cas, peut trouver une solu-
tion avant tout dans la conscience des
individus, dans leur sens des responsa-
bilités. Aucun code ne suffit par lui-
même. La conscience seule, dans la
plupart des cas, peut arrêter le pied
sur l’accélérateur homicide”.
Morts de froid en
juin, en Afrique
Maseru, Afrique du Sud. Au
moins 85 jeunes Africains sont morts
de froid au mois de juin dans les hautes
montagnes du district bassoutolandais
de Moharshoeck, Afrique du Sud. Les
corps de ces jeunes gens viennent d’être
découverts par les bergers à la suite du
dégel qui s’est amorcé dans ces mon-
tagnes.
Les victimes suivaient des cours d'ini-
tiation tribales dans un ‘baraquement
qui s’est effondré sous des fortes chu-
tes de neige qui s'abattirent sur le
Basutoland au mois de juin. À lépo-
que, on considérait qu'il s'agissait des
plus fortes chutes de neige jamais tom-
bées sur les montagnes du protecto-
rat britannique.
dd
SUR L'EAU —
DANS L'EAU
A-T-T-E-N:-T-1-0-N
LA à À À À 4
PUBLIC DRUG
Prescriptions et autres produits
Service courtois
11929 ave Jasper, Edmonton
Tél. 488-4665
corps se fortifie au service de l'esprit.
Par-dessus tout, n'oubliez pas ce qui
vaut plus que tout dans la vie: l’âme;
la conscience, et au sommet suprême
Dieu”.
CONCLUSION:
Alors vive le sport, lorsqu'il est bien
fait, puisqu'il peut contribuer à élever
lhomme et, pourquoi pas, à grandir
le chrétien.
Jean Giraudoux a raison, qui écrit:
“Tu es vraiment bien peu conscien-
cieux, a dit Dieu, au rhumatisant”.
11540 ave Jasper
Edmonton
488-1212
Soleil rouge sur le Pacifique
par Jacqueline Marenir
Avec l’approbation de ce nouveau roman, Jacqueline Ma-
renir s'avère romancière de premier ordre. Déjà avec “Les
fantomes de la Solitude” elle s'était acquise une réputation
Soleil rouge sur le Pacifique conserve toujours les
traits caractéristiques d’intrigue captivantes loués dans
Les heures passées ’à suivre l’héroine du roman, de
San Francisco à Manille où élle séjourne forcément à cause
de la guerre seront inoubliables. ;
Prix: $3.90
9 Jean-Baptiste, Jérémie
l |
A la question de Jésus: ‘Que pense-
t-on qu'est le Fils de l’homme?’ les
disciples répondirent: ‘“‘Pour les uns
c'est Jean-Baptiste, pour les autres
Elie, pour les autres Jérémie ou l’un
des prophètes." Pouvez-vous expliquer
le motif de ces trois noms?
(Mlle Rita L., Saint-Boniface)
Jésus connaissait très bien cette
prophétie de Malachie et par deux
fois {| en donna l'explication en mon-
trant la réalisation de cette prophétie
dans la personne et le ministère de
(Matt.
— LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIB
Mercredi le 19 août 1964
ns
ou Elie ?
Matt. 17, 10-13). Pour d'autres, Jésus
était Elie qui, selon l'opinion populai-
re, devait revenir pour s'acquitter de
ses fonctions messianiques. (Mal. If,
23-24). Enfin, pour d'autres, Jésus
était Jérémie, qui selon des légendes
prolongeant 2 Macch. II, 1-12, devait
rapporter du Nébo l'arche et les objets
sacrés qu'il y avait cachés au moment
de l'exil,
Vous avez des questions à poser ?
Ecrivez-nous,
Le Courrier Biblique,
SOCIÉTÉ CATHOLIQUE DE LA BIBLE
5225 av. De Gaspé, Montréal 14
LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE = LISEZ LA BIBLE -— LISEZ LA BIBLE
11, 12-14 et
PE
E
Pour exercer votre jugement
“I] y a encore beaucoup trop de gens qui pensent «qué <i on
pouvait renvoyer à leurs enfants les mères qui travaillent lors du
foyer, tous les problèmes de l’heure (la délinquance juvénile, le
conflit dans le rôle des sexes) se résoudraient d'eux-mêmes.
“Ces gens ne peuvent croire que nous ne pouvons pas donner
une chance aux femmes de poursuivre des études supériensrex, Jos
encourager à entreprendre une carrière avant le mariage, puis,
soudain, leur enlever tout cela pour les renvoxer à leur enisine”,
dit Glenn R,. Hawkes, psychologue
de l’Université de l’'Iowa.
“Ce sont les Canadiens qui paient le moins cher pour leur
nourriture. En effet, pour le chef d’une famille moyenne. il ne Ini
coûte que 19 cents pour chaque dollar qu'il recoit, tandis que le
Français paie 30 cents et plus, et le Russe environ .50 par dellar
gagné”,
dit l’hon, Harry Hays, ministre canadien de l’agricultur:
Parce qu’il veut faire échec à l’adoption d’un drapeau canadien,
M. Diefenbaker retarde la marche normale des travaux de la
Chambre. Car c'est bien du chef conservateur qu'il s’agit. C'est lui
et les irréductibles de son groupe qui portent, dans une large me-
sure, la responsabilité des innombrables retards du calendrier lévis-
latif. Aussi est- il inexact d’imputer à tous les parlementaires, sans
distinction, voire à l'institution elle-même (c'est-à-dire la C'hambre
des Communes) l’extrême lenteur des progrès réalisés depuis quel.
ques mois.
Michel Roy, Le Devoir
Dr L.-O. Beauchemin
Médecin et Chirurgien
Dr A. O'Neill
Dentiste
207-206 édifice du Grain Exchange 307, Immeuble McLeod Bilingue
Tél. rès. GA 2-8369--bur. GA 2-4421
RIRES LEANRERELRSERRELEAER
Dr Peter A. Starko
Dr Jos. J. Starko
Dr AI. À. Starko
Optométristes
Examen des yeux
230 édifice Tegler—Tél. GA 2-1248
Geo. R. Brosseau
Avocats
Duncan, Miskéw, Boiven, Craig,
Brosseau et Horne
10048 - I0LA ave — Tél. 422-1151
LISE ERAURUEMEAUVALUERALE
Dr L. Giroux
Dr F. D. Conroy
Spécialistes en urologie
462 professional Bldg. Tél. GA 2-6271
NALLASERESELALARTEAREALRR
Dr G.-René Boileau
M.D., L.M.C.C., F.R.CS. (C)
Dip. de l’ABS
Spécialiste en chirurgie
211 édifice Northgate
Tél. 424-3636 rés. HU 68-1389
ASSET ARLERERALELLS
Dr Arthur Piché
B.A., MD. L.M.C.C.
Médecin et Chirurgien
Suite 110, Edifice LeMarchand
Tél, HU 8-0497 HU 83-3947
VASARNRELELLARARAEELERSES
Lionel R. Tellier, CR.
Avocat, Notaire
431 édifice Tegler, Edmonton
Tél. bureau: GA 2-1420—GA 2-0797
Tél. résidence: HU 8-3229
AAAUNAEMEEALBARARRESATESSE
Calgary, Alberta
SRLLASLESSLARLEAUNEURUARERLES
Dr Michel Boulanger
M.D., L.M.C.C., — Chirurgie
Edifice Boulanger -— Tél. GA 4-4959
Edmonton Rés. HU 8-3017
SARL ERA ELAUNELAREAURR
Dr Charles Lefebvre
B.A.,, MD. L.M.C.C.
Spécialiste en malalies internes
Suite 6, Edifice LeMarchand
100ème avenue et 116ème rue
Tél. bur. HU 8-5932—rés. HU 8-9616
LES EULLAUNRELELLGARLRRR
Dr Richard Poirier
B.A. MD. L.M.C.C.
Spécialité: maladies des enfants .
Suite 5, René LeMarchand Mansion
Tél. bur. HU 8-2134—rès. HU 8-5725
ABLE EBLLRANAUEERURLEARR
Dr J.-P. Moreau
MD. L.M.C.C. FRCS. (c)
Chirurgie orthopédique-traumatologie
Suite 4, Edifice LeMarchand
100ème avenue et 16ème rue
Tél. bur. HU 8-5235-rés, GA 4-1768
CELARERELELELERARUR SELLES
Dr A. Clermont
Dentiste
Docteur en chirurgie dentaire
230, édifice Birks, angle 104ème rue
et avenue Jasper
Tél. rés. HU 8-2113--bur. GA 2-5838
FESSES IUEAULEARSEAUBRARLERR
Dr Angus Boyd
B.A. MD. L.M.C.C, FR.CS.
Maternité et maladies de femmes
Suite 2, René LeMarchand
Tél: HU 8-1620 Rés. HU 8-8893
TIÉÉSERSERERERAREAUREAUS
J. Robert Picard
OPTOMETRISTE
Tél. bur. GA 2-2349 rés. GA 2-3949
10343 ave Jasper, Edmonton
TÉRLSALALEARASELSRTAUTAR
Dr W. Pourbaix
MD, L.M.CC.
Spécialiste en maladie internes
sue 219, Edifice LeMarchand
me avenue et 116è #0
Tél. bur. 489-1737 —— rés. 488 0741
SISÉRELASARRESRERUEAALLR
Dr Paul Hervieux
Dentiste
10104 - 124ème
angle 124ème rue et ne Jasper
Tél. bur, HU 8-1088--rés GL 4-3408 :
SILSSLALAAEAUAEAALESALRLS
Guy J. Fontaine
BSc. LL.B.
Lucien Maynard, CR.
Avocat
Tél. GA 2-8929 501 Agency Bide.
Rés. GE 3-6385 Edmonton, Al:
AALAAMAREASELLALBSAESISIÉ
Dr R. J. Sabourin |!
DENTISTE
213 LeMarchand — Edmonton
Tél. bur. HU 8-1880 — rés. 488-371
.*
ALLAUSABAURLARSERLLE ES
Paul R. Keroack, CA.
associé à
NASH & NASH
comptables agrégés
Edmonton — Calgary
Grande Prairie — Peace River
es
AALALSEADATESAULTALSSS
T. H. Therriault
À Notai blic
AVOCAT — NOTAIRE Àgent d'immeubles
Ch. 203, 14920 Stony Plain R : 65 — rés. 50 D
EL Dur. 4841804 rés, 4800702 C2. 000 2 O9 Fâlher, Abe]
Mercredi le 19 août 1964
Eloge du Travail méthodique
D.—Devant l'abondance de votre
production littéraire et scientifique, et
plus spécialement devant lenvergure
de votre Histoire de l'Eglise du Christ,
maints lecteurs s'interrogent: Comment
est-il possible à un seul auteur de réa-
liser une telle oenvre?
R.—Puis-je vous dire que je com-
mence à être un peu las de répondre
tout le temps à cette question? La ré.
ponse tient en un petit calcul mathé-
matique. Je travaille à mes livres Je
matin, de 7h.30 à 12h30, tous les
jours. ne prenant de vacances que lors-
que je voyage à l'étranger, c’est-à-dire
environ 15 jours par an. L’après-midi
étant réservé aux visites, aux contacts
humains, au courrier et l’après-dîner à
des lectures, en vue du livre en cours.
Vous admettrez bien qu’en cinq heu-
res on peut écrire quatre pages, sans
forcer l'allure? Faites le compte: 350
jours à 4 pages par jour, cela fait 1400
pages... Or, mon dernier livre, Un com-
bat pour Dieu, avait 1800 pages ma-
nuscrites, et j'ai mis deux ans et demi
pour l'écrire. Vous voyez que cela n’a
rien de prodigieux,
D.—Quels sont les personnages les
plus attachants que vous avez rencon-
trés dans votre voyage de vingt ans à
travers vingt siècles d'histoire de l’'E-
glise?
R.—Laissez-moi rire! Il faudrait re-
prendre les Index de tous mes livres
depuis J'HISTOIRE SAINTE, jus-
qu'au dernier pour vous répondre. Des
personnages attachants, mais il y en
a partout, en toutes les époques, dans
toutes les conditions. Je me suis pas-
sionné, depuis tantôt vingt-cinq ans,
pour tant et tant d’admirables figures
que si j'en citais une seule, je me sen-
tirais coupable d’injustice envers les
autres:
Pauvreté et essor de l'Eglise
D.—Les périodes de vie chrétienne
intense coïncident-elles, en général, a-
vec des époques de prospérité matériel-
le ou avec des temps de pauvreté de
l'Eglise?
R—C'est très varioble, Il ne sem-
ble pas qu’il v ait des lois en Ja ma-
tière. Le. Moyen-âge et le règne de
Louis XV ont été à la fois des pério-
des de prospérité matérielle et d’acti-
vité spirituelle, Et le XIXe siècle mé-
me, se calomnié, a connu le dévelop-
pement que vous connaissez sur le plan
temporel, ce qui ne Fa pas empêché de
voir des pléiades de saints en action et
de très grandes réalisations chrétien-
nes se faire. Si la pauvreté est indis-
pensable à l'expérience plénière de la
foi vécue, il faut qu’elle soit imposée
par l'âme comme une exigence mais
non par des pressions extérieures. Pé-
guy déjà faisait remarquer que dans
l'état de misère, le spirituel ne saurait
prendre racine. Saint Thomas d’Aquin
pensait de même que “lorsqu'un hom-
me a faim, on le lui fait pas un ser-
mon, on Jui donne à manger”.
Interview avec Daniel-Rops
. M. Daniel-Rops, académicien éminen
e phénomène littéraire” de notr
le Je volume de son Histoir
va de 1870 à 1939. Voici ce
que lui pose un journaliste,
Et mnt osent men 0
+ (3 D -C-CUD (CR {à SD -ŒR L) GRR LCD 1} CRD” +-GND- (1 GR +-D-<
%
DO
L’'historien catholique
n'a rien à cacher
D.—Vos travaux vous ont amené à
étudier les origines de la révolution
protestante, Ne pensez-vous pas qu’en
répugnant trop à reconnaître loyale-
ment la part de responsabilité des ca-
tholiques — Hiérarchie, clergé, fidèles
— dans les origines si complexes de la
division — des‘historiens et des pro-
fesseurs d'histoire, trop préoccupés d’a-
pologétique, ont retardé et retardent
encore, pour leur part, l’essor du mou-
vement oecuménique?
R.—C'est tout à tait évident. Il faut
oser dire la vérité même quand elle
est désagréable à entendre. Léon XII,
là-dessus, a des mots parfaits, souli-
gnant qu’un historien catholique joui-
ra d'autant plus de crédit qu’il aura
été vrai et n’aura rien caché,
Il est certain que la révolution pro-
testante à eu, pour une large part, com-
me causes, les insuffisances, les er-
reurs, la dégradation de l'Eglise au dé-
but du XVIe siècle. Sans que cepen-
dant il faille ne retenir que cette seu-
le cause. D'autres sont intervenues,
politiques, sociales, où l'Eglise n’a eu
d'autre part que de ne savoir s’adap-
ter assez vite aux exigences du temps.
Dans le livre que j'écris actuellement
et qui constituera un tableau général
des “Frères séparés”, j'essaierai préci-
sément de faire sentir comment les
responsabilités ont été partagées.
eng gnen ad onde eg EEE
È
La foi de nos jeunes :
; par Camille Dozois, ptre e
? Nous reprendrons la publication de cette À
: chronique en septembre prochain. $
rrspennptnnnEnn ppp
|
|
|
|
|
|
Î
Histoire de l'Eglise du Christ
par Daniel-Rops
I-L'Eglise des Apôtres et des Martyrs
IT-L'Eglise des Temps Barbares
ITT-L'Eglise de la Cathédrale et de la Croisade
IV-L'Eglise de la Renaissance et de la Réforme:
1-Une Révolution religieuse: la réforme protestante
2—Une ère de renouveau: la réforme catholique
V—L'Eglise des Temps classiques :
1-Le Grand Siècle des âmes
2—L'ère des grands craquements
VI-L'Eglise des Révolutions :
1-En face des nouveaux destins
2—Un combat pour Dieu
3—Frères séparés et unité du Christ (en préparation)
VII-L'Eglise des Nouveaux Apôtres (en préparation)
D-CRN-C-GuER-Ci Gun -NRe-U-ORS-O-CEND-)-CRe-C-Gu-C-CunS- GER (7-GERS- CAR
Denthesthuethentmttns :-vittent tint mat ent mnt)
t, a été justement appelé
e époque. Il publiait récemment
e de l'Eglise, Un combat pour Dieu, qui
omment il répond à quelques questions
Georges Huber.
LL]
4°e 0-0 0-e20:)000- 0000-00-00 GRR (CRE) QU GED) GR (MED (ED :) QD) ER CRD. | AUD | RCE Ed
+
Rencontres avec Pie XI
Jean XXII ct Paul VI
D.—Vous avez rencontré plusieurs
fois Pie XII, qui vous a encouragé
dans votre oeuvre d’historien de lE-
glise, en vous donnant des conseils, je
crois...
R—Ce n'est pas seulement Pie XII,
mais Jean XXIII, et même Sa Sainteté
Paul VI quand il était encore Mgr
Montini, qui ont eu la bonté de me
parler de mes livres, Je me souviens
encore de l'émotion que j'éprouvai la
première fois que je fus reçu par Pie
XIT et où, durant une audience qui du-
ra une heure, il m’entretint de l’His-
toire sainte et de Jésus en son temps,
en m'en citant des phrases, en me prou-
vant surabondamment qu’il avait lu
ces ouvrages.
Si étonnant que cela puisse paraître,
aucun des trois Pontifes ne m’a don-
né à proprement parler de “conseils”,
sinon celui de continuer! Pie XII et
Mgr Montini ont plusieurs fois eu la
bonté de me dire qu'il fallait surtout
continuer à faire de mon mieux pour
être accessible à tous. “C’est rendre à
l'Eglise un grand service, me dit Pie
XII que de mettre à la disposition
d'un très vaste public les richesses de
son histoire. Elles sont si ignorées”. Et
dans Ja belle lettre autographe que
m'a adressée S.S, Paul VI a propos
d’Un combat pour Dieu, j'ai trouvé ex-
primées des idées tout analogues.
Quant à Jean XXITI, nous avons si sou-
vent parlé d'histoire de l'Eglise du-
rant les vingt-huit entretiens — je
les ai comptées! — que j'eus la joie
d’avoir avec lui, que je ne saurais
évoquer tous les souvenirs que j'en gar-
de. Ainsi, par exemple, durant un dé-
jeuner à la Nonciature de Paris, m'en-
tretint-il longuement des Papes d’Avi-
gnon, de ce Jean XXII surtout, qu'il
admirait. Quand je me suis permis
de lui demander par la suite si cette
prédilection avait été pour quelque
chose dans le choix de son nom pon-
tifical, il sourit sans répondre et me
126,3
Voilà ce que l’A.C.F.A.,
55-00
par son Service de Sécurité familiale,
a procuré aux familles éprouvées de ses membres
Beaumont _ 2 réclamations
Bonnyville _ 2 réclamations
Donnelly _ 3 réclamations
Edmonton _ 8 réclamations
‘Girouxville — 2 réclamations
Holyoke _ 1 réclamation
Jasper _ 1 réclamation
Jean-Côté _ 1 réclamation
LaCorey _ 1 réclamation
Lafond _ 1 réclamation
Legal _ 1 réclamation
Marie-Reine ° — 1 réclamation
Picardville _ 1 réclamation
St-Albert _ 2 réclamations
St-Edouard _. 4 réclamations
St-Isidore _ 1 réclamation
St-Paul = 6 réclamations
Thérien = “3 réclamations
Végreville _ 1 réclamation
= 1 réclamation
Vimy
43 réclamations
$2,480.00
1,670.00
1,255.00
3,795.00
2,435.00
500.00
500.00
500.00
500.00
810.00
500.00
500.00
1,035.00
1,895.00
2,205.00
195.00
3,935.00
1,100.00
500.00
195.00
26,365.00
Pour tout renseignement au sujet du
"Service de Sécurité familiale”
de l’'ACFA
M. Eugène Trottier, propagandiste,
“Tél. : 422-2736
10010 - 109 rue, Edmonton
LA SURVIVANCE
fit un petit geste de la main, qui me
parut, au moins partiellement, une
affirmation. |
Vatican I:
plus libre que Vatican I
D.—Avez-vous l'impression que les
Pères du Concile Vatican II jouissent
d’une liberté de parole que ne con-
nut peut-être pas, dans une même me-
sure,: le premier Concile du Vatican,
où plus d’une fois des orateurs — par
exemple Mgr Strossmayer —, “l'en-
fant terrible du Concile” — se virent
interrompus?
R.—C'est absolument certain, C'est
même Jà un des faits qui impression
nent le plus les observateurs et les
journalistes non-catholiques. Mon ami
le Pasteur Rillet, qui représente au
Concile un grand journal genevois, m'a
dit plusieurs fois que l'indépendance
absolue qui est laissée aux Pères de
s'exprimer, — alors qu’il y a des pro-
testants et des orthodoxes qui les écou-
tent, — lui paraissait un des acquis les
plus indispensables du Concile. Telle
intervention du cardinal Liénart du-
rant la première session, telle prise de
position récente du cardinal Suenens
ou du cardinal Bea, ont fait progresser
concrètement “loecuménisme”.
Le sens de l'Histoire
D.—Paul VI a institué récemment
un Secrétariat pour les non-chrétiens.
Considérée dans les perspectives de
Fhistoire de l'Eglise, quelle vous sem-
ble Ja portée de cette initiative?
R.—Je me suis beaucoup réjoui
quand la nouvelle de cette institution
m'est arrivée. D'autant que le nouveau
secrétariat a été confié à l’homme qui,
peut-être, était le plus qualifié pour
entreprendre la tâche délicate qui lui
incombe, mon cher et très éminent a-
mi Je cardinal Marella, entouré d’ex-
perts de haute qualité comme le Père
Humbert Claude. Le simple fait que
l'Eglise annonce officiellement qu'elle
prend en considération les religions
non-chrétiennes, qu’elle cesse donc de
considérer leurs adeptes comme des
païens”, a une importance énorme.
J'ai eu l’occasion de connaître les ré-
actions à cette mesure d’un ami japo-
nais (non-chrétien lui-même, boud-
dhiste Zen); elles sont telles que je
viens de vous le dire.
D.—Parvenu au terme de son Dis-
cours sur J’histoire universelle, Bossuet
observait qu’il n'y a point de puissance
humaine qui ne serve malgré elle à
d’autres desseins que les siens et que
Dieu seul sait tout réduire à sa volon-
té dans le déroulement de l’histoire à
travers les siècles. Parvenu désormais
au terme (1939) ou presque, de votre
Histoire de l'Eglise du Christ, êtes-
vous aussi persuadé que, selon le mot
de Pie XII au Xe Congrès international
des sciences historiques, Dieu est vrai-
ment le Seigneur de l’histoire, et que,
d’une main à la fois irrésistible ct ca--
chée, il dirige seul les destinées du
monde?
R.—Vous ne sauriez-vous mieux con-
clure cet entretien que sur les mots
de Bossuet. Je crois qu’il n’y a'pas un
seul des onze volumes déjà parus de
mon Histoire religieuse où l’on ne trou-
ve exprimée cette idée, Pour moi, les
desseins de Dieu, et eux seuls, rendent
comptent de l’histoire. Ils ne sont pas
toujours clairs: ces voies sont incom-
préhensibles, dit saint Paul. Mais quand
le recul suffisant a été pris, ils appa-
raissent lumineux. Pour les sociétés hu-
maines comme pour les individus, il est
toujours vrai le mot de Léon Bloy:
Tout ce qui arrive est adorable,
Vient de paraître
La vie quotidienne
en Nouvelle-France
par Raymond Douville
et J.-Donat Casanova
Il existe, certes, plusieurs manuels
d'histoire du Canada français, dont les
auteurs, chacun à sa façon, relatent ou
interprètent les événements majeurs.
Mais que sait-on de la vie intime,
journalière, des premiers colons, des
“filles du Roi”, nos ancêtres à tous,
qui ont fondé notre pays? Que sait-on
de leurs difficultés quotidiennes, de leurs
espoirs, de leur façon de vivre, de
leurs luttes de tous les instants contre
les Indiens, de leurs réactions contre
un climat hostile, de leur adaptation
graduelle à ce pays? Que sait-on de la
vie au jour le jour du seigneur, de Y'ha-
bitant, du citadin, du militaire, de la
rivalité entre soldats canadiens et fran-
çaisP Que sait-on de la façon de vivre
des coureurs des boïs, des missionnai-
res, des explorateurs, de leur cohabita-
tion avec les tribus indiennes, de leur
_ existence à tous, de leur façon de se
vêtir, de se nourrir?
. Le présent ouvrage, “La vie quoti-
dienne en Nouvelle-France”, répond
à toutes ces questions. Dans une in-
telligente et pittoresque synthèse, les
auteurs, l’un spécialiste de la petite
histoire de notre peuple, l'autre pro-
fesseur d'histoire et de géographie dans
les collèges français de Montréal, re-
créent la vie au jour le jour des Ca-
nadiens du régime français, qui se sont
enracinés dans ces “arpents de neige”,
dont Voltaire suppliait la France de se
débarrasser pour jouir “des douceurs
de la paix”!
Hachette se revait d'inscrire une
oeuvre d’une telle envergure et d’une
sobre intensité dans sa collection de-
puis longtemps célèbre des vies quo-
tidiennes. |
“La vice quotidienne en Nouvelle-
France” se vend à la librairie SCHOLA,
11540, avenue Jasper, Edmonton. Tél.
488-1212. ne
Un livre Jean Guitton
“L'Eglise et les laïcs”
Si Jean Guitton est arrivé en retard
au Concile, ce n’est certes pas sa fau-
te. Il a toujours été “à l'heure du
Concile” et même un peu en avance.
Dans son nouvel ouvrage: “L'Eglise et
les laïcs”, l’auteur ne prétend pas écri-
re un traité historique ou dogmatique,
mais simplement apporter quelques
pierres à une “théologie du Jaïcat”.
En fervent admirateur de Newman,
auquel il a consacré plusieurs livres,
J. Guitton commence par nous rappe-
ler ce jour décisif de mai 1859, où le-
dit Newman Jança ce qu’on a pu ap-
peler “l’opération-suicide” en publiant
dans le “Rambler” son opinion sur le
laïcat.
le “Rambler”, fondé en 1848, avait
pour but de rapprocher l'Eglise du
monde moderne (déjà). Ses collabora-
teurs étaient des laïcs. Comme le nom
de la revue l'indique, ils flânaient çà
et là, butinaient à gauche et à droite.
Tant et si bien qu'ils finirent pas s’a-
venturer dans des domaines soigneuse-
ment réservés aux évêques. Ils se per-
mettaient, par exemple, de critiquer le
système d'éducation des séminaires et
de mettre en doute le pouvoir tempo-
rel du Pape (c'était l’époque des Etats
Pontificaux). Newman essaya longtemps
de combattre en même temps sur les
deux fronts. Devant les évêques, il dé-
fendait le “Rambler” en demandant de
lui laisser ses chances; devant les ré-
dacteurs, il défendait les évêques en
demandant de tenir compte des droits
de l'autorité responsable,
Mais on ne peut rester indéfiniment
assis entre deux chaises. C’est ainsi que
Newman fut amené à publier le fameux
article: “Faut-il consulter les laïcs en
matière de foi?” La question (et plus
encore la réponse!) fit grand bruit à
Rome. Déconcerté dans son amour et
sa fidélité envers l'Eglise, l’auteur se
mura dans un silence douloureux. Un
moment même il put douter de son
oeuvre. Mais en 1879, Léon XII le
créait cardinal.
Jean Guitton reprend aujourd’hui
tous les éléments de cette affaire et
son enquête nous rend vivants les ac-
teurs du drame: un Newman sûr de
soi, mais vulnérable, une curie heurtée
par son vocabulaire.
Quelle était donc la pensée de New-
man? Il distinguait la foi unanime de
l'Eglise, qui lui appartenait commu-
nautairement, et le pouvoir de définir
cette foi, pouvoir qui appartenait à la
hiérarchie et à l'Eglise enseignante.
Dans son idée de “Développement”,
il expliquait que la foi n'est pas un
donné statique, un trésor qu'on peut
répertorier une fois pour toutes. C’est
tout le Corps des croyants, au cours de
l'histoire, qui travaille à son explica-
tion. Dès lors la foi est partagée par
tous; chacun est appelé à la faire fruc-
tifier, en oeuvres et en connaissances,
selon son rang, son expérience ct sa
lumière, Sans daute, les laïcs n’ont pas
à définir, mais ils sont “partie vivan-
te” de la Tradition en exercice. A
l'appui de sa thèse, Newman apporte
le témoignage de l’histoire. Le Con-
cile de Nicée ra pas mis fin aux con-
troverses. Partout l’hérésie arienne re-
lève la tête. Et si Athanase — au plu-
tôt l'orthodoxie — finit par triompher,
c'est grâce au Pape et aux Jaïcs. Plus
que les savants théologiens, le peuple
avait senti que Je fond de l'Evangile,
c'était le mystère du Dieu fait Hom-
me.
J. Guitton nous donne alors le texte
même de l’article du “Rambler”. “L'on
peut s’y rendre compte, nous dit-il, de
la vie multiple, papillotante et diaprée
que Newman donnait au passé par l’ac-
cumulation et la convergence de tex-
tes vivants. Les documents parlent
d'eux-mêmes, lorsqu'ils sont ainsi jux-
taposés avec un grand art secret, que
seuls les connaïsseurs peuvent appré-
cier, Ici l'érudition et la poésie conspi-
rent. Et le tout est réanimé par une
éloquence naturelle, lorsque Newman
avait à se défendre, lorsqu'il était pi-
qué au jeu, ct nourri d’indignation”.
Dans une troisième partie, qu'il ap-
pelle “Perspectives” ou “Laïc, prêtre,
prophète”, l’auteur rassemble quelques
études écrites “au fil des jours”, où il
expose brièvement quelques-unes de
ses idées sur la place des laïcs dans la
vie de l'Eglise. Ce chapitre, très per-
sonnel, est de loin le morceau de choix
pour tous ceux que les disputes histo-
riques laissent froids. IL ouvre de lar-
ges horizons à la réflexion et à l’ac-
“La formation du sens civique”
Thème du Congrès de l'ACELF
qui a lieu présentement à Québec
C'est à Québec, en la cité universi-
taire de Laval, que se déroule du 17
au 21 août le dix-septième Congrès
de PACELF.
Cette année, plus de mille partici-
pants, venant des dix provinces cana-
diennes, étudicront “la formation du
sens “civique” en regard même de la
famille, des institutions sociales, reli-
gieuses et politiques, des institutions
d'enseignement tant primaire, secon-
daire que supérieur, des techniques
de diffusion et des loisirs.
“Le choix même de la formation du
sens civique comme thème de notre
congrès, de dire Mlle Eveline Le-
Blanc, directrice des étudiantes à l'U-
niversité d'Ottawa, est un acquiesce-
ment aux besoins de notre temps aussi
bien qu’à la nécessité impérieuse de
préparer à leurs tâches futures des
hommes de plus en plus entraînés dans
les multiples courants de la vie sociale,
selon le mot même de Mgr Maurice
Roy, primat de l'Eglise canadienne.
“Alors que l'ACELF s'ingénie à ser-
vir, au Canada, la cause de la culture
Demandez nos échantillons
gratuits de papeterie
de mariage.
Nous avons le plus large choix
pour invitations et faire-part
dans tout l'Ouest du Canada.
Modèles de fantaisie
ou modèles unis.
Aussi serviettes — allumettes
cartes de remerciement.
Invitations imprimées
dans les 48 heures après
réception de la commande.
IMPRIMERIE LA
10010-109ème rue Tél. 429-4709 Edmonton, Alberta
EPP PPT
Invitations de Mariage
française et de léducation eatholique,
dans le respect de autonomie des
provinces en matière d'éducation, de
poursuivre Mlle LeBlanc, l'organisme
francophone demeure fidèle à sa poli-
tique d’action, à savoir susciter l'inté-
rêt, stimuler l’action et favoriser la
coordination et la coopération sur les
questions communes.
“L’ACELF est réellement présente
à toutes les réalités quotidiennes du
Canada français. C’est pourquoi, cette
année, elle convie tous les éducateurs
à l'étude de la nature du civisme, de
sa nécessité et surtout des moyens d’en
faire la règle de notre vie en commun”.
Notant comment “la vie en commun
est rarement simple”, Mile LeBlanc ré-
pétait cette constatation du président
de l'ACELF, Mgr Irénée Lussier, p.d.,
recteur de l'Université de Montréal,
affirmant que “la vie en commun est
difficilement ordonnée quand elle est
improvisée; c'est-à-dire qu’elle deman-
de apprentissage. D'où l'obligation
de l'éducation à la vie en commun”.
SURVIVANCE
Page 8
tion du chrétien d'aujourd’hui.
L'élément prophétique, qui carac-
térise l’homme de Dieu, et l'élément
sacerdotal, qui caractérise le ministre
du culte, ont parfois du mal à s'en-
clencher l'un dans Fautre. Dans PE-
lise primitive, il y a des prophètes,
qui sont d'ailleurs soumis aux “évê-
ques”. Mais dans la mesure où Ja fonc-
tion s'affirme seule, indépendamment
de Ja sainteté du ministre, l'Eglise
tend à devenir une administration sa-
crée. Alors les prophètes renaissent en
elle ct surtout en déhors d'elle. “Le
Dominicain, Je Franciscain, c’est, si
j'ose dire, le prophète orthodoxe, dé-
montrant par son exemple qu'on peut
être pénétré par l'Esprit ct soumis à
l'Eglise”. À notre époque, chacune de
ces forces apparait dans des sujets
différents. On admet, de plus en plus
qu'il y ait à côté du prêtre de prophè-
te, c’est-à-dire Je laïc spiritualisé. Ce
laïc est proche des hommes. Pris dans
l'engrenage des événements, il porte
témoignage par sa parole et son cem-
ple. Il n’est pas un diacre en civil, un
curé déguisé. Par davantage un “pieux
laïc” qui joue au “religieux” dans le
monde, par sa façon de s'habiller, de
se comporter, d'“édifier”. Et J. Guit-
ton ajoute: “Qui nous dit que, si ŸE-
glise, quelque part, était obligée de se
catacomber et de disparaître du visible,
on ne verrait pas renaître des prophè-
tes issus des communautés, se confon-
dant avec leur couleur humble ct ter-
reuse, ct auxquels l'évêque de passage,
furtivement, viendrait imposer les
mains?” ]l faut bien reconnaître que
ces paroles ne sont nullement utopi-
ques.
La tentation est permanente parmi
les cleres de traiter le laïc comme un
clere de second choix. On lui donnera
le scapulaire, qui est un vêtement re-
ligieux réduit. On lui composera un
bréviaire abrégé, Mais de nos jours la
mode n’est pas aux religieux dans le
monde, Qu'est-ce à dire ? Ceci: Le
chrétien laïc doit être dans le monde
“comme y étant” et non pas “comme n’y
étant pas”. S'il veut faire sérieux, s'il
veut être pris au sérieux, il doit témoi-
gner là où il se trouve, dans l’engre-
nage du métier et des circonstances
banales ou tragiques de sa vie de tous
les jours. Il représente ainsi à l’état
pur ce que chacun devrait faire: cher-
cher l'Esprit, “le Royaume de Dieu et
sa justice”, non pas après sa tâche, ni
en dehors d'elle et par distraction, mais
en pénétrant cette tâche en profon-
deur, en Ja consacrant, jusqu'à se
nourrir, comme d'une manne, de Es-
prit qui habite en elle.
La spiritualité du laïc devra mettre
l'accent sur le devoir d'état, dans un
esprit de service poussé à la plénitu-
de. H n'est pas nécessaire de chercher
bien loin le Royaume. Il est à sa por-
tée, “Plongé dans le temps, nourri de
son mystère, le prophète (laïc) travaille
à dire chaque jour dans une lumière
d’éternité le mot qui importe chaque
jour”.
En traçant ce portrait du Jaïc moder-
ne, Jean Guitton nous livre ce qui a
été l'idéal et l’ocuvre de toute sa vie.
Son exemple, plus que ses paroles,
nous invite silencieusement à rejoin-
dre “les apôtres de ces “derniers jours”
qui seront peut-être Je plus long jour
de Fhistoire.”
(L'Eglise et les Laïcs, par Jean Guit-
ton, de l’Académie française, 200 pa-
ges, en vente à la Librairie Schola).
P. PIRLOT, o.mii,
Université d'Ottawa.
—.
LA SURVIVANCE
Mercredi le 19 août 1964
Be —"———_——…——————…— — —…—…—…—…— —"…— —…— —…— …"…—…—_—" —_—_—_——…—.——
nn,
Quelques jeunes parlent
GILLES THEBERGE, âgé de 20 ans et originaire de Québec:
“Quand je regarde la colline parlementaire, je vois la raison du
mécontentement général du Canada et je comprends la rébellion du
Québec. Je devrais être fier de mon pays, mais je cesse de l’être en
voyant l'image que nos dirigeants en donnent au monde. Au lieu
de travailler ensemble, les députés fédéraux sont plus que jamais
divisés sur la façon de trouver l’unité. Automatiquement le député
libéral s'oppose au conservateur, et le conservateur au libéral. Le
Canadien anglais voit dans le Canadien français une minorité. De
son côté, le Canadien français voit dans le Canadien anglais celui
ui l’opprime. .
: «Ty a sûrement des hommes sineères au Parlement, eh bien
qu'ils agissent ! Si seulement il y avait quelques hommes pour
réclamer la fin de ces disputes mesquines et pour inviter le pays à
remplir son vrai destin dans le monde, alors on verrait la jeunesse
du Québec faire écho à leur initiative”. , RP
MARIAN LOWERY, 15 ans, de Kelvin High School à Winni-
peg: “En 1966, la moitié de la population du continent américain
aura moins de 25 ans. Le gouvernement vraiment soucieux de lave-
nir de ses jeunes leur proposera un grand idéal national. Il utilisera
leur énergie pour répondre aux immenses besoins du monde, pour
lui donner la nourriture, le travail, le logement aïnsi qu'une raison
de vivre qui soit réellement satisfaisante. Sa politique sera fondée
sur des principes moraux absolus et il ne tolérera pas de corruption
dans son sein, Voilà l'unique hase qui assurera aux dirigeants l’ap-
pui de toute la jeunesse”.
EDWIN BURNETICK, 22 ans, de la tribu Stoney dans l'Alberta :
“Jenne Indien dn Canada, je me suis souvent demandé ce qui allaït
arriver à mon pays et au monde, dit-il, 11 règne parmi les Indiens
{a haine et l’évoïsme, Pimpureté et la malhonnêteté. Je vois les
mêmes choses dans notre parlement et dans l’ensemble du peuple
canadien. Quand je vois la façon dont s'opposent entre enx Îles Ca-
nadiens anglais et francais, nos différents partis politiques, il me
semble que nous allons ruiner notre pays et peut-être contribuer à
eommuniser le monde. 1l nous faut immédiatement faire quelque
chose. A moins que nous n'ayez un meilleur moyen d'améliorer le
sort du Canada et du monde, vous tous qui vivez an Canada, mettez-
vous à nos côtés pour réaliser le relèvement moral du pays. Je ons
invite, que vous soyez Indiens ou de mes autres compatriotes, à en-
treprendre nne révolution totale sous la direction de Dieu pour
conserver à notre pays sa liberté”.
BERNARD GOWARD, 21 ans et diplômé de l’Université de
Victoria: “Nous sommes décidés à forger le genre de pays que le
Canada est appelé à être. Nous avons décidé de cesser d’être irres-
ponsables, de donner à nos pensées une portée nationale et de net-
toyer le pays. Avec l'appui de jeunes décidés à suivre ce program-
me, nous rebâtirons le Canada”.
MARIE LUSSIER, 21 ans, diplômée de l’Université de Montréal :
“Ce sont des jeunes comme nons, qui ont lutté uniquement pour ce
qu'ils voulaient sans penser un seul instant aux autres, qui ont
rovoqué la division et la haine dans leurs familles et dans le pays.
ous avons décidé de changer. Ici, nous travaillons ensemble sans
tenir compte des différences de couleur, ou de culture, parce que
nous avons entrepris la réalisation d’une grande tâche”.
Citations . ..
les Beatles, signe des temps...
Le signe est l’absolue non conformité de cette jeunesse avec le
monde dans lequel elle est née. Elle veut créer un monde neuf. Et
c’est le point le plus énigmatique de ce nouveau “signe des temps”:
quand cette jeunesse se décidera à penser à cet avenir qu'elle veut
créer, quels critères suivra-t-elle? Quelles valeurs appréciera-t-elle ?
Quelles idées aura-t-elle? Que pensera-t-elle de l'homme? Croiera-t-
elle au moins en l'homme? l'ournons-nous vers nous-mêmes, et de-
mandons-nous si l’homme qne nous lui présentons mérite qu’on
croie en Jui.
P. Guion, s.j.
les autres religions ...
L'Eglise porte done son regard au-delà de sa sphère propre.
Elle considère les autres religions qui gardent le sens et la
notion du Dieu unique, suprême et transcendant, Créateur et Provi-
dence. Ces religions rendent à Dieu un culte par des actes de piété
sincères et elles appuient sur leurs croyances et leurs pratiques les”
bases de la vie morale et sociale.
L'Eglise catholique relève sans doute, non sans douleur, des
lacunes, des insuffisances et des erreurs dans beaucoup de ces for-
mes religieuses. Maïs elle ne manque pas de se tourner vers elles
et de leur rappeler que le catholicisme estime comme ïil se doit
tout ce qu'elles possèdent de vrai, de bon et d’humain.
S.5. Paul VI
candidats catholiques aux élections...
Au sujet du choix par le sénateur Goldwater, de William Miller,
un catholique, comme co-listier républicain, Mer Halliman, arche-
vêque d'Atlanta, a déclaré : “Choisir un catholique comme candidat
à la vice-présidence dans l'espoir d'attirer les voix catholiques est
une insulte à la mémoire du défunt Président Kennedy et à l’intelli-
gence de l'électeur catholique moyen... Beaucoup d’Amérieains,
dont des protestants, ont voté pour Kennedy pour prendre position
contre l'exclusion d’un catholique de la présidence, mais la plupart
des catholiques n'apprécieront pas l’idée qu'ils devraient voter
pour un catholique parce qu’ils sont eux-mêmes catholiques”.
Toutes les Eglises doivent
reconnaître leurs fautes
Washington. — Dans tout dialogue
oecuménique, les deux partenaires doi-
vent partir d’un principe unique: n’a-
voir aucune autre intention que celle
de mettre leur foi en accord avec l’E-
vangile. Si l’un des deux partenaires
s'éloigne si peu que ce soit de ce prin-
cipe de base, tout dialogue oecuméni-
que devient une chimère.
pas autrement.” indique clairement
la ligne de division qui sépare les con-
fessions chrétiennes.
L’orateur a mentionné les progrès ra-
pides que l'humanité a enregistrés dans
tous les domaines depuis la dernière
guerre mondiale. Le monde est devenu
plus petit et les confessions se sont rap-
prochées “comme des voisins qui habi-
tent la même rue”. Mais, les chrétiens
ne doivent-ils pas être effrayés du
fait que le monde des non-chrétiens,
c’est-à-dire les deux tiers de l’humani-
té, a quotidiennement sous les yeux le
spectacle de la désunion des chrétiens.
Les chrétiens doivent être conscients
du fait que leur division est “un scan-
dale, au sens littéral du mot”.
Le temps est passé, a dit encore le
cardinal, où les confessions chrétiennes
se combattaient ouvertement ou sour-
noïisement. Dans cette perspective, il
est inutile d'instaurer un débat pour
savoir quelle est la confession qui por-
te la faute la plus grave en ce qui
concerne la division. Toutes les Egli-
ses chrétiennes doivent confesser leurs
propres fautes dans ce domaine com-
me l'ont fait le pape Adrien VI en
1522 et le pape Paul VI dans son allo-
cution d'ouverture de la deuxième ses-
sion du Concile.
C'est ce qu'a déclaré en substance
le cardinal Bernard-Jan Alfrink, ar-
chevêque d’Utrecht, au Congrès inter-
national de “Pax Romana”, Mouvement
des Etudiants catholiques, qui vient
de se tenir à Washington. La tragédie
profonde de la division des chrétiens
est que celle-ci repose sur une décision
de la conscience. La parole de Luther:
“C'est ici que je suis et je ne puis
T. J. (TOM) WACHOWICZ
COLE Le dialogue oecuménique, a dit en-
Cimetières core larchevêque d’Utrecht, ne signi-
Catholiques fie pas que l'Eglise entend a des
Î 7 t,
d'E dm onton concessions, au sens propre du mo
11237 avenue Jasper
Téléphone 482-3122
PIERRES TOMBALES
bronze ou granit
Téléphonez à notre bureau pour
iuformations concernant pierres tom-
bales, monuments, grandeurs, épi-
taphes, etc...
CIMETIERES
, Ste-Croix
St-Joachim — St-Antoine
dans le domaine de la doctrine révélée.
L’oecuménisme de la charité est une
chose excellente en soi, mais il ne doit
pas être confondu avec l’oecuménisme
de la foi. Il ne faut pas susciter des
confusions regrettables et c'est là le
tragique de la division des chrétiens
que leur bonne volonté ne supprime
pas la ligne de démarcation qui existe
entre les confessions.
Mes fautes …
vos fautes
leurs fautes
Renverse (la) —
la marche arrière.
Rim (de roue) — :
jante
Sac de ballast —
sac de lest
Scrépeur (scraper) (pour enlever Je givre)
raclette
Seat cover —
housse
Shock-absorber —
amortisseur
Sliding door —
toit ouvrant
Spare (un) —
roue de secours, roue de rechange
Spare parts —
pièces de rechange
Spring —
ressort
Stecring (le) —
le volant; la direction
Tank —
réservoir
Tire —
pneu
Tire balloune —
pneu ballon
Trade-in —
reprise
Extrait du Petit dictionnaire du
“Joual” au Français, par Augustin
Turenne. — En vente aux Editions
de l'Homme, 1130 est, rue Lagau.
chetière, Montréal, P.Q.
L'APPEL DE LA MER est illustré d’une facon appropriée par l’escorteur d’escadre “Qu'Appelle”, fendant les flots
du Pacifique, au cour
MORINVILLE
La paroisse de Morinville vit au
cours des mois de juillet et d’août plu-
sieurs mariages. Nous nous contentons
d’en faire l’énumération. Le 8 juillet,
Wilfrid Holterhus épousait Rogelle
Labonté, fille de Lucien Labonté et
de Honorine Maisonneuve. Le 11 juil-
let, Nelson Rondeau, fils de Léo Ron-
deau et de Rose Légaré, unissait sa vie
à Lorraine Perras, fills de Robert Per-
ras et de Elizabeth Byer. Le 25 juillet,
Michael Szostak, d’Edmonton, épou-
sait Rita Louise McDonald, fille de
Laurent McDonald et de Marie Mont-
pellier. Le 29 juillet, Léonard Charles
Kieser, de Legal, prenait comme épou-
se Sharon Fergusson, fille de Walter
Fergusson et de Lorraine St-Laurent.
Le ler août, furent célébrés deux
mariages: celui de Roméo Dumont,
d'Edmonton, à Dora Casavant, fille de
Raoul Casavant et de Alma Bachand;
et celui de Maurice B. Rousseau, fils
de Roger Rousseau à Marguerite Kie-
ser, à Viviane N. Rondeau, fille de
Léo Rondeau et de Rose Légaré. Le
15, Donald Cyr, fils de Roger Cyr et
de Maria De Laurier, de Legal, à Ra-
chelle Alice Champagne, fille de feu
Arthur Champagne et de Jeannette
Loiseau, de Morinville. Nous souhai-
tons à tous ces nouveaux foyers lon-
gue vie, bonheur et prospérité.
Egalement le 15 août, se célébrait
dans notre paroisse un jubilé d’or de
mariage, celui de M. Nick Byer et de
son épouse, Mary Muller. Leur ma-
riage avait eu lieu à Québec, au cours
de leur voyage d'Autriche vers l'Ouest
canadien. Ils désiraient se marier à
St-Charles de Mearns, paroïsse de M.
Nick Byer, où il résidait avant d’aller
quérir sa future épouse au pays d’origi-
ne, mais la loi d'immigration ne leur
permettait pas de continuer leur rou-
te. Ils durent s'arrêter et s’'épouser. Ce
jubilé d’or fut marqué par un salut
du Saint-Sacrement et un souper inti-
me réunissant tous les enfants et pe-
tits-enfants.
Le 9 août, était baptisé Lorne Geor-
ge, fils de George Ross Barnett et de
Evelyn Boddez, nouvelle famille de
cette paroisse. Le même jour était
baptisé Garry Francis, enfant de Al-
bert Verbeek et de Cathleen Perrott.
Le 16 août, trois bébés cousins é-
taient baptisés dans une cérémonie
commune. Le premier était Raymond
Joseph, enfant de Georges Lavallée et
de Evelyne Tellier. Parrain et marrai-
LE à
20,
#3084, Publishers Newrpspe®
ts “ércikets
VIMY
Félicitations au Club 4-H pour a-
voir remporté le Ler prix à Westlock,
Mercredi le 12 août. Leur char allégo-
rique était magnifique.
M. Laurent Gagné, Mme Germaine
et Daniel Gagné, Mmes Alice et Geor-
gette Gagné, de l'Est, se sont rendus
à Clear-Prairie visiter M. et Mme M.
Magneuson.
M. et Mme Louis Lagacé, de Calga-
rq, et leur famille ont visité M. et
Mme Léger Huot.
Lorraine-Marie, enfant de M. et Mme
Claude Huot, baptisée par le R.P. A.
Ricard. Parrain et marraine: M. et
Mme Albert Ouellet, de Morinville.
Soeur Zénaïde-Maria, f.d.j., a passé
cinq jours avec sa mère Mme Aimé
Fortier. Elle a également visité toute
sa parenté.
Après 16 ans d'enseignement à Mo-
rinville elle est nommée supérieure du
couvent de Plamondon.
Prompt rétablissement à M. Rosai-
ve Fortier et à M. Wilfrid Provinçal
hospitalisés à Westlock.
‘me: M. et Mme Paul Bourret, d'Ed-
monton, oncle et tante de l'enfant. Le
second, Pauline-Thérèse,
Marcel Tellier et de Marleen Regnier.
Parrain et marraine: M. et Mme Viart,
de Castor. Le troisième, Lynne-Marie,
enfant de Mathias Tellier et de Yvette
Villeneuve. Parrain et marraine: M. et
Mme Georges Lavallée.
Le R.P. Desgagné, curé, présida aux
mariages ainsi qu'aux baptêmes.
Le Couvent Notre-Dame de Morin-
ville vient de changer de supérieure.
Mère Cécilia-Maria, jadis supérieure à
Beaumont remplace Mère Marie-Phi-
lias nommée supérieure à Picardville.
Bienvenue à la nouvelle supérieure.
Nous assurons Mère Marie-Philias du
meilleur souvenir des gens de Morinvil-
Je.
Durant les mois de juillet et août, 25
jeunes jécistes et croisés se rendirent,
à différents intervalles, suivre le camp
d'entraînement d’Action catholique, au
Lac St-Vincent. Tous les groupes fu-
rent enchantés de leur séjour au camp
et de Ja formation reçue. Ils eurent le
bonheur d'accueillir S.E, Mgr Lussier,
qui se faisait un devoir de venir pren-
dre un souper ou passer la dernière
veillée avec ces jeunes.
‘les délégués capitalistes peuvent bien nous em-
pêcher de voter si nous ne payons pas nos arrérages
à l'ONU... mais s'ils nous enlèvent nos places de
stationnement, nous leur déclarerons la guerre”.
enfant de
*
$s d'un exercice. Construit à Lauzon (Québec), le “Qu’Appelle” a été mis en service en septemr
bre dernier et ancré temporairement à Halifax avant de passer, a uprintemps dernic ; .
est actuellement attachée à la Deuxième escadre d’escorte canadienne, mouillée à Esquimalt (C.-B.).
PLAMONDON
M. et Mme Joseph Bossé avaient le
bonheur d'accueillir leur fille, Rév. Sr
Emma. Elle était accompagnée de Sr
Thérèse L'Heureux. Toute la famille
s'est réunie pour cette occasion, la
première fois depuis 10 ans. Etaient
présents: MM. et Mmes Alex et Léo
Bossé, MM. et Mmes Edouard Labry,
J.-B. Perron, Alex Cyre, d’Edmonton,
Alfred Bossé, de Calgary, Albert Blan-
chette, Mlle Olive Huet, de Vimy,
MM. et Mmes Alfred Fornari, de Ve-
nice, Roy Kensig, de Loydminster, Phi-
lippe Cyre, de Plamondon.
Les RR. SS. Plamondon nous ont
quittés, jeudi, pour retourner au Mi-
chigan. M. et Mme Eugène Plamon-
don les conduisirent à Trail, C.B., où
elles visiteront leurs neveux et nièces.
M. ct Mme Benoit Plamondon sont
de retour de la Colombie où ïls ont
visité leur fille Mme Don Felts (Céci-
le) à Lower Nicolet, et leur fils M.
Jean Plamondon, de Creston. Ils sont
enchantés de leur voyage.
Jeudi le 13 août avait lieu, au Lac-
la-Biche, le mariage de M. André, fils
de M. et Mme Elmer Plamondon, de
Plamondon, à Mile Shirley, fille de M.
et Mme Ben Rizzoli, du Lac-la-Biche.
Le R.P. St-Arnaud, de Namayo, est
venu bénir ce mariage. M. et Mme
Plamondon demeureront à Plamondon.
Tous nos meilleurs voeux de bonheur.
M. et Mme Wilfrid St-Jean ont la
visite de leur fille Dolorèse et de ses
deux petites filles.
M. et Mme Siméon Duperron sont
de retour de Lake Leelanau, Mich.
C'était la première fois que M. Du-
perron retournait dans le Michigan,
depuis 1908.
Mardi soir, 63 femmes se sont réu-
nies pour honorer Mlle Janelle Pla-
mondon dont le mariage à M. Robert
Lemay aura lieu le 24.
Mme Emile Plamondon est à l’hôpi-
tal Général. Nous lui souhaitons prompt
rétablissement.
MM. et Mmes Donald Bossé, Char-
les Gaudette, Roy Plamondon et Mme
Alex Gauthier se sont rendus à Fruit-
vale, C.B., assister au mariage de Jé-
rémie. l
M. et Mme Esdras Bélanger ont
passé quelques jours à Edmonton.
Nous offrons nos sincères condo-
léances à la famille Shaub, dont le pè-
re M. Oscar Shaub est décédé à lhô-
pital de FUniversité. Les funérailles
eurent lieu le lundi 10 août.
Nous offrons également nos condo-
léances à la famille John Ashacker,
d'Edmonton, à l'occasion du décès de
leur mère (Bertha Plamondon), autre-
fois de notre paroisse. Elle est décédée
à l'hôpital Général d'Edmonton le 12
août.
FORT-KENT
M. et Mme William Chalut ont eu
la visite de leur fille religieuse chez
les Soeurs de Ste-Croix. Elle est ve-
nue avec Sr Edouard, ancienne prin-
cipale de l’école.
Soeur Robert était également en vi-
site chez ses frères et soeurs.
Marie-Rose-Doris, enfant de M. et
Mme Edouard Blackburn. Parrain et
marraine: M. et Mme Raymond Cam-
peau, de Bonnyville.
M. et Mme Léo Lemaire et leur fa-
mille en visite au sud de la province
et en Colombie.
M. et Mme Cormier sont arrivés
parmi nous avec leur famille. M. Cor-
mier sera principal de école. Nous
lui souhaitons la bienvenue,
Beaucoup de gens du village sont à
s'installer pour recevoir le gaz naturel
qui sera fournit par la Bonnyville Gas
Company.
er, sur la côte ouest. Cette unité
Les 1650,000 employés de FORD
. Détroit)
de 19 cents l’heure.
touchent une augmentation
; =
Faisons commissions. Portons valises,
caisses. Livrons paquets, messages,
Garçons et autos à votre service,
T. M. CHAMPION
CHAMPIONS
PARCEL DELIVERY
10223 - 106 rue
Tél. GA 2-2246 GA 2-2056
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
ET BIJOUX
en face de la “Bay”
1A115 - 102ème rue, Edmonton
Construction de maisons
modernes et à votre goût
Hebert & St-Martin
Construction Ltd.
23 Mount Royal Drive
C.P. 249 Tél. 599-6475
St-Albert, Alberta
M. Réginald Bigras, directeur drama-
tique des Collégiens Comédiens, suit
présentement un cours d'été en Art
dramatique au Mont Orford dans la
“Belle Province” au camp des Jeunes-
ses musicales. Grâce à l'appui financier
et moral du cercle régional d'Edmon-
ton de lACFA,
Collégiens Comédiens a pu offrir à son
Padministration des
dynamique directeur une bourse d’étu- Achetez tous vos vêtements
de. — Pour une saison plus longue et d'enfants chez les
plus considérable d'activités dramati- frères Tougas, propriétaires de
5 ?
Jack and Jili
Avenue Jasper, à l’ouest de
l'Hôtel Cecil
Westmount Shopping Center
ques suivez de près les annonces dans
ce journal. Toutes représentations dra-
matiques ont lieu dans le théâtre “La
Boutique” au Collège St-Jean. — La
nouvelle maison débutera vers la mi-
octobre avec “Les précieuses ridicu-
les” de Molière et “Les irascibles” de et
Léon Chancerelle. Bonnie Doon Shopping Center
Servez-vous de cette formule
pour envoyer votre abonnement.
Je n'ai pas le temps de courir les rues... alors je me servirai de la poste
Tout en étant des plus efficaces, ce moyen est très rapide et vous épargn®
du temps. Envoyez votre abonnement par la poste. Quelle que soit la
distance qui vous sépare de La Survivance elle n’est pas plus longue qu£
celle qui vous sépare de la plus proche boîte aux lettres.
Servez-vous de la formule ci-dessous, et envoyez-nous le prix
de votre abonnement par la poste.
Merci à l’avance |
= 2 — —
Nom de l’abonné
ss... . PUIS
LL LEE ECS EEE ERP PEECENENRRCEERERECCOCCE LEUEEE LES ER
AGTESSE nr : srseneneens
Ci-inclus veuillez trouver la somme de $
sus.
esnssonnossnnessosensessnespeeseaesees
pour abonnement pendant us
DLL CEE EEE PE COOP NEC OOEC TELE LCL PELLE SAS
Prix de l'abonnement: Canada, $8.50,; étranger, $4.50 |
En |
_ Mercredi le 19 août 1964
PR rar ue
mn
Billet de Maurice Huot.
L'ASCENSION DU LAICAT
Gertaines personnes s’imaginent que
fapostolat laïc est un fait nouveau dans
pEglise. À cela, l'on peut répondre
que les apôtres, aux origines du chris-
fanisme, étaient des laïcs. 11 fallait bien
d'ailleurs qu’ils le fussent.
Nous limitant au Canada, l'on peut,
malgré les sceptiques, croire que Jes
découvreurs et premiers colons aient
été, sinon tous des saints inscrits au
catalogue romain, du moins d’excel-
Jents chrétiens voulant sincèrement é-
tendre le rayon de foi apporté de Fran-
ce, de la France catholique d'avant la
Révolution et des Encyclopédistes et
qui s'est perpétré en dépit des icono-
chstes matériels ou intellectuels.
Le premier geste de Jacques Cartier
{et cela n'est pas un mythe), fut de
planter une croix en terre du Canada
et d'enseigner le vrai Dieu aux sauva-
ges qu'il y trouva.
Samuel de Champlain écrivait lui.
même dans ses mémoires de voyages
publiés en 1613: “J'espère que Dieu
fera à sa Majesté (roi de France), la
grâce un jour, pour le service de Dieu,
de sa grandeur et le bien de ses sujets,
d'amener plusieurs pauvres peuples à
la connaissance de notre foi pour jouir
un jour du royaume céleste”.
A bord du navire qui le conduisait
au Canada, Marc Lescarbot, un autre
hic fameux, assuma Je rôle de prédi-
cateur sur un bateau d’immigrants à
destination du Canada.
Les origines de Montréal sont plei-
nes du parfum de la mystique d’un Jé-
rôme de la Dauversière. Des laïcs, dont
Jean de La Lande et René Goupil, fu-
rent martyrs pour leur foi aux mains
des Indiens.
Dés le XVIIe siècle, on fonda de
nombreuses associations apostoliques de
laïcs, dont la Conférence Saint-Vin-
cent-de-Paul qui a encore sa raison
|
|
Une paire d'amoureux déambulent
sur le trottoir... juxtaposés comme un
timbre sur une enveloppe. Un rasoir
gest-il même déjà promené sur le vi-
sage de ce jeune rêveur? Et si ce n’é-
tait de cette coiffure... et de cette pein-
ture. quel Âge réel nous révèlerait le
joli minois de cette petite fille d’Eve?
fs sont ainsi des centaines et des cen-
tanes de par la ville. Bon nombre
d'entre eux se trouvaient tout à l’heu-
re dans des salons ou sur des perrons,
tantôt se taquinant comme des ga-
mins enjoués, tantôt reprenant leur
masque de vedettes lancées dans le
jeu de “amour”. Mais qu’avons-nous
à redire? Cela ne se passe-t-il pas sou-
vent avec l’approbation tacite des pa-
rents ou sous leur regard attendri?. A
un âge de moins en moins élevé, des
garçons et des filles se débattent ainsi
| avec des sentiments, des problèmes et
des préoccupations propres à ceux dont
lâge leur permet de penser sérieu-
sement à fonder un foyer. Ce spectacle
de jeunes amoureux imberbes et de
jeunes amoureuses naïves comme une
fleur qui s'ouvre, est-il un spectacle
amusant ou désolant?
Admettons qu’il soit sage de ne point
céder à un pessimisme malsain. Ïl ne
serait pas moins sage d’être au moins
perplexe devant une étude approfon-
die faite par le professeur Henry Bow-
man, de Stephen’s College. Il a été
établi, dit-il, que la moitié des ma-
riages brisés sont le fait de couples
trop pressés. Ils ont commencé à sortir
ensemble trop jeunes, ils avaient trop
d'inpétuosité, ce qui les empêchait de
connaître leur futur conioint, et ils se
sont mariés à un Âge au-dessous de la
moyenne. Voilà donc une déclaration
dbjective certainement de nature à
hisser songeur tout vrai éducateur,
|
|
|
Annonces classées
PROFESSEUR DEMANDE
Î Le District Scolaire Séparé de Cold
| Lake, Numéro 64, a besoin d’un hom-
me professeur, bilingue de préférence
et avec quelque expérience, pour les
grades 7 et 8 et pour la culture phy-
sique des garçons du cours secondaire. :
Sadresser à: Secrétaire - Trésorier,
CP. 10, Town of Cold Lake, Alberta.
Téléphone: 125 ou 121. Donnez-nous
votre adresse complète et votre numé-
t de téléphone.
FERME A VENDRE
Trois quarts de section en culture.
Maison et bâtiments. Avec ou sans ma-
| Chineries. Tout en très bon état. Con-
ailtez: Willie Levasseur, Fort Kent,
Alta. 2-9
À LOUER
Suite de 4 pièces à louer — deuxiè-
Me étage, nouvellement décorée. Pour
ee 10171-114 rue.
Chambre et pension pour professeur.
L. Lamoureux, 10842-96 rue, tél:
422-1373. : |
MAISON À VENDRE
dans le district de Wellington
Maison de 3 ans, avec 3 ch. à cou-
“her, 1,140 pieds carrés, tapis pleine
Srandeur dans le salon et la salle à
|Manger. Sous-sol ‘pleine grandeur;
|Bomberie double, Large lot sur rue,
| formant demi-lune, -vis-à-vis un parc
avec un patio de 900 pieds 'carrés. Ga-.
fage double 24x30, Beaucoup d'autres
spécialités non mentionnées. Paiement
initial à discuter. Près des-écoles sépa-.
tée et publique, demi bloc de l’église
Ste-Angèle, Excellent service: d’auto-
bus tout près. 13224-133A avenue, tél.
454.2995. . Nr
d’être malgré la charité bureaucratique
moderne probablement à cause des
Contacts si humains qu’elle procure à
ses membres et aux assistés, Nos Sei-
£gneurs les évêques ont toujours en-
couragé l'apostolat laïe au cours de
: histoire de notre pays, à l’instigation
es Papes qui se sont succédé sur le
trône de Pierre.
U ne faudrait donc pas nous faire
prendre des vessies pour des Jlanternes,
Mais on sait qu'il y a une laïcité dé-
testable et anticléricale ne désirant nul-
lement lapostolat laïc mais l'écart Je
plus prononcé possible entre l'Eglise
et les fidèles. Qui plus est, qui tente
d’opposer l'une aux autres. Cependant,
beaucoup voient clair dans ce petit
jeu mené subtilement sous des dehors
de faux respect envers les clercs.
Pour ceux qui savent, la promotion
du Jaïcat apostolique débuta active-
ment au Concile de Trente en 1546, et
elle a toujours existé tout au Jong de la
glorieuse histoire de l'Eglise et non
seulement depuis Vatican II.
Tant pis pour les jeunes et vieux de
1964 qui pensent que le monde est né
avec eux et Radio-Canada,
Si l'Eglise met aujourd’hui davanta-
ge l’accent sur l'apostolat laïc, c'est à
cause de la séparation, souvent injus-
tifiée, de l'Église ct de Y'Etat. Notam-
ment en France, jusqu’à la Révolution,
des rapports intimes entre les deux au-
torités établies par Dieu rendaient
moins nécessaire le travail délicat que
doivent assumer aujourd’hui, dans un
effort commun, cleres et laïcs pour
sauvegarder la foi de façon pratique.
Cependant, fi de ceux qui disent que
la promotion du laïcat dans l'Eglise est
une nouveauté, un nouveau départ, un
tournant, ou un mouvement irréversi-
ble, puisqu'elle a toujours été!
(Le Droit)
Les fréquentations prématurées
qu’il soit parent, psychologue, profes-
seur, prêtre, travailleur social, etc. A
coup sûr, il serait plus facile pour n’im-
porte quel de ces éducateurs de sem-
bler accepter cette manie moderne des
fréquentations intempestives. Il n’au-
rait pas derrière lui toute cette bande
de jeunes le traitant de “vieux jeu”, de
“croulant”. J1 ne serait pas victime des
anathèmes de ces jeunes l’accusant de
ne pas les comprendre, de les percécu-
ter. Mais comme éducateur, sommes-
nous en place pour la montée de notre
popularité au détriment de notre inté-
grité ou pour l'orientation de ces ado-
lescents vers un avenir qui leur offre
le maximum de garanties de succès?
Ces jeunes, les aïimons-nous assez pour
prendre le risque d’être temporaire-
ment moins aimés d'eux?
Qui sont ces jeunes?
11 est bien certain que si nous dis-
cutons avec des adolescents de cette
épineuse question des fréquentations
précoces, surtout avec ceux déjà embar-
qués daus une aventure sentimentale,
il est bien certain que nous ne recolte-
rons pas d'emblée leur approbation. Et
c’est normal. Jl faut comprendre leur
situation. Voici que ces jeunes s’éveil-
lent à l’autre sexe. Ils sont travaillés
pat une inclination naturelle vers J'au-
tre qui se présente comme leur complé-
ment. Hier, de bon jeux, une nourritu-
re abondante et variée, un groupe d’a-
mis débrouillards, l'estime des parents,
hier tout cela pouvait les satisfaire. Au-
jourd’hui, ces éléments de bonheur leur
apparaissent encore comme indispen-
sables mais nettement insuffisants. Un
changement physique s'est opéré en eux
et en même temps une transformation
dans l'ordre psychologique et sentimen-
tal. De ce fait, un autre monde s’est
révélé à eux, Et un monde merveilleux,
infiniment prometteur. Faut-il | s'é-
tonner qu'ils en soient fascinés et cher-
chent de plus en plus à le conquérir?
En fréquentant une jeune fille, l’ado-
lescent fait une expérience différente
de tout ce qu'il a connu jusqu'ici. Let
est en proie à des malaises charmants.
Son coeur de débat agréablement. Son
imagination s'en donne à coeur joie.
Un coup de foudre vient de le terras-
ser délicieusement, Cette révélation si
soudaine et si exaltante, il la veut une
Saint-Albert
Le ciel sourit pour les pèlerins ve-
nus prier Notre-Dame de Lourdes, di-
manche le 16 août. Dès le matin, les
foules se rendirent pour assister aux
messes basses et à la grand-messe de
jh, en plein air. Cette messe était
célébrée par SE. Mgr Anthonÿ Jor-
dan, omi., archevèque d'Edmonton,
à qui nous présentons nos hommages
respectueux €t nos remerciements sin-
cères. Le R.P, James Lynch, om, don-
na le sermon à la grand-messe.
A 2h. heure mariale et procession
du Saint Sacrement, le sermon fut don-
né par le R.P. Alfred Bouchard, o.mi,
Les Dames du CWL servirent le dé-
jeuner et goûter au sous-sol. À ceux
qui ont aidé au stationnement. les da-
mes, et à tous ceux qui ont si bien
coopéré, nos remerciements sincères.
Bonne chance et succés à M. Ber-
nard Venesse qui se rend à Rouge-
mont, Montréal, suivre un Cour d'un
an — pré-postulat — chez les Frères
adjuteurs Oblats.
M et Mme B. Houle et leur famille
sont de retour d'un voyage à Pentic-
ton, C.B. | .
Mlle Marie Wolniewies est revenue
Mexique.
Gaulin ont la
de Van-
d'un voyage au
M..et Mme George ù
visite de M. et Mme J. Craig,
couver.
LA SURVIVANCE
Page 5
La créatrice du Ookpik
£ RES 2
7 :
Ookpik, c'est le fameux hibou esquimaud qui se vend comme des petits pains chauds,
et que l’équipe de football des Esquimos d'Édmonton à adopté comme masvotte. Lei,
Mnie Jeannie Snowball, de Fort Chimo, Qué., recoit son premier chèqne du président
de la coopérative locale. Ookpik se présente comme une poupée, un bijou, un jouet,
comme on veut. Il y en a de toutes les grandeurs et de différents matériels pour aé-
commoder tous les goûts.
force qui vaincra par enchantement
tous les obstacles. Tout cela, il faut
le comprendre. Mais le bien compren-
dre en vue d'aider.
Mariage, coup de dés?
Si le coeur de ce jeune vient de dé-
couvrir une réalité extrêmement riche
parce qu'issue de l'Amour de Dieu,
c'est ce coeur même qui doit mainte-
nant apprendre à respecter cette réali-
té. Par contre, s’il n’est pas éduqué
par ceux-là qui ont charge de le faire,
on peut probablement s'attendre à de-
voir un jour se désespérer d’un autre
mariage d’une “tête de linotte” avec
une “poupée écervelée”. Les couples
mariés depuis un certain temps ont
appris au fil des jours que, pour pou-
voir rester fidèles à lengagement pris
à la face de Dieu et des hommes, il
leur fallait une force bien supérieure
à l'ivresse émotionnelle ressentie lors
de la transmission du oui sacramen-
tel, Pour pouvoir, toute une vie, vivre
en “état de grâce” avec sa douce moi-
tié, un conjoint ne s’en tire pas uni-
quement avec des bouleversements
d'âme qui troublent la circulation.
Il lui faut reprendre continuelle-
ment, avec une force et une jeunesse
renouvelées, son oui du premier matin.
Le reprendre et le traduire concrète-
ment dans et par la succession de ses
faits et gestes quotidiens. La réalité
quotidienne accentuera ou effacera la
valeur du oui initial selon que vous
avez affaire à des fantoches ou à des
époux authentiques.
Sans maturité d'esprit de Ja part
des deux, un mariage ne peut jamais
devenir et demeurer une rencontre con-
tinuelle de deux êtres différents, ren-
contre possible grâce à uné prise en
charge totale de l’un par l’autre. Cer-
tes oui, extérieurement, bon nombre
d’unions conjugales résistent assez bien
aux éprouxes du temps même si les
époux ne sont pas transformés par
un amour qui les prend tout entiers.
Chez ces couples, le maïntien du lien
extérieur ne nous empêche pourtant
vas de deviner une grande souffrance
très souvent exprimée par des sarcas-
mes sur le mariage. Voici donc en peu
de mots la situation: ces époux sentent
que, pour donner à leur mariage plus
qu'une façade élégante, ils auraient
besoin d’un commun idéal, d'un com-
mun sujet d'intérêt et d’enthousias-
me, Ils ne l'ont pas, Ils ne l'ont pas
parce qu’ils ne sont pas mariés. Je ne
mets nullement en doute l1 parfaite lé-
galité de leur mariage, encore moins
son caractère religieux ou sa valeur
morale. Mais au point de vue psycho-
logique, c’est autre those. Ont-ils at-
teint ce degré de fusion de pensées,
de sentiments et d'émotions qui les
Jaisse différents tout en les unissant in-
cessamment? Ontils atteint une certai-
ne unité d’impressions et de réactions
sur les points principaux de leur vie à
deux et de leur rôle commun d’éduca-
teurs? Mais alors, sônt-ils heureux?
Le sont-ils autant qu'ils pourraient et
devraient l'être? Et a cause d'eux.
oo
leurs enfants? Et leurs voisins?
Pour un avenir heureux
Adolescents et adolescentes d’au-
jourd'hui feront-ils un mariage heu-
reux? Une fois engagés dans la voca-
tion à l'amour, réaliscront-ils Yespé-
rance de Dieu sur eux? Par leur amour
humain -surnaturalisé, deviendront-ils
lun pour l'autre et leurs enfants et
leur prochain premier de cordée dans
l'ascension vers le Dieu-Amour? On
ne peut pas parler sérieusement de
fréquentations d'adolescents sans d’a-
bord situer le problème dans cette
grande perspective-là.
Autrement, aussi bien affirmer que
le mariage est une vocation de seconde
zone. Le débouché des amoindris. Et si
cela est, les jeunes peuvent bien alors
gaspiller leur coeur et leur esprit à
jouer la comédie de l'amour. Pour-
quoi pas? Car si le mariage est la con-
sécration de deux égoïsmes, la béné-
diction accordée à deux coeurs qui ne
se complaisent qu’en eux-mêmes, ils
seront tout à fait prêts. Le plus qu'on
pourra leur demander ce sera de sau-
ver, par convenance sociale ou princi-
pe religieux, Je lien extérieur qui les
unit, J'imagine bien que pas un seul
éducateur dont l'amour pour les jeunes
dépasse le verbiage doucereux ne peut
se contenter pour eux de cette triste
possibilité d'avenir. J'espère seulement
qu'il n'aboutira pas à une séparation
Jégale.
Mais alors, si la préoccupation ma-
jeure des éducateurs d'adolescents est
d'en faire des adultes capables d’un
mariage qui soit une série de rencon-
tres épanouissantes jusque dans le
coeur du Père, ne doivent-ils pas d'a-
bord viser à ce que ces adolescents
fassent un jour des fréquentations des-
tinées à J’apprentissage de la rencon-
tre continuelle qu'établira le lien con-
jugal? Pour que des époux se rencon-
trent vraiment au lieu seulement de se
croiser, il est indispensable que les
jeunes des deux sexes aient d’abord
appris à se connaître, se connaître dans
la complexité de leur psychologie. Et
cette connaissance expérimentale s'ac-
quiert en tout premier lieu au sein de
groupes mixtes où garçons et filles, li-
bres de toute attache sentimentale ex-
clusive qui nuirait à leur objectivité,
se comportent avec naturel. 1] est in-
dispensable aussi qu'ils aient appris
à accepter et à respecter l’autre dans
ce qu'il a d’original comme homme ou
comme femme. Qu'ils aient appris à
procéder, durant les fréquentations cet
de mieux en mieux, à l'élimination de
tout ce qui chez eux les empêcherait
d'être attentifs aux besoins réels de
l'autre.
Des époux matures ne se créent pas
miraculeusement un beau matin d'été.
Mais alors sont-ils vraiment “vieux jeu”
les adultes en état d'alerte devant ces
adolescents qui, au lieu de se préparer
adéquatement à leur rôle et responsa-
bilité futurs, s'amusent avec l'amour, la
première merveille du monde?
Jacques de Villers
ee mm
Camp-école conjoint dans la région de l'Ouest
Les Guides catholiques du Canada
(secteur français) ont tenu récemment
à la Plage Albert dans le diocèse de
St-Boniface, Man. le premier camp-
école dans la région de l'Ouest.
Venues de Vancouver et Maïllard-
ville, C.B., Edmonton, St-Paul et Bon-
nyville, Alta, Gravelbourg et Ferland,
Sask, St-Boniface et la banlieue, ainsi
que de St-Lazare, Man, 42 cheftaines
et assistantes ont participé avec en-
thousiasme aux sessions théoriques et
pratiques qui avaient pour but de les
initier à Ja méthode d'éducation pro-
pre au jeannettisme et au guidisme.
Vivant sous la tente elles ont dérou-
vert ce qu'était le camp guide, ses joies
et ses difficultés. Première rencontre
de tous les chefs guides de langue
française de l'Ouest, le camp-école
national marque une date importante
pour Je guidisme dans cette région.
La vie d'équipe et de multiples acti-
vités, dont des cours d'éducation phy-
sique, ont contribué à lentrain et à la
souplesse tant des muscles que du ca-
ractère. :
Ce camp a été rendu possible grâce
À un octroi substantiel de la Commis-
sion du Sport Amateur du Ministère
fédéral de la Santé. |
La guide-maitrise du camp était
composée de Mlle Huguette Sauva-
geau, de Laval-des-Rapides, commis-
saire nationale adjointe itinérante,
cheftaine et également instructrice.
M. l'abbé Roger Métras, de Sherbroo-
ke, aumônier national à la branche
jeannette, aumônier du camp; Mlle
Thérèse Provencher, de Trois-Rivières, -
trésorière nationale, instructrice, Mme
Charlotte Lacroix, d'Ottawa, commis- :
‘saire nationale à la branche jeannette, :
instructrice; Mlle Diane Prescott, com-
missaire de district, de Montréal, ins-
tructrice; Mlle Colette Huot, de St-
Boniface, commissaire régionale de
l'Ouest, assistante. M. l'abbé Maurice
Minne, chancelier du diocèse de .Gra-
velbourg et aumônier diocésain adjoint
de ce diocèse, était également inscrit
au camp.
Saint-Joachim
Samedi le 22 août, à 2h. p.m., un
Thé est organisé par Je Centre marial,
Ce Thé se tiendra dans Ja “Sportex
building” sur le terrain de Yexposition.
Tous sont cordialement invités à venir
y rencontrer les membres du “Edmon-
ton Eskimo Foot-ball Club” qui seront
là pour l’occasion et en même temps
contribuer à cette oeuvre méritoire.
Mme Jacques Baril s'est rendue à
St-Norbert, Man, pour assister aux
premiers voeux de son fils Raymond
au noviciat.
Mme L. Bourbeau, de Sudbury, est
de retour à Edmonton. Elle se rendra
à Bonnyville où à J'avenir elle réside-
ra.
M. et Mme P. Villeneuve sont ac-
tucllement à Winnipeg, Man, où ils
visitent la mère de M. Villeneuve et
les autres parents.
Mme F, Perrier, de Montréal, et sa
fillette Denise ont passé quelques se-
maines chez Mme L. Dubuc, mère de
Mme Perrier.
Nos sympathies à M. Eugène Trot-
tier à l’occasion du décès de son père
survenu en France, la semaine derniè-
re.
Du 11 au 18 septembre, il y aura
une retraite pour dames à St-Aïlbert.
Celles qui le peuvent sont invitées à y
prendre part.
Baptême: Monique-Hélène, fille de
M. et Mme Laurent Gil, baptisée par
le R.P. Labelle, oncle de l'enfant. Par-
rain et marraine: M. et Mme A. Hur-
BCNNYVILLE
La semaine dernière, décédait' Mme
Jacques Svlvestre. Elle laisse pour
pleurer sa perte, outre son époux,
quatre fils: Gérard Laurier, Robert et
Laurent, trois filles: Jacqueline, Simo-
ne, de Bonnyville, Eloise (Mme VW.
Lachanski}, de Talher; sa mère, Mme
Eugénie O’Neil, son frère, Ambroise,
deutiste à Edmonton, sa soeur Mme
Gertrude Lammie et une soeur adopti-
ve Thérèse Nuss, de Bathurst, N.B.
Le service fut chanté par le RP.
Douziech, cousin de la défunte, assis-
té des RR. PP. Lassonde et Laberge.
La famille remercie sincèrement
ceux qui lui ont offert des témoigna-
ges de sympathies.
“La Survivance offre ses sincères
condélances à la famille éprouvée.
La famille Gareau ont fêté le 84e
anniversaire de naissance de leur tan-
te Mme Marianne Gravel, d’Edmon-
ton, à leur chalet.
La famille L.-P. Bougie a fait un
beau voyage à Vancouver.
Mme Elphège Ouimet et sa soeur
Mlle Olive Roberge ont passé une
vacance au Minnessota où elles ont
visité des parents.
M. et Mme D. Morissette (Jacqueline
Baril} sont les heureux parents d’une
petite fille, Michelle.
THE MAN WHO SHOT
LIBERTY VALANCE
Cote morale:
adultes et adolescents
Américain, 1962, 123 min. — Wes-
tern réalisé par John Ford avec James
Stewart, John Wayne et Vera Miles,
Vers 1910, un jeune avocat, Ransom
Stoddard, vient s'installer dans une pe-
tite ville de l'Ouest nommée Shinbor-
ne. La terreur règne dans la région
par suite de la présence de Liberty Va-
lance, un hors-la-loi au service de ri-
ches propriétaires, Stoddard, bien dé-
cidé à ramener l’ordre dans la place,
se lie d'amitié avec Tom Doniphon,
un honnête rancher, ct s’éprend de
Hallie, une jeune serveuse de café sur
laquelle Tom avait déjà jeté son dé-
volu. À loccasion d’une bataille de
rue entre Stoddard ct Valance, ce der-
nier est abattu. Stoddard reçoit tout
le crédit de cet exploit, épouse Hallie
ct est bientôt élu membre du Sénat.
Sans peut-être atteindre le niveau
des imeilleures réalisations de John
Ford, ce film n'en reste pas moins vrai-
ment caractéristique de la manière du
grand maître du western. L'action, très
bien conçue sur le plan dramatique,
est mende à un rythme alerte et servie
par d'excellents interprètes.
Appréciation morale: ce film met en
relief une belle amitié. La portée des
violences qu’il renferme est atténuée
par le genre, Adultes et adolescents.
# * *
THE WHITE WARRIOR
Cote morale: adultes
Italo-yougoslave, 1961, 85 min., cast-
mancolor. — Film d'aventures réalisé
par Ricaido Freda avec Steve Reeves,
Georgia Moll et Renato Balkini, d'a-
près un roman de Tolstoi.
En 1850, les troupes du tsar Nicolas
ler ont fort à faire avec les bandes
des rebelles réfugiées dans les monta-
gnes du Caucase. Hadji Maurade, sur-
nommé le Diable blanc, dirige cette
armée de révolutionnaires. Il est ja-
lousé cependant par Akhmet Khan,
qui convoite son poste de comman-
SAINT-ISIDORE
Dernièrement, la famille Monfeite
avait le honheur de recevoir la visite
de leur fils Jean-Roch après une tour-
née de catéchisme qu'il a faite à Fort-
Vermillon. Le frère Monfette est aux
études chez les Pères Oblats à Lebret,
où il prononcera ses derniers vaeux Je
15 août prochain.
MARIAGES:
Samedi ler août, avait lieu à Hull,
PQ. le mariage de Robert Robert, fils
de M. et Mme Paul Robert, de St-
Isidore, à Mlle Pierrette Larose, fille
de Mme J.-M. Gratton, Après avoir vi-
sité quelques parents à Montréal et à
Sorel Jes jeunes époux. résideront à
St-Isidore, Mlle Larose enseignait à
nos élèves des grades V et VIII depuis
deux ans. Elle continuera son enseigne-
ment en septembre prochain.
Samedi le 8 août un autre mariage
avaient lieu à St-Thomas d'Aquin, ce-
lui de Evens Lavoie, fils de M. et
Mme Philippe Lavoie, de St-Isidore,
à Mlle Marie Bérubé, file de Mme
Armand Bérubé, de St-Thomas d'A-
quin, La mariée fit son entrée à Fé-
glise au bras de son grand-père, M.
Pierre Bérubé. Son frère M. Jean Bé-
rubé lui servait de témoin de même
que M. Léon Lavoie servait de témoin
au marié, Filles d’honneurs: Miles De-
nise Bérubé et Henriette Lavoie toutes
deux soeurs des mariés; garçons d’hon-
neur: MM. Jean Bérubé et Léon La-
voie, frères des mariés. M. labbé Hé-
bert officiait à la messe nuptiale et du-
rant la cérémonie on interpréta un
Avé Marie et le Panis Angelicus. ‘A
l'issue de la cérémonie les invités pri-
rent part à uue réception au Airlines
Hotel où un grand nombre d'amis de
St-Isidorc se sont rendus pour célébrer
cet heureux jour avec Marie et Evans.
Après un voyage dans les Rocheuses
les mariés résideront à St-Jsidore.
À ces deux couples nous souhaitons
beaucoup de bonheur et de succès.
M. et Mme Hercule Lamoureux sont
allés visiter leur fils à Edmonton.
MM. Gilles et Gaby Bouchard sont
revenus enchantés d’un voyage dans
les Rocheuses, Ù
Films à l'écran
Cénéma et culture
$
dant et qui aime la mème jeune fille, la
jolie Saltanet. Le chef suprême des
rebelles, le vieux Shamil, se laisse cir-
convenir par Akhmet Khan qui accuse
Hadji de trahir les siens. Le Diable
blanc doit donc mener la lutte et con-
tre les Russes et contre son rival. Il
triomphe sur les deux plans et peut
épouser celle qu’il aîim.e
Les auteurs en prennent à leur aise
avec l’ocuvre de Tolstoi qui n’est ici
qu’un prétexte à un nouveau récit d’a-
ventures avec Steve Reeves, l’athléti-
que.
Appréciation morale: quelques ima-
ges osées ct une scène de torture as-
sez appuyée font réserver le film aux
adultes.
+ # +
THE ROMAN SPRING
OF Mrs. STONE
Cote morale:
adultes avec réserves
Américain, 1981, 102 min. techni-
color, — Drame psychologique réali-
sé pur Jose Quintero avec Vivien Leigh,
Warren Boatty et Lotte Lenva, d’après
le roman de Tennessee Williams.
Après la mort de son mari, Karen
Stone, ancienne actrice autrefois, dé-
cide d'aller vivre à Rome. La solitude
Jui pèse ct elle finit pas succomber
aux avances de Paolo, un jeune gigolo.
Une amic essaie, mais en vain, de la
détourner de cette aventure ridicule.
Karen se laisse prendre au peu de Ya-
mour jusqu’au jour où Paolo la délaisse
pour une autre. Déçue et dégoûtée,
Karen ouvre alors sa porte à un jeune
vagabond qui, depuis des mois, atten-
dait cette faveur.
L'histoire que raconte ce film et le
monde abject dans lequel évoluent les
personnages ne peuvent que Jaisser
aux spectateurs un goût de cendre.
Appréciation morale: l’atmosphère
de tristesse et d’amertume dans laiquel-
le baigne cette oeuvre atténue la por-
tée des comportements répréhensibles
qu’elle présente. Adultes avec réser-
ves.
* # +
WHO'S GOT THE ACTION?
Cote morale: Adultes
Américain, 1962, 93 min., technico-
lor. — Comédie réalisée par Daniel
Mann avec Lana Turner, Dean Martin
et Eddie Albert.
Dépitée de voir son mari Steve per-
dre tout son argent aux courses, Méla-
nie essaie d'arranger les choses...
mais les affaires se gâtent.
Malgré un scénario parfois confus
ct quelques longueurs, cette comédie
est d'assez bonne venue, La caricature
des milicux du jeu est amusante et Ia
mise en scène est habille sans être bien
originale.
Appréciation morale: le ton de co-
médic atténue Ja portée des éléments
répréhensibles. Adultes,
HIGH PRAIRIE
Lundi le 10, décédait à notre hôpi-
tal, M. Alphonse Roy, âgé de 94 ans.
H avait reçu les sacrements des mala-
des le 13; il communiait chaque fois
que notre chapelain disait la messe à
Pleasant View Lodge et il communia
aussi le jour qui précéda sa mort. Les
funérailles eurent lieu le jeudi 13 août
et le curé célébra la messe des funé-
railles. Les porteurs étaient ses amis
de Pleasant View Ladge: MA. Arthur
St-Pivrre, Augustin Quirion, Louis Dan-
ze, François Albinati, Joseph Long-
fat et Isaïe Archambault. M. l'abbé
Could prononça une courte allocution
en français et en anglais après Je
Libera. Le défunt repose maintenant
en paix dans notre cimetière.
Nous ont quittés: Mmes Madelei-
ne Brulotte, de Guy, et Lilian Gagné,
de Guy; MM. Emile Cloutier et André
Cloutier, de Faïher.
Sont encore avec nous: Mme Thérè-
se Moulin, de Falher, et Mlle Laura
Hétu, garde-malade, de Slave Lake.
Jean-Sé-Pu
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
ET BIJOUX
en face de la “Bay”
10115 - 102ème rue, Edmonton
e!
Les entrepreneurs en funérailles “Park Memorial Ltd.” ont à leur emploi deux personnes
de langue française qui se feront un devoir de vous servir en français si vous le désirez.
Park Memorial Ltd. peuvent s'occuper de funérailles n'importe où en Alberta. Ils ont des
succursales à Végreville, Mayerthorpe, Lamont, Smoky Lake, Vilna, Myrnam et Wildwood.
Mme N. Turgeon
Luc LaFrance
PARK MEMORIAL LTD.
“La Chapelle sur le Boulevard”
9709 - 111ème avenue, Edmonton &"
Tél: GA 2-2331 — GA 4-1633
Page 6
PRÉ
A
A TITRE DIVERS ET D'ETE
sur les ondes de CHFA
“Un optimiste, pourrait-on dire en
parodiant un proverbe, c’est un indi-
vidu pour qui il n’y a que la moitié
deflété de passé; un pessimiste, c'est
celui pour qui la moitié de l'été est
déjà passé”.
Jean Rafa et Eloi de Grandmont, les
deux bout-en-train et animateurs de
l'émission À titre divers et d'été se
fichent éperdument du nombre de
jours qu’il reste avant le début offi-
ciel de l'automne. Leur seule préoccu-
pation de 7 heures à 8 heures du ma-
tin, tous les jours de la semaine, au
réseau de radio de Radio-Canada, c’est
de dérider les auditeurs et de leur
D
La Librairie SCHOLA d'Edmonton
vous présente
“La Revue du Livre français”.
le vendredi soir à 6h.10 p.m.
sur les ondes de CHFA.
l'antenne de
CHFA
faire oublier tous les petits et les gros
ennuis de la vie: le temps trop chaud
ou trop froid qu’il fait, la nécessité de
se lever et de se rendre au bureau de
bon matin, le “lendemain de la veille”,
les difficultés familiales, etc...
Chansons, histoire, musique de tous
les genres, cuisine, camping, sport, en
un mot tous les sujets sont pour Rafa
et de Grandmont des sources d’inspi-
ration et d'humour.
a ————
Les voyageurs sur la route 2 entre
Montréal et Québec l'ont vue, au bord
du majestueux Saint-Laurent, cette
haute pyramide de granit blanc coiffée
de cuivre et surmontée de la croix à
plus de 250 pieds dans les airs: c'est
le nouveau sanctuaire de Notre-Dame
du-Cap qui a été consacré, déclaré
“basilique” et officiellement inauguré
à l’occasion de la fête de l’Assomption,
la plus solennelle de toutes les célé-
brations au Pèlerinage marial du Cap-
de-la-Madeleine. Cette basilique, on
l'aperçoit de loin, au-dessus des toits,
comme un berger entouré de son trou-
peau. Auprès d'elle, la petite église de
1714, — c’est son 250e anniversaire
cette année, — a l'air d’une miniature
. pour crèche de Noël.
Ap Canada, ce sont les Albertains
qui sont les plus lents à s'acquitter de
leurs dettes.
# + +
Il y aurait au moins 35 églises “spi-
ritualistes” au Canada, dont la moitié
à Toronto.
re de sable et d'argile! Les premiers
colons de 1659 n'avaient qu’une cha-
pelle de vingt pieds. Deux générations
plus tard, avec la contribution de tou-
te la Nouvelle-France, on avait pu éle-
ver les murs de maçonnerie du vénéra-
ble Sanctuaire que l’on voit encore
aujourd’hui. 11 a fallu encore sept gé-
nérations pour bâtir l’ancienne église
de Sainte-Madeleine avec les pierres
Comme tout a changé sur cette ter-.
Un livre nouveau est commenté
tous les vendredis soir à
“La Revue du Livre francais”
CHFA
“La voix française de l'Alberta”
La semaine à
TEMOIGNAGES
(une émission de Radio-Sacré-Coeur)
(du 24 au 28 août 1964)
LUNDI: Jean Galot, SJ.
“]] faut que ça soit neuf” (Les Messagères de joie)
MARDI: Réal Hogue, sim.m., “Pour mieux connaître”.
MERCREDI: Abbé Jean Martucci, “Connaissez-vous les filles d'Eve?”
JEUDI Marcel Clément, “L'Amour up et l'Amour nee
VENDREDI: P. Lombardi, S.J., “Pour un monde meilleur”
CHFA — 680 — 4h.45 à 5h. p.m.
_ —
ae n%n ed ef en ef nf ed eo e9a ed fn nf vf ef ea ef ef na ed fo vd ef es ee va
680
k.c.
%.. Nos Programme
LUNDI AU 6.45—Chapelet
VENDREDI 7.00—Informations
6.50—Ouverture 7.30—(Selon le jour)
6.55—Nouvelles 9.00—{(Selon le jour)
7.00—-Chez Miville 9,30—(Selon le jour)
DIMANCHE
8.55—Bonjour
9.00—Nouvelles
7.28—Manchettes 10.00—Prog. ukrainien 0.30—Prog. norvégien
7.30—Chez Miville 10.30—Le bel âge 10.30—Terre nouvelle
8.00—Nouvelles 11.00—Manchettes 11.00—Messe dominicale
8.05—Sports 11.02—Sous Yabat-jour 12.00—Musique en dînant
11.55-—Radio-Ouest 12.15--Nouvelles
12.05—Fin des émissions 12.25-—Sports
8.10—Prière du matin
8.18-—-Radio-Réveil
8.29--Manchettes SAMEDI 12.30—Vie croissante
8.30—Radio-Réveil 6.50—Bonjour 12.45—Musique en dinant
9.00-—Nouvelles 6.55—Nouvelles 1.00—Prog italien
9.02—Intermède 7.00—Musique en tête | 2.00—Prog. hollandais
7.30—Nouvelles
7.32—Musique en tête
6.00—Nouvelles
9.05—Avec Simone
9.10—Intermède
9.15—Vie de femmes
3.00—Prog. polonais
3.30—Prog. Allemand
4.30—Radio-théâtre
9.30—Troubadours 8.05-—Sports . 5.00-—Radio-journal
9.58—Intermède 8.10—Prière du matin | 5.30-—Cabaret du soir
10.00— Nouvelles 8.18—Musique en tête | 7.00—Informations
10.02—Vos souhaits
10.30—Partage du jour
11.00-—Radio-journal 9.00—-Tante Lucille
11.10—Jeunesse dorée 9.380—Tintin
11.25-—Visages de l’amour|10.00—-Nouvelles 10.00--Prog. ukrainien
11.40—Eclairez-moi 10.02--Vos souhaits 10.30—Sérénade
12.00—Régina coeli 10.30—Un beau soleil |[11.00—Sous labat-jour
12.02-—Musique en dinant|11.00—Nouvelles 12.09—Nouvelles
12.15—Nouvelles 11.10—Un beau soseil
12.25—Sports 11.15-—Vers demain
12.30—Q'en pensez-vous |11.30—Un beau soleil
12.45—Journal agricole |12.00—Regina coeli
8.30—Nouvelles
8.32—-Musique en tête
7.30—Cabaret du soir
7.55—Sports
8.00—Cabaret du soir
9.00——Sérénade
LUNDI:
9.00—Quatre cordes
12.58—Nouvelles 12.02—Musique en dinant| 9.15—Affaires de l'Etat
1.00—Fémina 12.15— Nouvelles 9.30—Arts et lettres
1.15—Psychologie 12.25—Sports MARDI
1.29—-Manchettes 12.80—Musique en dînant 7.30—Concert
1.30—Plein soleil 1.00—A votre santé 9.00—Amour et chansons
1.53—-Intermède 1.10—Chansonniers
9.30—Canada français
2.00—-Nouvelles 1.30—Nouvelles
2.02—Sieste musicale 1.32—Chansonniers ee Fe
2.55—Sports 2.00—Rendez-vous 9 00 —P. a
3.00—Nouvelles 3.00—Nouvelles 3 ie concert
3.05—Divertissement 8.02—Rendez-vous 9.30—Ecrivains
4.00—Radio-journal 4.00—Prog italien JEUDI |
4.15—Insp. Tanguay 4,30—Prog cri 7.80—Symphonies
8.15—Le Lied
8.30-—Récital d'orgue
4.30—Boîte aux surprises
5.00—Nouvelles
5.02--Page à l’autre
5.06—-Kiosque à chansons
5.30— Nouvelles
5.32—Kiosque à chansons
6.00— Nouvelles
6.02—Météo
6.05—Sports
6G.10-—Plus belles voix
5.00—Reportage
5.30—Notre pays
G.00——Langue pendue
6.30—Variétés
6.45—Chapelet
7.00—Informations
7.30—Avec Paul
10.00—Prok. ukrainien
10.30—Avec Paul
11.55—Nouvelles
9.30—-Place publique
VENDREDI:
8.00Chorale
9.00—Sérenade
Comité du Chapelet,
‘Poste CHFA,
10012 - 109e rue,
Edmonton, Alberta,
Mon cher Monsieur,
Veuillez trouver ci-inclus mon offrande
(le Pan inesin pour aider au maintien de la récitation
quotidienne du Chapelet à la Radio.
NOM. riens elersndeesée Minnie NES sie
AULESSE he indiennes ti hseieese sta
ÉTETLELLLEL LEE EEE EL EEE EEE LE ET EL EEE EEE EE ssosssssses CLELLELLLELS CLLLI EEE LL CELLELLEEL SELLES
EEE)
—
12.05—-Fin des émissions
9.02—Ballade musicale
12.05—Fin des émissions
7.30-—Scènes du monde
9.06—Variété du Qué,
7.30—Chasse à l'inconnu
8.30—Auteurs étrangers
9.30—Prog. Hollandais
ne ee nf ef nf ef e% 299 ef ef ed ed 69p en ef ed na fa fs a ed ee es dé
transportées sur le prodigieux pont des
chapelets en 1879. Mais à partir de ce.
moment, les événements prennent une
tournure nouvelle: sainte Marie-Made-
leine cède la place d’honneur à Notre-
Dame du Très Saint Rosaire. Le 22
juin 1888, le curé Désilets accomplis-
sait son voeux en dédiant à la Sainte
Vierge la petite église de 1714. C'était
© LA SURVIVANCE se,
la naissance du pèlerinage de Notre-
Dame-du-Cap. Ce soir-là la statue de
la Vierge, nouvellement placée au-
dessus du maître-autel, parut s'animer-
et dirigea son regard vers la sortie. Les
témoins de ce prodige y virent un si-
gne d'approbation de la part de la cé-
leste Souveraine de ces lieux.
Trois générations plus tard, voici
maintenant le grand temple qui s’élè-
ve majestueusement, chargé d'un té-
moignage pour les siècles futurs.
Le passé a parlé: ce nouveau tem-
ple parlera à l’avenir. Cet immense oc-
togone de granit, relié en profondeur
à la roche calcaire du sous-sol, est bien
l'élancement de la terre vers le ciel...
Des foules de pèlerins peuvent y en-.
vahir cette belle et vaste construction
en l'honneur de la Mère de Dieu. Tout
autour de l'immense nef sans colonne,
plus de cent verrières splendides racon-
tent en vives couleurs et en formes
gracieuses des scènes bibliques dont
les mystères du Rosäire, et quelques
traits de l’histoire religieuse du Cana-
da. C’est dans ce décor merveilleux
que Notre-Dame convie ses pèlerins
pour la GRANDE PRIERE en union
avec son divin Fils.
Le beau rêve de jadis est mainte-
nant une réalité. Notre-Dame a vrai-
ment sa basilique qui a été consacrée
et officiellement inaugurée les 14, 15
et 16 août 1964, au bord du grand
fleuve, au centre géographique de cet-
te historique vallée du Saint-Laurent,
comme un phare séculaire sur cette
voie royale d’un continent.
Après la Conférence d’Abidjan
L'Afrique veut s’instruire
par Roger TESSIER, p.b.
Les chefs d'Etat africains ont sou-
vent rappelé que les trois grands enne-
mis de l'Afrique indépendante sont la
Maladie, la Faim et l’Ignorance. Ce
sont d’ailleurs des ennemis qui coopè-
rent étroitement pour bloquer le pro-
grès de l'Afrique. Aussi, il ne suffit
pas que chaque pays mène sa propre
lutte; il faut coordonner les efforts à
l'échelon du continent et même à l’é-
chelon du monde, car une lutte fruc-
tueuse suppose la collaboration de
l’Europe et de l'Amérique.
Dans la lutte contre l'ignorance, les
pays africains comptent sur l'appui
d'un organisme des Nations unies,
PUNESCO, qui a pour but de “con-
tribuer au maintien de la paix et de
la sécurité (dans le monde) en resser-
rant, par l'éducation, la science et la
culture, la collaboration entre les na-
tions”.
En 1980: 300,000 étudiants
En mars dernier, Abidjan, la capitale
de la Côte d'Ivoire, à accueilli la Con-
férence des ministres de l'Education
des pays d’Afrique, réunie sous les
auspices de l'UNESCO. Tous les Etats
d'Afrique, membres ou membres asso-
ciés de l'UNESCO, étaient représentés
par les responsables de l’enseignement
à tous Jes degrés. Aux observateurs de
onze Etats non-africains s'étaient joints
ceux de neuf organisations internatio-
nales: en tout, plus de 200 participants
parmi lesquels trente ministres.
Il est bon de rappeler que bon nom-
bre d’entre eux avaient pris part à
trois autres importantes sessions: en
1961, à Addis Abcba, en 1962, à Pa- .
ris et à Tananarive (Madagascar). Au
cours de ces conférences, avait été
mis au point un plan de développement
de l'éducation pour l’ensemble du con-
tinent.
En gros, ce plan de vingt ans se
propose comme but ultime de générali-
ser l’enseignement primaire d'ici 1980.
Il prévoit aussi qu’à cette date, 20 pour
cent des enfants quittant Yenseigne-
ment primaire devraient entrer dans
l'enseignement secondaire et que 300.,-
000 jeunes Africains seraient alors dans
les universités.
Progrès et difficultés
En trois ans, des progrès remarqua-
bles ont été accomplis, surtout dans
l'enseignement primaire. Le plan re-
commandait une augmentation des ef-
fectifs scolaires de 15.8 p.c. entre 1962
et 1965 et les prévisions actuelles per-
mettent de penser que cet objectif sera
atteint, car l'accroissement atteint dé-
jà 15.2 p.c.
Les réussites soint moins nettes dans
Fenseïignement secondaire: on avait
prévu un accroissement de 46 pour
cent et on n'arrive guère qu'à 39 p.c.
Muis il faut ajouter qu’en ce moment
même, la plupart des pays d'Afrique
multiplient les établissements d’ensei-
gnement secondaire, surtout les écoles
du type “collège d'enseignement géné-
ral” souvent mieux adaptés aux be-
soins réels, et qui suffisent à former
certains cadres indispensables à l’ad-
ministration et à l’économie locale.
Si l’enseignement secondaire dans
son ensemble progresse trop lentement,
cest en grande partie à cause de la
pénurie de maîtres qualifiés. Dans cer-
tains pays, 90 pour cent des professeurs
de collège et de lysèe sont fournis par
des Etats non-africains, comme Ja Fran-
.ce ou la Grande-Bretagne. D'autre part,
il faut signaler que des écoles norma-
les supérieures, récemment. fondées
grâce à l’aide de l'UNESCO au Mali,
au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Con-
go, etc., vont ‘apporter chaque année,
à l'Afrique, quelques centaines d’en-
seignants qualifiés.
\
Quant à
l'enseignement supérieur,
en Afrique, on compte 53 universités .
et collèges -universitaires existants ou.
en voie de formation, dont 14 en Afri-
que du Sud. Depuis 1982, à Stanley-
ville, au Congo, à Butaré, au Rwanda,
et à Lusaka,ren Rhodésie du Nord, des
universités ont.été fondées: |
On peut prévoir que dans quelques :
années, chaque Etat africain, ou pres-
que, voudra posséder ses propres éta-
blissements d'études supérieures. Les
participants de la Conférence ont in-
sisté cependant sur la nécessité de co-
ordonner les divers établissements en-
visagés. Certains enseignements, com-
me la médecine, de même que les cen-
tres de recherches coûtent extrêmement
chers: ils ne sont rentables que sur un
plan régional. Par conséquent, à ce
niveau, l’idée de planification continen-
tale doit être développée.
Des millions d’illettrés
Les participants de la Conférence
d’abidjan n’ont pas oublié de ce pen-
cher sur l'important problème de Yal-
phabétisation des masses africaines.
Pour en comprendre l'acuité, il suffit
de se rappeler que la grande majorité
des Africains âgés de plus de 15 ans
sont illettrés. Leur nombre ne fait que
s'accroître puisque dans la plupart
des pays, la scolarisation n’atteint pas
la moitié des enfants d'âge scolaire.
Les résultats de la lutte contre l’a-
nalphabétisme ont été étudiés. La Con-
férence a accepté les recommanda-
tions d'experts qui s'étaient réunis huit
jours plus tôt, à Abidjan même, pour
étudier la planification et Yorganisa-
tion des programmes d’adphabétisation.
Pour sa part, l'UNESCO a envoyé
en Afrique une équipe de linguistes,
qui étudient Ja possibilité d'employer
des langues africaines en vue de l’al-
phabétisation ct d'élaborer des alpha-
bets pour les idiomes non-écrits (1).
L'UNESCO encourage aussi activement
l'emploi de la radio et même de la
télévision éducatives, ces moyens d’in-
formation pouvant communiquer effi-
cacement des idées aux Africains illet-
trés,
Comme le lecteur le constate, les
projets ne manquent pas: cette Confé-
rence d’Abidjan vient de la démontrer.
Pour que la lutte contre l’ighorance
soit effective, toutes les bonnes volon-
tés sont requises. Pour leur part, les
missionnaires — religieux et laïques —
sont prêts à continuer et
leur collaboration.
(1) C'est souvent grâce aux mission-
naires si de nombreuses langues a:
fricaines sont maintenant écrites et
même dottées de précieux diction-
naires. |
à intensifier
St-Thomas d'Aquin
‘M. et Mme Anatole Lemieux et leur
“fille, de Québec, ainsi que M. et Mme
Germain :Desaulniers, de Fort-Kent,
rendirent visite à M. et Mme Ernest
Daigle.
Samedi le 8 août, en l’église St-
Thomas, eut lieu le mariage de Mle
Marie Bérubé, fille de Mme Lucien
Bérubé, à M. Evens Lavoie, fils de
M. et Mme Philippe Lavoie, de St-
Isidore. ‘
M. l'abbé Denis Hébert bénit leur
union. Mlles Denise Bérubé, soeur de
la mariée, et Henriette Lavoie, soeur
du marié, servaient comme filles d’hon-
neur, elles étaient accompagnées de
MM. Jean Bérubé, frère de la mariée,
et Léon Lavoie, frère du marié.
La jolie mariée, tout en blanc, mar-
chait au bras de son grand-père, M.
Pierre Bérubé. Mlle Gilberte Audette
touchait l'orgue et MM. Levier et Ghis-
lain Bergeron laissaient entendre de
beaux chants appropriés.
La réception et la’ soirée eurent lieu
au Airlines Hotel.
Plusieurs invités venaient des ré-
gions de Rivière-la-Paix, Calgary et
St-Edouard.
Après un voyage en Colombie les
jeunes époux résideront à St-Isidore.
Le 8 août également, en l'église St-
Thomas, Mile Léona, fille de M. et
Mme Aristide Normand, unissait sa
destinée à M. Len, fils de M. et Mme
Len Gratto, de Vancouver.
La mariée, élégante dans sa longue
robe blanche, marchait au bras de son
père. Le mariage fut béni par M. Yab-
bé Denis Hébert, Les damoiselles
d'honneur, Mes Lucile Normand,
soeur de la mariée, et Marg. Pruff é-
taient accompagnées de MM. Bill
Hayes et Lionel Gratto.
Charmante était la petite Joanne
Paquette qui agissait comme bouque-
tière.
La réception eut lieu à la salle de
Beaumont.
Après leur voyage les époux s'établi-
ront à Vancouver.
Aux deux jeunes couples, nous sou-
haïitons bonheur et prospérité.
A CBXT et CBAXT-1
Programmes
français
SAMEDI 22 AOÛT AM.:
9.30—CF-RCK — “Danger, volatil
-et inflammable”. Corbin et
Gendron sont faits prisonniers
et sont enfermés dans une gla-
cière.
10.00—Dans tous les cantons — Chan-
sons et danses par les gens de
la région de Montmagny au
Québec.
10.30—Vingt anS express.
DIMANCHE 23 AOÛT AM:
9.30—Ouragan — “Deux joyeux fac-
ceurs”. Deux joyeux lurons
jouent des tours pendables à
Nimus.
10.00—-Rouli-roulant — Animateurs :
Roger Baulu et Aglaé. Invités
Lucille Dumont, Jacques Blan-
: chet et Lambertini, équilibris-
te. Aujourd’hui: de New-Car-
lisle au Québec.
11.00—A communiquer.
11.30-—Sérénade estivale — Orchestre
dirigée par Jean Deslauriers.
Invités: Gloria Richard, Benoît
Dufour, Paul de Margerie et
Almas Maiste.
La fortune du sénateur Barry Gold-
water et de son épouse est estimée à
17 million de dollars environ, par
l'hebdomadaire américain “Time”.
# * +
La Russie a une dette de 60 millions
envers l'ONU. Si tous les pays mem-
bres faisaient comme ça, depuis long-
temps l'ONU serait défunte.
Les joies de la
Pour les citadins qui peuvent se
rendre toutes les fins de semaine au
chalet familial, à la plage, en camping
ou en pique-nique, l'été est synonyme
de longues vacances. Et si vous cap-
tez ces jours heureux sur film, vous
en conserverez le souvenir indéfini-
ment.
Tout le monde s'amuse mieux si la
camera fonctionne aux moments les
plus opportuns — maman prenant pa-
pa au moment où il s’y attend le moins;
frérot qui vient de faire un plongeon
manqué, directement sur le ventre;
l'oncle Jean ronflant dans le hamac;
les tout petits qui s’assayent à la pé-
che dans deux pieds d’eau. Tout cela
ajoute aux plaisirs de la fin de se-
maine et rappelle d’heureux souvenirs
pendant les longs mois d’hiver.
Mais, qu'il s'agisse de ‘vues fixes ou
animées, en noir et blanc ou en cou-
leurs, les photos ou les diapositives
que vous conserverez précieusement
seront celles des groupes familiaux se
livrant aux activités estivales de la fin
de semaine: les fillettes en train de
mettre la table pour le déjeuner en
plein air, papa faisant rôtir des sau-
cisses et des hamburgers sur du char-
bon de bois, les enfants dont le visage
en dit long sur Pappétit, une chorale
improvisée autour d'un feu de camp.
Cependant, la règle la plus impor-
tante à observer, c'est la simplicité.
Evitez les poses figées et les arrière-
plans encombrés. Essayez toujours .de
vous rapprocher le plus près possible .
- du sujet pour pouvoir capter les ex-
pressions, surtout quand il s’agit d’en-
fants ou d'animaux familiers. Acçcrou-
fin de semaine
pissez-vous ou ällongez-vous par terre
pour les photographier âu niveau de
leurs propres yeux. Et prenez-les de très
près de façon que le sujet remplisse à
lui seul tout le viseur, Pour une ca-
mera à foyer fixe, cette distance est
d'environ cinq pieds.
Pendant la plupart des fins de se-
maine, le temps sera clair et enso-
leillé, et la lumière réfléchie par le
sable’ et l’eau comblera les ombres.
En règle générale, si vous avez une
camera réglable, les temps de. pose
sont fonction de la luminosité, c’est-à-
dire que plus la lumière est intense,
plus le temps de pose doit être court.
Pour prendre des photos d’action
nettes, comme les membres de la famil-
le courant après un ballon sur la pla-
ge, ou jouant à la balle molle, placez-
vous de telle sorte que le sujet prin-
cipal se dirige droit sur vous. Uné
autre solution consiste à capter l’action
au moment où celle-ci semble “suspen-
due” — par exemple, juste au moment.
où le sujet déjà penché est sur le point
d'attraper le ballon. .
Quand vous ne vous servez pas. de
votre camera, placez-la dans un en-
droit frais, à l'ombre. Pendant toutes
vos excursions de fin de semaine, évi-
tez de la placer däns le compartiment
à gants. Couvrez-la d’une couverture
et rangez-la dans le siège arrière, de
préférance sur le plancher de la voi-
ture. Au bord de l'eau, méfiez-vous:
‘des embruns et des longues expositions
au soleil, #: à
: Si vous emportez votre camera et.si
vous l’utilisez souvent pendant les ex-
“cursions de fin de semaine, vous serez,
Mercredi le 19 août 1964
mr emmener mm ET ,
La Basilique de N.-D.-du-Cap, une réalité
HORAIRE DE MESSES
Au service des Canadiens français
| à Edmonton
ULEE-CONCEPTION : 108A ‘ave et 96e rue —
ee 9h.00 — 10h.30 — 12h.00 et 5h.00 pm
INT-JOACHIM: 99e avenue et 110e rue —
Le 6h.30 — 8h. — 9h.30 — {1h. — 12h.80
AINT-THOMAS: 8520 - 9le rue —
À Dimanche: 8b. — 9h.30 — 11h.
D Lechapekt |
_aCHFA
AOUT 1964
RETRAITES
FERMEES
ei
19. Les paroissiens de Ste-Lina
. Les familles de Mme Stella Du-
mas, d’'Edmonton
. Un paroissien, paroisse de lIm-
maculée-Conception, Edmonton
22. La paroisse Sacré-Coeur, de Etoile du Nord
Donnelly lunch Saint-Albert
24. La famille de Mlle Blanche Bt
Dumas, de Falher
. La paroisse St-Louis, de Bonny-
ville
. Les familles Vianney Limoges
et J.-P. Lessard, de MeLennan
. Les familles Joseph et Guy
Johnson, de Guy
. Le Conseil LaVérendrye des
Chevaliers de Colomb, Edm.
. Les paroïssiens, paroisse cathé-
drale, de St-Paul
31. Les vieillards du Foyer Youvil-
le, de St-Aïbert.
me
| 11-13 SEPTEMBRE
Mme Lucien Gamache
11311-122 rue, tél. 455-3850
Mme Aimé Auger
11450 -83 rue, tél. 477-3608
Mme Léger St-Pierre
10538-81 rue, tél. 466-6097
Mme Roger Chenard
9111-151 rue, tél. 489-2888
Mme Sylvio Joly
22 Greeview, St-Albert,
tél. 599-7275
EE
Le sommeil d'or est à la portée de tous
grâce aux fabricants des fameux matelas
SEAL Y
Dès maintenant vous pouvez jouir d’un repos complet grâce
au matelas “SOMMEIL D'OR”.
Pour en savoir plus long à ce sujet écoutez les annonces de
SEALY
sur les ondes de
CHFA
5000 wts
680 kes
Ecoutez tous les samedis après-midi
sur les ondes de CHFA à 12h.30 p.m.
“LA RIVIERE-LA-PAIX VOUS INVITE"
une heure de musique variée,
avec les messages des commanditaires
et les nouvelles importantes de
la région de Rivière-la-Paix.
Présenté par:
Falher Truck and Implements
La Coopérative de Falher
L'Hôtel de Falher
Chalifoux Motors
Nicolet Electric
L'Agence d'Assurance Garon
CARDA de Rivière-la-Paix Ltée
La Coopérative de Girouxville
A memes à
Les catholiques en Irlande du Nord |
Belfast. — Le journal d’Irlande du
nord “Belfast Telegraph” à tendances
protestantes, a publié les lettres que
deux catholiques ont envoyées au Ca-
pitaine O’Neïll, premier ministre d’Ir-
demandé que l’on tienne compte de la
minorité catholique lorsqu'il s’agit de
pourvoir à des fonctions officielles, tant
de l'Etat que des communes. L'année
dernière, par exemple, deux nouveaux.
organismes ont été constitués: un Con-
seil économique et un Conseil de l’é-
, ducation. Il n’y a pas un seul catho-
lique, ni dans l’un, ni dans l’autre de
ces deux Conseils,
_Les catholiques d'Irlande du nord
réclament depuis longtemps une re-
+ . À
présentation conforme à la-proportion :
de la population qu'ils ‘constituent,
dans les diverses institutions officielles.
En 1958 déjà, une conférence de ca-
tholiques réunis à Garron Tower avait
publié une déclaration demandant que
l'on permette aux catholiques de ‘par-
PS ee rire
à même de capter tous les plaisirs de:
* Pété, et vous vous éviterez les régrets:
. “Si seulement j'avais ma camera, quel-
le photo cela aurait donné!” Ayez donc
votre camera toujours prête à fonction-
. L
ner pour ne rien manquer des amuse-
ments familiaux pendant tout l'été.
Vérifiez votre camera et $on équi- : -
pement chaque fois avant de partir en :
excursion: Munissez-vous .de film. en :. :
abondarice. Prenez votre. temps pour
viser, rapprochez-vous le: plus: possi-
ble du’ sujet, tenez fermement votre
.Câimèra en:
déclencheur...
LR |
Main, . et ‘appuyer ‘sur. lé
L … adversaire résolu de l'accession des & È
ande du nord. Dans ces lettres, il est ::
Terence O'Neill. On pensa que "|
- Cependant,
‘trouver une solution à ce prob
‘la suite de cette évolution démogé
ticiper activement à la vie publique.
A cette époque, le gouvementit à
n'avait manifesté aucune réaction. |
1959, Lord Bookeborough, qui était un |
tholiques aux fonctions publiques, |
na sa démission et fut remplacé Be
temps plus favorables étaient 8m .
quelques catholiques qe
avaient offert leur participation acte |
au sein du parti unioniste, à majoré
protestante, virent leurs offres repor à
sées. 4
A la suite de la publication de &}
lettres le “Belfast Telegraph” expié
son désappointement que le gouveré
ment O’Neill ne soit pas pre
blème &
la minorité catholique d'Irlande é
nord. Cependant, le pourcentage “|
catholiques en Irlande du nord n6 FL
se de s’accroître. Sur un total dE :
460,000 habitants, les catholiques.
actuellement au nombre de 480,000;
: 1
phique, les Autorités trouveront PÉË.
être enfin une solution à CE Er Hi
de la participation à ln vie
de la minorité religieuse catholig
* jfereredi le 19 août 1964
‘Textes à méditer
Trois pensées
“Nous vous dirons tout de suite, vé-
nérables frères, qu’il y a ‘trois pensées
qui x
considérons la très haute charge que
ja Providence, contre nos désirs et nos
mérites, a voulu nous confier de gou-
vemer l'Eglise du Christ” —.
“C'est d’abord la pensée que Fheure
sonne pour l'Eglise d’approfondir la
conscience qu'elle a d'elle-même... De
h nait un désir généreux et comme
impatient de renouvellement, c’est-à-
dire de correction de défauts uge cette
conscience, en s’examinant à la lumiè-
re du modèle que le Christ nous en a
hissé, dénonce et rejette”.
“Quel est donc le devoir actuel
de l'Eglise de corriger les défauts de
es propres membres et de les faire ten-
dre à une plus grande perfection, et
quelle est la méthode pour arriver a-
vec sagesse à un renouvellement si im-
portant, telle est la seconde pensée qui
nous occupe.
“Notre troisième pensée, qui est cer-
tinement aussi la vôtre, naît des deux
premières ci-haut énoncées. Elle a
pour objet les relations que l'Eglise
doit aujourd’hui établir avec le monde
qui l'entoure et dans lequel elle vit
et travaille”,
L'Eglise vit dans le monde
d'aujourd'hui
“Tous savent que l'Eglise est plon-
._gée dans l'humanité, en fait partie, en
| tire ses membres, en reçoit de précieux
| trésors de culture, en subit les vicis-
cisitudes historiqueS, en favorise le
bonheur. On sait également qu’à l’é-
poque actuelle, l'humanité est en voie
de grandes transformations, de boule-
versements et de développements qui
changent profondément non seulement
ses manières extérieures de vivre, mais
aussi ses manières de penser. Sa pen-
sée, sa culture, son esprit sont intime-
ment modifiés 'soit par le progrès scien-
tifique, technique et social, soit par
les courants de pensée philosophique
et politique qui l’envahissent et la
traversent, Tout cela, comme les va-
gues de l'océan, enveloppe et secoue
l'Eglise elle-même”.
Edmonton
Adresse :
NOMS
L’Action Nationale
Actualité
America :
Amis du Clergé
Anneau d'Or
COETCETES
Ecclésia
Etudes
Femmes d’aujourd’hui
François
Héros
COCTEPENI
cssotons
COLECETES
EECCET
Internationale
La Survivance
Le Devoir: quotidien
Le Droit
Life
MacLean’s Magazine
Maintenant
sessssse
CUECTEN ES
sessvsen
cesccose
News Week.
Perlin Pin Pin.
Prêtre et Apôtre
Relations
CCTEETEN
ses.
esssoses
vosssoes
tossssss
Revue des
tosrocse
……. Revue Eucharistique
lé Spirou
Time .
Tintin. HE:
Vie Catholique Illustré
Vie Etudiante
Vie Spirituelle
CLEE ETS
sense
LELCETENS
occupent notre esprit quand nous
Châtelaine - Revue Moderne
Documentation Catholique
Information Catholique
Le Devoir: hebdomadaire
Le Magazine Maclean (fran.)
Message de l’Immaculée ,
Revue des deux Mondes
Communautés religieuses
…… Sélection du Reader’s Digest
meme
"L'Eglise doit se perfectionner”.
Voilà la grande affaire d'ordre moral
qui domine la vie de }'glise, c'est cet-
te exigence qui la juge, la stimule, la
met en accusation, la soutient, la fait
gémir et prier; elle lui inspire repen-
tir et espérance, effort et confiance;
elle le charge de responsabilités et
l'enrichit de mérites”.
... “Ce zèle de progrès spirituel et
«moral trouve un stimulant de plus dans
les conditions où se déroule 11 vie de
l'Eglise. Celle-ci ne saurait demeurer
inerte et indifférente aux changements
du monde qui l’environne et qui de
mille manières influence sa conduite
pratique et la soumet à certaines con-
ditions, L'Eglise on Je sait, n’est point
séparée du monde, elle vit dans le
monde. Les membres de l'Eglise su-
bissent l'influence du monde, ils en
respirent la culture, en acceptent Jes
lois et en adoptent les moeurs. Ce
contact intime avec la société tempo-
relle crée pour lEglise une situation
toujours pleine de problèmes et au-
jourd’hui ceux-ci sont particulièrement
aigus. D'une part la vie chrétienne que
l'Eglise sauvegarde et développe, doit
sans cesse et courageusement se dé-
fendre de toute déviation, profanation
ou étouffement; il faut comme s'im-
muniser contre la contagion de J’er-
reur et du mal. Mais d'autre part la vie
chrétienne ne doit pas simplement s’ac-
commoder des manières de penser et
d'agir présentées et imposées par le
milieu temporel, tant qu'elles sont
compatibles avec les impératifs essen-
tiels de son programme religieux et
moral, Elle doit de plus tâcher de les
rejoindre, de les purifier, de les enno-
blir, de les animer et de les sanctifier:
voilà encore une tâche en vue de la-
quelle l'Eglise est tenue de contrôler
continuellement sa propre attitude et
de garder sa conscience éveillée: re-
quête particulièrement pressante et gra-
ve de notre temps”.
Aimer et servir l'Eglise
telle qu’elle est
“C’est l'Eglise telle qu’elle est
qu'il nous faut servir et aimer, avec un
sens averti de lhistoire et dans une
humble recherche de la volonté de
Dieu. C'est Dieu qui assiste et guide
ACFA -— Périodiques
19010 - 109e Rue
Veuillez m'abonner aux revues que
j'ai marquées d'un signe (4) dans la mar-
ge à gauche et trouver ci-inclus la somme
en paiement de ces revues.
NOM: senmerccneneerrreneese sonsenssreneeeeseneenenmepenenesenmnenenenen nana nee e ententes
Téléphone: msn
LISTE DES REVUES
Nombre
de Prix
numéros
10 $5.00
12 2.00
52 9.00
52 6.25
6 5.15
12 1.50
24 7.25
12 4.50
11 9.75
52 11.00
17 2.15
20 2.50
94 8.00
50 8.50
300 16.00
52 5.00
800 12.00
12 1.00
52 7.25
24 8.00
12 5.00
il 1.00
52 8.00
52 5.00
12 8.00
12 5.00
94 116.50
5 2.50
12 3.00
12 4.00
52 12.00
52 8.09
52 12.00
52 10.06
17 ‘1.50
12 4.50
ne nan
PAROLES DU SAINT-PERE
‘’Ecclesiam Suam’’ (1)
l'Eglise alors même qu’il permet à la
faiblesse humaine d’altérer plus ou
moins la pureté de ses traits et la beau-
té de son action. Cette pureté et cette
beauté, voilà tout l'objet de notre ef-
fort, voilà ce que nous voulons ren-
dre plus réel”...
“L'Eglise trouvera une jeunesse re-
nouveléc bien moins par un change-
ment dans l’appareil extérieur de ses
lois que grâce à une attitude puisée à
l'intimité des âmes, attitude d’obéis-
sance au Christ et du même coup de
respect des lois que l'Eglise s'impose
à elle-même afin de suivre les traces
du Christ. Là réside le secret de son
renouveau, là sa véritable “conversion”
— retournement du coeur — Jà son
travail de perfectionnement”.
Deux points essenticls
pauvreté ct charité
“... Cependant Nous ne pensons
pas pouvoir omettre ici deux indica-
tions particulières. Elles touchent, Nous
semble-t-il, à des nécessités et à des
obligations majeures, et elles peuvent
offrir matière à réflexion quant aux
orientations générales d’un heureux re-
nouvellement dans la vie de l'Eglise.
D'abord Nous voulons parler de les-
prit de pauvreté si hautement préco-
nisé dans l'Evangile, si organiquement
inséré dans le programme qui nous pré-
pare au régime de Dicu et si grave-
ment menacé par l'échelle des valeurs
de la mentalité contemporaine”.
“... En second lieu, Nous soulignons
l'esprit de charité. La charité doit au-
jourd’hui occuper la place qui lui re-
vient, la première et Je plus haute
- dans l'échelle des valeurs religieuses
et morales, et cela, non seulement dans
les appréciations théoriques, mais aus-
si dans les réalisations pratiques de
l'existence chrétienne”.
“..-. Cet idéal fascinant d’un chris-
tianisme plénier, humblement et pro-
fondément vécu, ramène Notre pen-
sée vers la Vierge Marie, qui l'accueil-
lit avec une fidélité merveilleuse, bien
plus, qui la vécu dans son existence
terrestre et qui maintenant, au ciel, en
goûte tout l'éclat et le bonheur”.
LA SURVIVANCE
Accueil fait à “Ecclesiam sua”
dès sa parution
Aux Etats-Unis
L’encyclique du pape Paul VI est
reprise largement par la presse amé-
ricaine de lundi après-midi ce qui, en
l'absence de toute réaction officielle,
indique l’importance qu'on attache à
ce document dans l'opinion publique
des Etats-Unis. )
Visiblement, deux éléments ont par-
ticulièrement frappé cette opinion:
l'appel du Souverain Pontife pour le
règlement pacifique des différends in-
ternalionaux et la condamnation du
“dogme aveugle” du communisme et
de J’athéisme. Les déclarations du pa-
pe sur ces deux sujets concordent avec :
les sentiments profonds de Ja majorité
des Américains cet ne peuvent donc que
recueillir une approbation totale dans
ce pays.
Sur le plan de Îa religion, les efforts
du Souverain Pontife, et de son pré-
décesseur, pour rapprocher les Eglises
chrétiennes ont toujours été suivis a-
vec un grand intérêt aux Etats-Unis,
non seulement par l’importante popula-
üon catholique mais par de nombreux
protestants.
En Angleterre
En dépit — cet peut-être à cause —
des événements troublants à Chypre
ct en Asie du Sud-Est, l'encyclique
“Ecclesiam suam”, la première du rè-
gne de Paul VI, a suscité en Grarde-
Bretagne un intérêt qui est loin d’être
limité aux fidèles de l'Eglise romaine.
Fait sans précédent, les journaux po-
pulaires du soir reproduisaient de longs
passages de Fencyclique sous les titres
“Le pape s'engage à oeuvrer pour la
paix”, “Le pape offre sa médiation en
faveur de Ja paix”. Ils mettent l’ac-
cent, dans leur analyse du texte, sur
les passages où le souverain pontife
déclare que l'Eglise est prête à aider
les parties en conflit à résoudre leurs
divergences, et sur l'appel à la coopé-
ration adressé aux Juifs, aux Musul-
mans et aux “fidèles des grandes reli-
gions afro-asiatiques”.
Dans les milieux compétents, on sou-
ligne que le pape dénonce comme un
crime “la guerre d’agression de conquê-
te et de domination” et qu’il condam-
ne avec plus de vigueur que Jean
XXII les systèmes de pensées et les
régimes politiques et sociaux “persécu-
teurs de l'Eglise” — ct notamment “le
communisme athée”. Mais on observe
“je veux me glorifier
dans mes infirmités”
(Oraison funèbre de Mgr P. Fallaize, om.i, prononcée par
Son Exe. Mer Paul Piché, o.m.i., Vicaire apostolique du Mackenzie).
L'Eglise, fidèle au mandat de Jésus-
Christ à ses apôtres: “Allez jusqu'aux
confins de la terre et prêchez l'Evan-
gile à toutes les créatures”, envoyait,
il y a plus d’un siècle, les missionnai-
res Oblats de Marie-Immaculée dans
ses immenses Territoires du Nord-
Ouest.
En quelques décades, ces hérauts de
la Foi avaient atteint les confins de la
terre habitée.
Mes frères, nous avons devant nous
les restes mortels d’un de ces Oblats
Missionnaires qui ont travaillé avec
un esprit surnaturel et un dévouement
héroïque à répandre la lumière de l'E-
vangile aux habitants de cette immen-
se contrée, notre bien-aimé et regretté
Mgr Pierre Fallaize.
Mgr Fallaize, animé d’un grand a-
mour de Dieu et d’un zèle apostolique
que rien ne pouvait arrêter ni ébran-
ler, enhardi par son souci du salut des
âmes, brava les intempéries et les dis-
tances du Nord pour atteindre les Es-
quimaux qui vivaient dans les ténèbres
du paganisme, au bord de l'Océan gla-
cial,
Pendant plusieurs années, il vécut
dans la solitude du “grand silence
blanc”, au milieu des épreuves inhé-
rentes à Ja carrière du missionnaire
dans ce pays ingrat et désolé.
Il a vu tomber ses amis et ses con-
frères à la tâche, mais il a poursuivi
avec le même amour et le même dé-
vouement son travail apostolique au-
près de ces âmes abandonnées et fon-
da la première mission sur les bords
de Ja Mer Arctique, Litty Harbour,
comme si Notre Seigneur avait voulu
renouveler à son endroit les paroles
qu’il adressait un jour à Pierre: “Tu es
Pierre et sur cette pierre je bâtirai
mon Eglise”. — Tu es Pierre, toi aus-
si, semble-t-Jl avoir dit à Mgr Fallaize
et sur cette pierre, je veux bâtir l'Egli-
se du Nord jusqu'aux confins de la ter-
re.
Monseigneur Fallaize est disparu,
son. coeur s'est refroidi mais son âme
vit avec Dieu, avec nous, avec ses În-
diens et ses Esquimaux. Nous avons
perdu le “Grand Priant” de notre Vi-
cariat, sur la terre, nous avons gagné
au ciel, un nouvel avocat auprès de
Jésus, la source de toutes grâces, et
de celle qui les dispense au monde, la
Vicrge Marie. Il fera aussi descendre
du ciel sur la terre, les roses de sa com-
patriote des missions, sainte Thérèse
de l'Enfant Jésus.
Monseigneur Fallaize nous a quitté,
mais son exemple de piété et ses tra-
vaux apostoliques nous demeurent com-
me une inspiration, comme une puis-
sance active qui gagnera à Dieu et au
Royaume céleste, les âmes pour les-
quelles ‘les missionnaires actuels of-
frent leur dévouement, leurs travaux et
leur vie. Mgr Fallaize a laissé la terre
pour rejoindre la lignée des grands et
saints évêques missionnaires qui Font
précédé dans notre Vicariat du Mac-
kenzie et dont le premier Mgr Grandin
sera sans doute, un jour, honoré sur
les autels. : :
Mes bien Chers frères, permettez-
moi, en terminant cet hommage à notre
cher défunt, de vous lire ces mots que
je considère comme le testament que
Mgr Fallaize a voulu nous léguer. Il
les a écrits récemment de sa main
chancelante, dans les espaces du cadre
qui servait à guider sa plume, vu sa
cécité:
“Je dois reconnaître, écrit-il, que je
suis un débiteur vraiment insolvable,
devant Dieu, pour tout ce que jai re-
çu de lui et pour tout le gâchis ou usa-
ge mauvais de ses dons.
“Je veux donc être dans l’état per-
manent d’imploration, au moins impli-
cite mais totale, à l'Amour miséricor-
dieux, pour moi ct tous mes frères,
mais aussi dans l’état permanent d'of-
frande, au moins implicite mais totale,
de toute l’Oeuvre de la Rédemption
par NS.J.C.
“A Lui, je veux unir ma vie entière,
passé, présent, avenir, avec reconnais-
sance de tous ses bienfaite et regret
de tous les méfaits.
“Je veux unir tous mes frèires dans
l'offrande eucharistique: leurs prières,
joies, peines surtout, toutes les souf-
frances qui sont conséquences des pé-
chés mais moyens de les réparer, si
elles sont unis: à l’Oeuvre du Rédemp-
teur.
“Je veux offrir et unir les souffran-
ces mêmes de ceux qui ne savent pas,
qui n’y pensent pas, qui ne voudraient
pas, simplement parce qu’ils font par-
tie de Ja substance humaine,
“Comme S. Paul, je veux me glorifier
dans mes infirmités jusqu'à ce que je
remette mon äme entre les mains de
Dieu qui est Alpha et l’'Omega, prin-
cipe et fin de toutes choses.
“Je dis encore la messe de la Sain-
te Vierge par coeur et à tâtons. C’est
une grande grâce dont je remercie
Dieu. Et au long des jours, je dis en
grand nombre des chapelets en repas-
sant mentalement les quinze mystères
de l'Oeuvre du Rédempteur que nous
rappelle le Rosaire. C’est pourquoi ma
disposition actuelle est de demander à
être maintenu dans l’état permanent
d’imploration du tout pour le tout et
pour tous, ce que je fais surtout durant
la messe, et que je veux continuer dans
toutes mes actions”.
Puis, Mgr Fallaize adresse au ciel
une prière pour l'Eglise et le monde:
“Envoyez, Seigneur, votre Esprit
pour le renouveau de l'Eglise et la re-
fonte du monde. C’est ce qui paraît
être le plus nécessaire en ce temps de
Pentecôte alors que le monde semble
être dans la plus grande confusion de
toute son histoire”.
Mes frères, c'est notre confiance
que Dieu aura entendu la prière de
Mgr Fallaize d’être dans l’état perma-
nent d’imploration et d’offrande totale
à l'Amour Miséricordieux, pour lui-
même et tous ses frères. Il continuera
de nous obtenir de Dieu, l'abondance
de ses grâces de lumière, de force et
d'amour pour la fécondité de nos oeu-
vres, entreprises à sa Gloire et pour le
Bien des Ames, .
Qu'il repose en paix |
que ce faisant, le pape déclare: “No-
tre plainte est en réalité, plutôt un gé-
missement de victimes que sentence
de juges”.
Dans les milieux ecclésiastiques pro-
ches de l'Eglise anglicane et des cultes
qui ont établi des contacts spirituels
avec Je Saint-Siège, on se borne à sou-
ligner la haute valeur morale et philo-
sophique de la première encyclique de
Paul VI, dont le texte scra étudié avec
le soin le plus respectueux.
À Genève
Dans les milieux protestants de Ce-
nève, Ja “cité de Calvin” on accueil-
le avec une certaine réserve la premiè-
re encyclique de Paul VI Au moins,
déclare-t-on en évoquant le souvenir
de Jean XXII, a-t-elle l'avantage d“é-
clairer la situation”, en mettant l'ac-
cent sur “le primat d'honneur et de
juridiction” du trône pontifical.
Le Dr Visser't Hooft, secrétaire gé-
néral du Conseil mondial des Eglises,
a déclaré que lattitude du pape Paul
VI envers les autres Eglises exposée
dans l'encyclique “Ecclesiam Suam”
est “encourageante” mais montre que
“le jour de l'unité totale est encore é-
loigné”.
“Il est encourageant que le pape in-
siste avec autant de force sur la né-
cessité d’un dialogue avec les chré-
tiens qui n’appartiennent pas à l'Eglise
catholique”. |
Mais l'accent mis par l'encyclique
sur la primauté papale montre “que
le jour de l'unité totale est encore éloi-
gné, car aucune des Eglises ne dépen-
dant pas de Rome n'accepte l'opinion
que la reconnaissance de la juridiction
universelle de la papauté constitue un
critère indispensable de lunjté de
YEglise”.
À Moscou
Dans une dépêche de son corres-
pondant auprès de la Cité du Vatican,
l'agence Tass met essentiellement l'ac-
cent sur son aspect “anticommuniste”
tout en reconnaissant qu’elle “procla-
me criminelles les guerres d’agres-
sion”. Le correspondant de l'agence
Tass note que l'encyclique “diffère
profondément de celle du défunt pape
Jcan XXII “Pacem in Terris”.
On sait que celle-ci n'avait suscité en
URSS que des échos favorables, tan-
dis que son auteur y gagnait la répu-
tation d’un véritable “champion de Ja
paix”. Du fait que la première ency-
clique du pape Paul VI “dénonce les
systèmes idéolagiques niant Dieu et
spécialement Je communisme athée, les
possibilités de dialogue avec les non
croyants sont “très problématiques si-
non inexistantes”.
“La liberte
religieuse
Stuttgart. — SE. Mgr Emile-Joseph-
Marie De Smedt, évêque de Bruges,
en Belgique, a prononcé devant les mi-
cros une conférence sur “La liberté
religieuse”. On sait que ce prélat
belge est membre du Secrétariat pour
l'Unité des chrétiens et qu’il a présenté
au Concile différentes interventions de
haute valeur.
Après avoir rappelé que le Concile
traitera prochainement de cet impor-
tant problème qu'est la liberté reli-
gieuse, Mgr De Smedt a précisé que
c'est à la demande des instances les
plus élevées des diverses confessions
non catholiques que cette question a
été abordée. Mais elle répond égale-
ment à Ja sollicitude de nombreux mi-
lieux catholiques - romains. “Laissez-
moi déclarer dès Yabord, à dit l'évè-
que belge, qu’il doit être bien entendu
ici qu'il s'agit d'une liberté sociale:
l'attitude d’un croyant vis-à-vis d'un
croyant d’une autre confession et vis-
à-vis des institutions humaines”. Il a
poursuivi en spécifiant qu’il n’est pas
permis à l'homme de se montrer in-
différent à l'égard de la religion, ni
de mettre sur le même pied la religion
et l’incroyance: “L'homme ne peut s’ar-
roger le droit de décider arbitrairement
s'il servira ou non Dieu, son Maître et
Seigneur”.
Mgr De Smedt à ensuite analysé les
théories que professaient déjà à ce su-
jet les Pères de l'Eglise: Lactance, saint
Augustin, saint Crégoire-le-Grand. Il
a rappelé le canon 1351 du Code de
Droit ecclésiastique qui dit que “Nul
ne peut être contraint à accepter la foi
catholique sans consentement inté-
rieur”. Il a examiné ensuite longue-
ment les modalités qui, à son avis, de-
vraient présider à la solution de Fim-
portant problème des relations entre
catholiques et autres croyants et non-
croyants. |
L'orateur a terminé en. lançant un
vibrant appel à tous les catholiques
‘pour qu'ils se montrent charitables et
compréhensifs dans leurs rapports a-
vec tous les êtres humains, “qui sont
tous nos frères”, tout en se montrant
irréductibles dans l'exigence du respect
pour leur propre religion. Ce respect
d'autrui exige que les catholiques se
montrent en toutes circonstances, dans
leur vie privée comme dans leur vie
publique, dignes fils de cette Mère-
Eglise qui, par-les successeurs de Pier-
re et des autres Apôtres, est conduite
dans Je Saint-Esprit. -
Page 7
1 ht
MORINVILLE
Prix du loyer de la salle et des locaux
NOCES
Salle de banquet pour les repas:
Auditorium pour la danse:
$50.00
$30.00
La salle sera louée pour les noces quand le repas doit s’y
prendre. Elle ne sera pas louée uniquement pour la bière
ou la danse,
Les repas sont toujours servis au profit de la salle et par une
organisation des dames de la paroisse.
CONGRES, ASSEMBLEES PUBLIQUES, etc...
Salle de banquet :
Auditorium :
550.00
#50.00
FILMS PAR UNE CIE
Auditorium: #%25.00 plus le ménage (ou #5.00)
SHOWER D'UNE FUTURE MARIEE
Présence de jeunes filles seulement.
Salle de banquet: %20.00 plus le ménage (onu K5.00)
N.B.—On ne louera pas les petites salles pour un shower.
Présence de jeunes filles et de jeunes garcons.
Salle de banquet: $30.00 plus le ménaswe (ou $5.00)
Ottawa étudie la possibilité d’adap-
tur le système métrique; si cela se fai-
sait, notre vocabulaire changerait, et
nous dirions adicu, dans notre langage
courant, au pouce, au pied, à la verge,
au mille.
Au 30 juin, 200,000 personnes tou-
chaient Fassurance-chômage au Cana-
da.
# + L 2
En France, on compte 70,000 reli-
gicuses hospitalières.
Bodsons Dau Company
INCORPORATED 27? MAY 1670
ms
Hutton Upholstering
Co.
Housses de toutes sortes, réparations
tentes et auvents
Estimés gratuits
11030 ave Jasper Tél. 422-1306
BAASLREARRSUSRME RTS
Morin Frères
Entrepreneurs en construction
Téléphone 422-8773
Edifice La Survivance, Edmonton
ALLRAATENCERREERERAREREN ER
Nichols Bros. Limited
Machinistes
Fondeurs de cuivre et de fer. Manu-
facture de machines à moulin à scie.
10103-95ème rue — Tél. 422-1861
LASER EÉLLSARERNRERAEE
Edmonton Rubber
Stamp Co. Ltd.
Fabricants d'étampes en caoutchouc
et de sceaux
10127-102ème rue — Tél. 422-6927
LASALSERSREREERLERARELELE RU
MacCosham Storage
& Distributing Co. Ltd.
Emmagasinage et transport
Camions spéciaux pour meubles
Tél. 422-6175 Edmonton
BISLLLLASALRERBERLTE LEUR R
H. Milton Martin
MAISON FONDEE EN 1906
Assurances de toutes sortes
Tél. 422-4344 -— 714, édifice Tegler
SSSR SARARELLRRIERERRE R
C. R. FROST
Company Ltd.
Plomberie, chauffage, gaz
Téléphone: 488-8161
10727-124ème rue, Edmonton
ALAREELRRSRRRREAMANUMER LES NS
Fournaises à gravité — Fournaises à
chaleur forcée — Système d'aérage
Edmonton Sheet Metal
J. P. Roy — Jos Tessier
8104-114 ave, Edm. Tél. 477-5517
ARAARERERERRUMANES ON ESS ES N
J.-0. PILON
Assurances de tous genres
Tél. bur. 424-6324 -— rés. 422-6693
Edif, Commercial—10120 ave Jasper
BANRRILBLLARAREEMIE NUE EN NN ES
HENRI CHAMPAGNE
PEINTRE-DECORATEUR
Peinture de tous genres —- en ville
ou à la campagre
13923-108 ave Tél 455-2630
ALLILSTARNEAUIEERRERERER RER
investors Syndicate
of Canada Limited
Albert J. Parent
Gérant Divisions Rivière-la-Paix
Donnelly, Alta. — Tél. 17
ALLER TELERARNSELEUERRS NS
“The Rose House‘
M. Med. Des Rosiers, fleuriste
Fleurs fraîches” et artificielles
pour toutes occasions
Tél: 474-2101, 474-4881
Résidence: 474-0142
9720 -111 ave, Edmonton, Alta.
LAN ERENRRRLRERUEREUE
Dubord. Plumbing
& Heating Co. Ltd
Plomberie — gaz — chauffage
9836-158 rue. — Tél 489-3438
Pepin et Fils
Accordage et réparage de piano
Vente de pianos sur commande
9824 - 110e rue
Tél. 482-3303
SIREN ELSARRNRRUMS
GRAINES pour champs et jardins.
Pures, fortes et vigoureuses. Demandez
notre catalogue nouveau du printemps
Capital Seeds Limited
Place du Marché—Edmonton, Alta.
TARBES ERNRERASELARS
L. G. Ayotte
Comptabilité, rapports d'impôts
(Income Tax)
Assurances feu, automobile
Edifice La Survivance
Tél. bur. 422-2912 — rés. 455-1883
LSASRTENSELUELRERNMEEÉLEER NS
Canadian Denture
Service
W. R PETTIT
109, éd. Baltzan, 10156-101 rue
Tél. 422-8639 Edmonton
ALSELAUERURRENTARERER LUS N
Irénée Turcotte
Entrepreneur en construction
Réparations et rénovations
de tout genre
Tél. 424-5332 — 11218 - 100 avenue
AUBLSASNURRLEUSEREEEUR SN Re
Rolland Lefebvre
BIJOUTIER
Vente et réparations de montres,
horloges, bijoux :
Réparations de rasoirs électriques
Grandin Park Shopping Centre
Tél. 599-6755 — St-Albert
SLR EURLEARSYELES ER
Robert Croteau
Immeubles et assurances
519 édifice Northern Hardware
10201 - 104ème rue, Edmonton
Tél. 422-5935 — Rés. 488-4691
ALARME UTAUMERERERMÉE SR ES
Buanderette
Poly Clean
Buanderie et nettoyage à sec
5826 - 111 rue (Place Lendrum)
Fernand Hegerat, propriétaire
LILIANE RRETAESE RSR
SCHOLA
Book Store Ltd.
Librairie
11540, ave Jasper
Tél. 488-1212
ALLER EEEUNRÉAUSERERERN ES
Andy's Shell Service
Essences et huiles “Shell”
Réparations par des mécaniciens
qualifiés — Remorques (towing))
10625-104 ave Tél. 422-8713
LULU RERMEREN EUR M
Norm Pétrin Co. Ltd
Plomberie et gaz
Chauffage à l’eau
Service jour et nuit
Tél. : 488-6690
J. Wm “Bill” Brodeur
Tél. 454-6004 Rés. 484-2947
Résidentiel — Ferme — Commercial
Rep. À. E. Martin Agencies Ltd.
204-12418-118 ave, Edmonton
ARAELILANELESERRE EUR NN U NU ER
ESPACE À LOUER
Page 5
Au fil des heures et des jours
jeudi, 18 août
troisième anniversaire du mur de la honte qui divise en deux la ville
de Berlin... à Ottawa, six membres de l'opposition critiquent le
gouvernement qui, pour apaiser le Québec, est prêt à imposer un
drapeau dont la majorité des Canadiens ne veulent... à la mi-juillet,
le nombre des sans-emploi au Canada était de 3.7 p.c. de la main-
d'oeuvre... la Princesse Grace, de Monaco, attend un 3e enfant...
Ottawa vend pour 18 millions de blé à la Pologne et à la Bulgarie...
aux Nations-Ünies, on croit qu’un Africain succédera à U Thant en
1966...
vendredi, 14 août
le premier ministre affirme qu’au cours de la réunion fédérale-
provinciale de septembre, on diseutera du rapatriement de la Consti-
tution ... la Russie lance un autre satellite dans l’espace... un
député propose que les Canadiens cessent de se dire “citoyens
britanniques” ... début des manifestations qui marquent l'annexion
de Jasper Place à la ville d'Edmonton... S.E. Mgr Pelletier, évêque :
de Trois-Rivières, consacre la Basilique nationale de Notre-Dame
du Cap... |
samedi, 15 août
les 4 chefs de l’opposition ont accepté l’invitation de M. Pearson:
ils le rencontreront mardi, pour discuter des débats autour du
drapeau ... à Kirkland Lake, Ont., deux mineurs sont emmurés à
4,000 pieds sous terre... la récolte de blé étant convenable en
Russie cette année, probablement que le Canada ne pourra lui ven-
dre de blé cette année ... la municipalité de Bowness est incorporée
à la ville de Calgary... des rebelles congolais, soutenus par les
communistes, veulent s'emparer du pouvoir... Paul VI prie publi-
quement pour deux malades: le président de l'Italie et le chef du
parti communiste italien...
dimanche, 16 août
Jasper Place disparaît de la carte pour se fondre avec le grand
Edmonton métropolitain... K offre d'envoyer des armes aux
Grecs-Chypriotes si la Turquie continue ses menaces... tout le
cabinet du Vietnam Sud résigne ... Mme Rose Kennedy, mère du
feu président, est en visite à Paris...
lundi, 17 août
U Thant travaille fanatiquement pour empêcher l'URSS et ses 10
satellites de quitter l'ONU ... James Hoffa est condamné à cinq ans
de prison ... Banks ne se présente pas à la Cour de Montréal... de
plus en plus on sent que Makarios devrait quitter son poste, avec
lui on ne prévoit pas de solution à la guerre civile de Chypre...
le médiateur des Nations-Unies à Chypre est mourant, ce qui crée
une profonde inquiétude ... à date, l'Alberta aurait besoin de 390
maîtres pour l'ouverture des classes ...
mardi, 18 août
le Pape s'inquiète de la délinquance juvénile due en bonne partie
aux mauvaises compagnies, aux lectures sentimentales, au manque
de discipline familiale ... des avions soviétiques viennent prêter
maïin-forte aux rebelles du Congo … . K rentre une semaïne plus tôt
que prévu d’une tournée dans les anciennes “terres vierges” de
Russie: que se passe-t-il?... la Grèce retire une partie de ses
effectifs militaires de l'OTAN, ce qui ne manque pas d’inquiéter ...
on interdit à l'Union du Sud Afrique de participer aux futurs jeux
olympiques, à cause de sa ségrégation...
7 A L'activisme
L'A.C.F.A. a noté une
pour Vous ras Moscou. — La revue athéiste “Scien-
ce et religion” révèle qu’en 1963, 660,-
000 brochures de propagande athée
ont été diffusées en Union soviétique,
contre 84,000 en 1956. La revue ajou-
te que le Ministère du cinéma a ordon-
né la production annuelle d’au moins
quatre long métrages de propagande
antireligieuse, deux de ces films devant
être destinés à la jeunesse.
Malgré cet effort de propagande
on constate des survivances religieuses,
qui persévèrent. Il y a même des com-
munistes qui ornent leur maison avec
des icônes; le nombre des baptêmes
et des autres cérémonies religieuses ne
diminue pas; les fêtes des saints sont
célébrées solennellement, malgré les
cfforts des responsables du parti.
(Suite de la page 1)
Le comité de l’Almanach 1965 a
repris ses activités et a tenu une As-
semblée le 11 août demier. De son
côté M. Jos Nadeau a repris-ses acti-
vités de publiciste. Tout laisse prévoir
que la prochaine édition de l'Alma-
nach de l'ACFA qui paraîtra en janvier
1965 sera des plus intéressantes.
L 3 * LC)
L'ACFA désire souhaiter un heureux
‘anniversaires aux membres du plan de
la Sécurité familiale dont les noms
suivent:
M. Paul Doucet, Edmonton
M. Arthur E. Hébert, Edmonton
Mlle Anne-Marie Hogue, Morinville
M. Bernard ]. Malo, Lafond M. Lucien Guindon, Falher
Sr Léopold-Marie, f.d.j., Edmonton M. Laurent Leduc, Morinville
M. Réal Beaudoin, Guy M. Louis Rivey, St-Edouard
M. Joseph Bilodeau, Vimy M. René J. J. Robinson, Duverney
M. Emmanuel J. Gallant, Edmonton M. Magella Boucher, Jean-Côté
M. Almanzor Michaud, Donnelly M. René De Moissac, St-Paul
M. Magella Pelchat, St-Edouard M. Raoul Lambert, Guy
M. Robert Tremblay, Peace River M. Léon R. Lavoie, Peace River
M. Richard Champagne, Morinville Mile Frances Plouffe Végreville
M. Joseph Dubuc, Végreville M. Hector Coutu, Brosseau
M. Laurent Guindon, Falher M. Berthin Dubé, Joussard
M. Charles Leroux, St-Paul M. Jean Ménard, Plamondon
M. Alphonse Malo, Lafond M. Jacques M. Moquin, Guy
M. Paul J. Savoy, Beaumont M. Charles J. Ouellette, St-Paul,
Le Collège Saint-Jean
vous recommande de faire
VOTRE DEMANDE D'ADMISSION
avant le 15 août.
Les places se font rares!
Demandez une formule
de demande d'admission au:
R.P. Recteur, o.m.i.,
Collège Saint-Jean,
8406 - 91 rue,
Edmonton, Alberta.
CINQUANTENAIRE
de la paroisse
_ Ste-Catherine du Lac-la-Biche
| dimanche le 30 août
4h. p.m.—Messe pontificale sur le terrain de balle
6h. p.m.—Souper à la salle communautaire
Tous les amis et anciens paroissiens
sont cordialement invités. | |
- Louis Viel, ptre, curé
LA SURVIVANCE
Ce petit affréteur cubain est amarré au port de Montréal
pour se charger de nourriture pour bébés. Des anti-
castristes ont essayé en vain de l’endommager avec une
bombe de fortune.
La semaine
Dans le monde
Nicosie. — L'affaire chypriote con-
tinue d'occuper la vedette des infor-
mations, à l'issue des attaques, ordon-
nées par le président Makarios contre
les communautés turques dans le Nord-
Ouest de l'île. La Turquie s'en mêle
et envoie des avions chasseurs pour
protéger les chypriotes-turcs. Ces ap-
pareils à réaction auraient tué des cen-
taines de Grecs.
Pendant ce temps les alliés de l’Oc-
cident redoublent leurs efforts diplo-
matiques dans le but de mettre fin à
ces batailles et éviter une guerre en rè-
gle.
Les deux communautés antagonistes
consentent à un cessez-le-feu, mais la
Turquie y ajoute une condition, à sa-
voir que les Chypriotes-grecs se reti-
rent des villages chypriotes-turcs.
La situation demeure précaire, alors
que le secrétaire général, M. Thant,
lance un pressant appel voulant du
renfort pour les 6,200 membres de la
force internationale de pays de l'ONU
à Chypre. L'ancien chef de l’under-
ground, le général George Grivas, as-
sume le commandement suprême de la
garde nationale chypriote-grecque et
l’Union soviétique intervient déclarant
qu’elle se portera à l’aide des chyprio-
tes si l’île est attaquée.
La situation se complique lorsque
le médiateur de l'ONU à Chypre, M.
Sakari Tuomioja, est frappé d’une at-
taque cardiaque alors qu'il est à Ge-
nève pour négocier cette crise, qui
dure depuis décembre dernier.
À Ottawa, le chef de l’opposition,
M. Diefenbaker, affirme que la force
internationale de paix de l'ONU, qui
comprend 1,126 Canadiens, est im-
puissante parce qu’elle ne possède pas
les pouvoirs nécessaires pour agir.
Le premier ministre Pearson est
d'accord et exprime l'espoir que les
pouvoirs des casques bleus seront aug-
mentés.
+ * LA
Asie du Sud-Est. — La crise dans
le golfe du Tonkin, au large du Nord-
Vietnam communiste, s'éteignit aussi
rapidement qu’elle s'était allumée, mais
les Etats-Unis continuèrent de renfor-
cer leurs effectifs militaires au Viet-
nom du Sud. D’un autre côté ils dé-
cidèrent de retirer leurs destroyers de
patrouilles du golf, du moins tempo-
rairement. De son côté la Chine po-
pulaire continua de condamner les
Etats-Unis pour les attaques aériennes
américaines contre les bases navales
du Nord-Vietnam. Washington répon-
dit que ces attaques furent en mesure
de représailles contre les attaques lan-
cées sur les destroyers américains dans
le golfe, La Chine communiste riposte
Au Canada
(Suite de la page 1)
Québec. — Un officier haut gradé
de la gendarmerie royale du Canada
se rend en la Vicille Citadelle pour
discuter avec Jes autorités de la ville
des mesures de sécurité devant être
prises Uurant la visite de la Reine à
l'automne. L’officier J. R. Lemieux an-
ronce par la même occasion que des
détectives de Scotland Yard viendront
au Canada à titre d’observateur, mais
que la police canadienne sera entière-
ment responsable de la sécurité de la
- souveraine en octobre.
+ - # #
Edmonton. — L’annexion de la ban-
lieue de Jasper Place à la capitale de
l'Alberta est marquée par de nombreux
événements spéciaux. Cette annexion
grossit la population d’Edmonton à
850 mille âmes et étend la surface de
la métropole albertaine d’un peu plus
de 68 milles à au delà de 74 milles
carrés. |
+ L ] -
Winnipeg. — L'Assemblée législati-
ve du Manitoba tient une session ex-
traordinaire d'été pour discuter de
fiscalité. Le discours du trône inau-
gurant cette session ne fait pas men-
tion d’une taxe de vente, mais le pre-
mier ministre M. Roblin annonce de
nouvelles taxes et des modifications
au système de taxation, qui permet-
tront à la province de prélever $20,-
000,000 additionnels chaque année.
en annonçant qu’elle entreprendrait
des manoeuvres militaires d'envergure
dans les provinces faisant face au
Nord Vietnam et à la Chine nationa-
liste.
# + +
Léopoldville. — Les avions améri-
cains commencent à transporter les
forces congolaises de l’ordre, tandis
que le sous-secrétaire d'Etat américain
aux affaires africaines entame avec M.
Tshombé des conversations. Cette in-
tervention indirecte du personnel et
du matériel de guerre américain pro-
voque certaines réactions, mais Wa- :
shington répond que les Américains
ne participeront à aucune opération
militaire. Pendant ce temps les rebelles
au Congo recevraient l'aide et les di-
rectives de la Chine communiste.
+ + LS
Washington. — ‘Un porte-parole de
la Maïson Blanche ‘affirme que le pré-
sident Johnson n’a ‘jamais autorisé l'u-
tilisation des armes nucléaires au Viet-
nam. Il se référait ainsi à la déclara-
tion faite par le sénateur Goldwater
dans laquelle le candidat républicain
à la présidence des Etats-Unis disait
que le président Johnson avait autorisé
le commandement de la septième amé-
ricaine à utiliser de telles armes.
GRAND BINGO.
Sous les auspices du Conseil Grouard No 3025
des Chevaliers de Colomb
| $2000. EN PRIX :
Terrain du Collège à Falher
Samedi 22 août à 7h. p.m.
Journal des jeunes
qui ont pris part au
Voyage Interprovincial Albertain - 1964
Le G juillet |
Départ: du Voyage au Québec pour
10 garçons, 19 filles et 5 adultes. A-
vant de partir, M. Jacques Boucher
interviewa les jeunes. A 1lilh. on est
finalement parti. En sortant de la ville
d’Edmonton, on a demandé aux jeu-
nes voyageurs leurs sentiments du dé-
part. Les voici dans quelques mots:
“excités, enfin joyeux, indifférent, j'ai
faim, amusant, charmant, curieux, mer-
veilleux, zim boum bah, unique, fina-
. lement parti, fatigue heureuse, impa-
tience, confus, formidable, au revoir
mes amis”. Nous avons dîné dans l’au-
tobus avec notre goûter. Nous avons
traversé les lignes frontières de lAl-
berta à 2h34. Nous sommes arrivés
à Saskatoon à Gh.15, heure normale
des Rocheuses. M. Audet et M. Bau-
det nous ont rencontrés à lhôtel Bes-
borough et ensuite ils nous ont condui-
ts au restaurant “Elite”. Après le sou-
per on a visité le campus de l’univer-
sité. Tous les bâtiments ont été cons-
truits avec des pierres locales. Nous
nous sommes ensuite rendus à l’église
des Saints-Martyrs Canadiens sous la
direction de M. l'abbé Ouellette. On
nous a placés dans les familles. L'é-
glise des Saints-Martyrs Canadiens est
une église moderne, type bungalow,
avec l'autel du milieu “face au peu-
ple”.
Mardi le 7 juillet
Nous partions de l'église vers 8h.10
a.m. Le temps annonce la pluie. Lau-
rent Lemire a essayé de dormir, mais
il s’est fait déranger plusieurs fois soit
par Gérard Laing, Réginald Bouchard
ou Paulette Marchand. Ce jour-là pres-
que tout le monde s’est fait photogra-
phier en dormant. Même Paul Rober-
ge, notre président, s’est fait prendre
avec du savon à barbe sur le visage;
décoration mise par... un secret, on
ne le divulgue pas!!! Nous avons dîné
sur le pouce, et après avoir traversé la
frontière, nous sommes arrivés à St-
Boniface vers 7h. Nous avons dîné
dans un restaurant. M. René Rottiers,
secrétaire général de l’Association d’E-
ducation du Manitoba, avait contacté
le groupe de la JOC et de la JOCF
qui nous ont reçus au Club St-Michel.
On nous a servi un délicieux goûter
au poulet. Après une soirée de chant
et de rencontres de jeunes, nous som-
mesallés coucher dans les familles.
Le 8 juillet
Nous partons à destination de Port
Arthur, vers 8h. Une des filles, Eveline
Poulin, nous raconte que Jeannette, la
fille chez qui elle a couché, avait deux
chats: un blanc avec une queue grise
que se nommait Mani, et l’autre, gris
et blanc qui se nommait Toba ... pour
faire Manitoba .
Arrêt à Port Arthur vers 7h.52, mais
nous n'avons pas de place à coucher.
Nous voyons déjà le changement dans
le terrain: roches et arbres. Nous a-
vons contacté le R.P. St. James, de la
paroisse Corpus Christus où le grou-
pe de l’année dernière a séjourné. Nous
avons eu de la chance car le Père nous
a offert la salle du sous-sol de légli-
se. Alors tout le monde a couché sur
le plancher ce soir-là, à l'exception
de trois chanceux: le Père Turenne,
Réginald Bouchard et M. Desaulniers.
Mercredi le 9 juillet
Les voyageurs se lèvent de bonne
heure pour pouvoir faire la visite de *
Port Arthur, mais une difficulté avec
l'autobus nous empêche de le faire.
Nous avons attendu pendant 3 heures...
Alors on a décidé de manger des sand-
wiches. Diane Vallée, Angèle Lema.
et Raymond Arès ont pris le chemin de
la ville pour trouver une petite épi-
cerie. Ils ont rapporté du pain, des
boîtes de viande, du fromage et de la
moutarde, etc. .
Ayant oublié d'avancer nos montres
à Port Arthur, nous sommes arrivés
trop tard pour visiter Algoma Steel.
Heureusement que la Fédération des
Femmes canadiennes-françaises, sous
la direction de Mme Audet, avait déci-
dé de servir un souper froid que nous
avons dégusté vers 10h. p.m. Ce sou-
per fut très délicieux et tous ont
mangé avec appétit. Les filles ont cou-
ché dans l’école, sur le plancher, et
les garçons dans la cuisine de la salle
paroissiale.
La vie moderne
Cité du Vatican. — “L'expérience
de la vie modeme ne donne pas aux
hommes la confiance nécessaire pour
vivre avec sérénité notre pèlerinage
sur la terre”, a déclaré le Saint-Père
au cours d’une audience générale, “La.
vie moderne, a-t-il ajouté, promet
beaucoup, et donne beaucoup égale-
ment, mais déçoit tout autant dans l'a-
bondance même de ses dons”. Pour sur-
monter le doute, l’ennui, le dégoût, le
malheur et le désespoir intérieur dont
témoignent souvent la littérature, les
spectacles et les attitudes philosophi-
ques d'aujourd'hui, Paul VI a invité les
hommes modernes à retrouver la con-
fiance en la vie à la croisée des vertus
théologales de la foi et de l’espéran-
ce”.
Mort accidentelle
Un accident d'automobile, près de
Nampa, a coûté la vie à Mme Anna
Paquette, de Donnelly. L'état de son
époux, M. Joseph Léonard Paquette,
est satisfaisant, bien qu’il soit hospita-
lisé à Peace River.
M. et Mme Paquette allaient. mar-
quer leurs noces d’or le mois prochain.
A la famille éprouvée, “La Survi-
vance” et l'ACFA offrent leurs con-
doléances.
ALMANACH FRANCO-ALBERT AIR
% En janvier 1965, l'A.C.F.A. reprendra la publication
d'un Almanach français.
X
compte:
En plus d'articles très intéressants, l'on y publiera la
liste aussi complète que possible de tous nos compar-
triotes qui sont actuellement en affaires, à leur propre
_— commercants
— industriels
— manufacturiers
— professionnels
_— comptables
— agents d'assurance
— agents d'immeuble
— efc., etc.
Dans les campagnes, nous espérons obtenir cette liste
par l'entremise des paroisses françaises ou bilingues.
Le problème est d'obtenir cette liste dans les villes et
en dehors des paroisses françaises ou bilingues.
Si vous habitez dans une ville ou dans une paroisse
qui n'est ni française ni bilingue et si vous êtes en
affaires à Votre propre compte, veuillez remplir le
coupon ci-après et le retourner à:
Almanach Franco-Albertain,
.
Nom:
Téléphone:
ARABES ALAEERRARRBRELTALS
Genre d'affaire:
Mitre de VOTTE. COMMENCER: rene.
AÂTESSR ! rene emnrenensnenenrenrsnscrenee
CÉLELELEE LEE ELE EE PEER
10010 -109e rue,
Edmonton, Alta.
PosiON is neue ue Pa Ut :
ARMES ELALERERALEREARRRASESEEARERUARERERRAN es : ;
à Fee SELLER UNAREE
E à AUARLLARERRALÉSS
% La publication de cette liste sera absolument gratuite.
CELELELCELE EEE CCE EEE 6
d RL L EEE LE CCE EEE ECRIRE EEE)
CALELLEEEPENEEPEPENNNNNN
MAS EL ELLE EE EECENEECCENENNEEENS CRCES TEE ET ELLES
CLLEECEPEENE TS
LOL EEELELE EEE CEEENENENNPENONENNNN
No 89
OYEZ! OYEZ!
Mesdames et Messieurs
22 août, 2h. p.m.
Thé au profit du Centre maril
Sur le terrain de l'Expo, dans l'édi
fice Sportex: venez rencontrer note
équipe ESKIMO, joueurs ct entrat.
neurs. Les billets sont de $1.00, on se
les procure au Centre marial ou à
l'entrée, C'est le “Meet the Eskimo
Tea”.
Le père de notre propagandiste, M,
Eugène Trottier, est décédé en France,
samedi dernier, à l’âge de 77 ans, après
une brève: maladie. Il laisse dans le
deuil son épouse Mme Constance Trot-
tier, une fille Mme Marie Alix, et deux
file, Maurice à Paris, et Eugène qui
est des nôtres depuis douze ans; deux
gendres, MM. Alix et Bidcault: deux
belles-filles, Mmes Gabrielle et Yvette
Trottier;s onze petits-enfants; deux
soeurs, Mmes Peltier et Crosnier. La
sépulture eut lieu mardi le 18 à St-
Denis d'Anjou, et l’inhumation à Che.
miré-sur-Sarthe, Maine et Loire, —
L'une des grandes joies de sa vie fut
de recevoir la visite d'Eugène et de sa
petite famille, il y a 3 ans, Fidèle lec-
teur de “La Survivance”, il connaissait
assez bien l'Alberta, d'autant plus qu'il
eut quelques fois la joie de recevoir la
visite de Franco-Albertains de passage
en Europe. Le Canada, qui lui avait
ravi un de ses fils, lui était un pays
très aimé.
La fortune du président et de Mme
Johnson serait de 14 millions, d'affir-
mer le LIFE.
L À + L 2
Depuis 1954, la Grèce et la Turquie
ont reçu chacune 107 chasseurs à ré-
action “Sabre”, pour la sauvegarde de
TYOTAN.
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
: ET BIJOUX
en face de la “Bay”
10115 - 102ème rue
Edmonton
4
0
CPE CELCPEPEPEPELEELELEELEL EEE
,
y
,
,
,
,
,
,
,
$
y
/
y
4
!
y
,
û
,
4
,
0
y
u